Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

MINEAGRIE> Défis rencontrés par le personnel

Le directeur général des Ressources humaines au sein du ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage (Mineagrie), Lazard Nsaguye déplore  l’insuffisance d’agronomes et  de vétérinaires au niveau des communes, des zones et des collines du pays. Il l’a indiqué en marge d’une réunion de présentation des réalisations de ce ministère tenu au début du mois de juillet 2020 à Gitega.economie

M. Nsaguye fait savoir que relever les défis  rencontrés au ministère en rapport avec l’insuffisance d’agronomes et des vétérinaires permettrait d’accroitre davantage la production qui, aujourd’hui, a malgré tout doublé. Ces défis se remarquent au niveau des provinces  et au niveau des collines. Par exemple, « au niveau des zones, sur 387 nous manquons 169 vétérinaires et 76 agronomes », indique-t-il.Bien que les agronomes et les vétérinaires ne soient pas insuffisants au niveau des  communes, d’autres problèmes s’observent à ce niveau terroitorial. En effet, sur les 116 communes, il n’y a que 61 techniciens du génie rural pour dire qu’il en manque 55. Quant aux techniciens chargés de la pisculture, le ministère en charge de l’élevage n’a que 12 et en manque 104.A ces défis s’ajoutent des vétérinaires et agronomes zonaux qui travaillent tant bien que mal ainsi que un faible  niveau de formations surtout  chez les moniteurs collinaires. C’est pour quoi, Lazard Nsaguye propose qu’au moins un moniteur ait terminé l’école fondamentale.

La croissance économique freinée par d’autres défis 

Le directeur général des Ressources humaines relèvent d’autres défis qui freinent la croissance économique. Il s’agit par exemple du manque de moyens de déplacement pour les agronomes et vétérinaires communaux. « Si ce défi est levé, il permettra aux agronomes et vétérinaires d’encadrer un grand nombre d’agro-éleveurs », estime-t-il.L’autre défi relevé par M. Nsaguye est le manque des bureaux pour les agronomes, les  vétérinaires et les techniciens communaux. Il demande la réhabilitation des bureaux existants et d’en construire d’autres là où il n’y en a pas. M. Nsaguye  plaide aussi en faveur du personnel dudit ministère qui, en 2015, a été réaffecté au ministère de la Fonction publique. « Ils se plaignent que les années antérieures n’ont pas été considérées dans leur évolution dans la carrière ».A tous ces défis, le ministre de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage, Deo Guide Rurema tranquillise. Il a indiqué en effet qu’il est au courant de tous ces défis, y compris même ceux qui n’ont pas  été cités. Pour dire que s’emploie pour les relever .        

  Moise Nkurunziza

Ouvrir