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Du 13 au 16 juillet 2020> Semaine dédiée à l’environnement

Du 13 au 16 juillet 2020,  est une semaine marquée par diverses activités en rapport avec l’environnement, elle est aussi dédiée à l’environnement ainsi qu’à la lutte contre la désertification et la sécheresse au sein dudit ministère. Le thème général est : « Protéger les sols et renforcer l’avenir meilleur de nos générations futures ». C’est dans cette optique que le ministre de tutelle Déo-Guide Rurema a effectué le mardi 14 juillet 2020, une descente sur les différents sites d’exploitation situés dans les provinces de Bujumbura (Karama et Benga) et Kayanza pour se rendre compte de leur état des lieux.  lieux

Après sa visite, le ministre en charge de l’environnement Déo-Guide Rurema a indiqué que son ministère délivre des autorisations ou des certificats de conformité environnementale pour certains sites qui sont exploités pour rehausser les revenus des ménages. Il s’agit de l’exploitation du moellon, de l’argile, des graviers, etc. Mais, il est stipulé qu’après l’exploitation de ces sites, on doit les réhabiliter.         

        Des situations inquiétantes sont observées

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« Nous avons voulu prendre quelques sites comme témoins pour nous rendre compte de la réalité sur terrain. Dans certains sites de Bujumbura, nous avons remarqué qu’ils sont exploités anarchiquement ou sans autorisation. Cela nous inquiète d’autant plus que les effets ou les dégâts liés au changement climatique s’observent souvent sur la ville de Bujumbura», déplore Déo-Guide Rurema. Quand il y a des inondations, il y a des pertes humaines et aussi en biens. Il faut alors prendre des mesures qui s’imposent pour arrêter les occupations anarchiques afin de protéger la population de Bujumbura. Egalement, on remarque des individus qui ne privilégient pas les intérêts de la population. « Nous avons aussi observé un bon exemple où le ministère a pris l’initiative de réhabiliter un site qui était anarchiquement occupé par la population », fait observer le ministre Rurema. A cet effet, il encourage d’aller toujours de l’avant les cadres dudit ministère qui suivent régulièrement les activités relatives à l’environnement notamment l’OBPE (Office burundais pour la protection de l’environnement).                     

    Une sensibilisation s’avère nécessaire     lieux2

               L’autre constat est qu’il y a certains sites qui ont été officiellement octroyés par le ministère mais qui, pour une raison ou une autre, avec les effets du changement climatique, peuvent nuire à la vie de la population. Pour cela, « Nous allons nous asseoir ensemble avec la population et l’administration pour une sensibilisation beaucoup plus large sur les effets néfastes de l’environnement. D’autres sites sont exploités et risquent de détruire les efforts du gouvernement comme les écoles, etc », précise le ministre Rurema. Des documents surtout ceux sur des projets des partenaires ainsi que ceux du ministère, préconisent que la population riveraine doit profiter de la présence des bienfaits des forêts, des aires protégées sans toutefois les détruire. M. Rurema voudrait que le thème « activités génératrices de revenu » ne soit pas seulement dans les paroles ou les théories. Il a aussi remarqué qu’il y a des pépinières qui sont en train d’être préparées. « Nous voudrions que ces pépinières soient multipliées et que les fruits soient distribués. Ainsi, la population riveraine va trouver les forêts et les aires protégées comme un patrimoine qui procure des revenus au ménage sans toutefois entrer dans la forêt pour les détruire », conclut-il. 

 Yvette Irambona

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