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COMMUNE URBAINE DE NTAHANGWA> Pénurie d’eau potable

A la suite de la carence d’eau potable,  qui s’observe d’une façon répétitive, les habitants de Mirango que nous avons rencontrés le 10 juillet 2020, se lamentent contre la Regideso de n’avoir pas résolu le problème. Ils craignent les maladies dues au manque d’hygiène.

Les habitants de la commune urbaine Ntahangwa se plaignent qu’ils viennent de passer à peu  près deux semaines sans avoir vu au moins une seule goutte d’eau dans leurs domiciles. Elie Nizigiyimana  est un habitant de Mirango I. Il se montre déçu en ces termes : « Comme un habitant de Mirango I, nous avons un sentiment de déception générale au niveau de tout le quartier et même au-delà du quartier. Nous venons  de passer presque deux semaines sans avoir vu aucune goutte d’eau dans notre quartier. C’est le sentiment de déception d’autant plus que cette pénurie d’eau potable dans notre localité voire presque dans toute la ville entraîne  pas mal de conséquences  énormes au niveau des ménages, des familles en ce qui concerne l’hygiène et l’assainissement. Nous sommes en plus face à la pandémie mondiale de la Covid-19 qui exige un lavage des mains. »

Enorme perte financière

Notre  interlocuteur indique comment ces habitants  s’adaptent face à cette carence de l’eau. « Nous encaissons une énorme perte du point de vue financier car nous devons aller puiser de l’eau trop loin du quartier et ça nous demande  de toucher dans nos poches pour payer des taxis-vélos. Ainsi, nous ne payons  pas moins de 500 FBu  pour un seul bidon », se plaint-il avant de lancer « un cri d’alarme à la Regideso pour qu’elle puisse résoudre  le problème de coupure  de l’eau en renouvelant les réseaux de distribution de l’eau  afin de permettre à population l’accès à l’eau potable car «  pas de l’eau, pas de vie », propose-t-il.  


Des panes répétitives

Dans un communiqué  du 8 juillet 2020, la Regideso  laisse savoir à quoi  est due ladite pénurie : « Cette pénurie d’eau est due essentiellement à des pannes répétitives liées à la vétuste  du réseau d’eau et du réseau électrique d’une part et au développement galopant de la ville de Bujumbura qui, malheureusement n’a pas été  suivi  par l’augmentation de la production d’une façon générale, d’autre part. », lit-on dans le communiqué.

Apollinaire Ndikuriyo (stagiaire)

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