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METIER DE PEPINIERISTE> Impact dû à la Covid-19

Le métier de pépiniériste va mal pour Jean Nduwimana qui l’exerce sur les abords de la chaussée du Peuple Murundi et aux environs de la rivière Ntahangwa.  Les ventes pour ce pépiniériste ont sensiblement diminué à la suite de la fermeture des frontières due à la Covid-19  car ses principaux clients provenaient de la RDC.METIER

Dans un entretien du mardi 14 juillet 2020, le pépiniériste Jean Nduwimana  indique  qu'il a commencé à investir dans les pépinières en 2012. Auparavant, il était employé du projet maraîcher. Selon M. Nduwimana, il a appris petit à petit les techniques relatives à ce métier et a eu beaucoup de connaissances en la matière. D’où il n'a pas eu de difficultés à avoir la clientèle lorsqu’il a décidé à travailler pour son propre compte. Dans ses pépinières, M. Nduwimana dispose de plusieurs sortes de fleurs d'arbres fruitiers. S'agissant des arbres fruitiers, l'on peut citer les pommiers, les mandariniers, les citronniers, les pommiers de Japon, les cœurs de bœuf, les goyaviers, le maracuja, etc. Quant aux fleurs, l'on peut mentionner les cortons suisse, les cortons naturels, les cortons rouges, l’axola blanche, l’axola jaune, le faux manguier, le faux palmier céleri, le faux palmier royal, le faux palmier alexander, etc. 

De 300 000FBu à 20 000FBu par mois

Le pépiniériste Nduwimana fait savoir qu'il ne réalise plus de bonnes affaires parce que les frontières entre le Burundi et la RDC  (République démocratique du Congo) ainsi que celles entre le Burundi et la Tanzanie sont fermées à la suite de la Covid-19 car ses principaux clients provenaient de ces pays limitrophes du Burundi. « Je ne parviens même pas à totaliser les ventes de 20 000 FBu par mois durant ces quatre derniers mois alors  que j’obtenais jusqu’à 300 000 FBu par mois », indigne-t-il ce qui est un manque à gagner énorme.« Ce qui me permettait de rapporter plus c’est que je proposais aux clients des choix de fleurs qui vont ensemble dans un jardin. Ces derniers me confiaient la tâche d’aménager leurs jardins en faisant la disposition des fleurs qui s’associent. Dans ce cas, je visitais d’abord le jardin pour faire le devis », a précise M. Nduwimana. Des fois, il obtenait les tâches d’aménager des jardins  à l’extérieur du pays. M. Nduwimana cite le cas d’un Congolais de la région de Masisi qui a acheté des fleurs chez lui et qui lui a demandé d’aller les disposer comme il faut dans un jardin en RDC. Le pépiniériste Nduwimana demande au gouvernement de le soutenir afin d’augmenter les variétés de fleurs, d’arbres fruitiers dans le pays  mais aussi d’investir dans les plantes médicinales traitant différentes maladies.


Ezéchiel Misigaro

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