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FEMME DOMESTIQUE> Grossesses non désirées et les conséquences y relatives

Dans un entretien nous récemment accordé le représentant légal du Collectif des associations des travailleurs domestiques et des employeurs du Burundi, Richard Manirambona, il fait savoir que  les auteurs des grossesses non désirées à l’endroit des femmes domestiques sont souvent des hommes domestiques, les enfants élevés dans les foyers et quelques fois leurs employeurs. Les conséquences pèsent lourdent sur la femme victimes et non sur son partenaire.femme4Selon M. Manirambona, la femme domestique dans le foyer où il travaille rencontre des défis liés à l’abus sexuel de la part de ses collègues masculins, des enfants du patron ou élevés dans le foyer et, pire encore, de leurs patrons. En outre, l’attitude de certains employeurs qui renvoient leurs employés en pleine nuit expose la femme domestique aux violences sexuelles. En effet, pendant qu’elle est à la recherche d’un abri, cette dernière court le risque  de consommer des rapports sexuels avec des gens malhonnêtes trouvés dans les coins des quartiers ou dans des bistrots. «Dans une enquête que nous avons menée en 2016-2017 dans le quartier III de la zone urbaine de Nyakabiga, sur vingt-sept cas de grossesses dénoncées, seules deux domestiques ont avoué avoir consenti aux relations sexuelles avec les auteurs alors que d’autres sont tombées dans le piège après qu’elles aient été chassées la nuit.», informe-t-il. Selon M. Manirambona, la femme domestique dans le foyer où il travaille rencontre des défis liés à l’abus sexuel de la part de ses collègues masculins, des enfants du patron ou élevés dans le foyer et, pire encore, de leurs patrons. En outre, l’attitude de certains employeurs qui renvoient leurs employés en pleine nuit expose la femme domestique aux violences sexuelles. En effet, pendant qu’elle est à la recherche d’un abri, cette dernière court le risque  de consommer des rapports sexuels avec des gens malhonnêtes trouvés dans les coins des quartiers ou dans des bistrots. «Dans une enquête que nous avons menée en 2016-2017 dans le quartier III de la zone urbaine de Nyakabiga, sur vingt-sept cas de grossesses dénoncées, seules deux domestiques ont avoué avoir consenti aux relations sexuelles avec les auteurs alors que d’autres sont tombées dans le piège après qu’elles aient été chassées la nuit.», informe-t-il. 

Seules les femmes prennent les  charges dues à la grossesse

M. Manirambona a regrette que les femmes domestiques soient souvent supportrices des conséquences négatives dues aux grossesses non désirées. En effet, si on ignore les maladies sexuellement transmissibles qui concernent les deux partenaires, les avortements et les risques qui en découlent, les charges des enfants nés dans des situations pareilles, la frustration et la panique et bien d’autre pèsent souvent sur la femme au moment où le partenaire décline toute la responsabilité. Comme ce collectif qu’il représente englobe les employés et employeurs, M. Manirambona informe qu’une sensibilisation à l’intention des deux groupes a été initiée pour implanter un climat de droit et d’entente. Sur les accusations portées contre les employeurs, M. Manirambona informe que les domestiques ne sont pas aussi des saintes. «Que ce soit du côté des employées ou des employeurs, il peut surgir le diable à quatre pattes», fait-il observer. Il a profité de l’occasion pour appeler toutes les catégories concernées à prioriser le dialogue et le respect de la dignité humaine.

 
Fiacre Nimbona

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