Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

COMMENTAIRE >

Nous ouvrons  le présent commentaire par une question : l’acupuncture est-elle connue ou pas du tout connue au Burundi ? C’est par l’affirmative que nous répondons en disant que les malades ayant fait appel à cette pratique médicale disent en tirer d’énormes bienfaits. Tel est le cas de Cassilde Nizigiyimana qui, dans un entretien paru dans le journal Le Renouveau du Burundi le lundi 13 juillet 2020, affirme être remise d’un problème de nerf sciatique grâce à cette « pratique thérapeutique issue de la médecine traditionnelle chinoise. Elle consiste à stimuler certains points sur le corps à l’aide de petites aiguilles spéciales afin de soulager, prévenir ou soigner une maladie ou un trouble ». Le cas de notre interlocutrice laisse penser qu’ils sont nombreux les Burundais à recourir à l’acupuncture qui dans notre pays comme ailleurs, se pratique avec succès. Le témoignage livré par cette ancienne malade du nerf sciatique donne un éclairage à ceux qui, un jour ou l’autre, seraient obligés de recourir à cette discipline médicale d’origine chinoise dont Cassilde Nizigiyimana gardera un excellent souvenir. Ceux qui ont déjà visité la République populaire de Chine affirment que la médecine traditionnelle est enseignée dans les universités chinoises, y compris l’acupuncture. Espérons qu’en ce qui concerne le continent africain, l’acupuncture trouvera une place dans l’enseignement grâce à la coopération sino-africaine qui touche divers domaines dont celui de la coopération médicale qui va occuper une bonne place dans les lignes qui suivent.

En réponse à une question d’un journaliste américain, le Premier ministre chinois Zhou Enlai affirmait, en 1963, que son pays n’assortit d’aucune condition ni d’aucun privilège son aide aux pays africains nouvellement indépendants, l’envoi des missions médicales chinoises sur le continent africain faisant partie de cette aide. C’est en tenant compte de sa position jusqu’ici inchangée que la République populaire de Chine envoie des missions médicales en Afrique, comprenant à la fois des généralistes et des spécialistes appelés à traiter les maladies aussi bien par la médecine traditionnelle chinoise que par la médecine moderne. S’occupant aussi bien des soins cliniques que de la prévention antiépidémiques, les missions médicales chinoises ont également à leur charge l’entretien de l’appareillage médical. Les médecins chinois travaillent ensemble avec leurs confrères africains. Ils animent des conférences spéciales et organisent des stages pour transmettre sans réserve leur expérience aux médecins locaux.Nous terminons ce commentaire en citant cette déclaration de l’ancien président tanzanien Julius Nyerere : « Je donne ma confiance aux médecins chinois. Ils sont décidément non seulement compétents en médecine, mais font preuve d’un haut sens de responsabilités ». Les missions médicales chinoises en Afrique sont d’un apport fort louable. 

   Pascaline Biduda

 

Ouvrir