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CULTURE D’AMARANTES AU QUARTIER RUZIBA> Pour l’autonomisation financière

Les amarantes sont parmi les composantes des légumes qui sont cultivées et consommées au Burundi.  Dans le cadre de lutter contre le chômage d’être autonomes financièrement, certains habitants vivant au quartier Ruziba de la zone Kanyosha dans la municipalité de Bujumbura ont jugé bon de cultiver les amarantes pour des fins commerciales surtout dans les parcelles proches de la rivière Mugere. Les gens que nous  avons rencontrés sur place nous ont affirmé que c’est une activité qui leur procure de l’argent. Ils ont également parlé des défis auxquels font face. cultivé

Au quartier Ruziba tout près du pont de la Route nationale numéro trois (RN3),  nous avons vu plusieurs personnes dans les champs. Les unes étaient en train de labourer, les autres s’occupant de l’irrigation de leurs cultures d’amarantes à l’aide de l’eau de la rivière Mugere sans oublier celles qui étaient en train de récolter les amarantes. En ce qui concerne le processus d’obtention du terrain à exploiter, Honnête Kamariza nous a expliqué que l’on doit nécessairement louer un terrain . «Les frais de location varient entre trente et cent-cinquante mille francs burundais en fonction de l’étendue du terrain», a-t-elle indiqué. Mme Kamariza a également ajouté que, avec un capital de cent mille francs, elle peut gagner vingt mille francs après trois  semaines suivant la qualité ou le type de semence d’amarantes. Selon Mme Kamariza, c’est un travail qui demande un capital personnel, car après la récolte, on peut toujours continuer à travailler dans le même terrain pourvu qu’on paye les frais de location pour un autre tour. «Malgré tout, on s’en réjouit car cela nous occupe utilement plutôt que de rester à la maison sans rien faire», a-t-elle souligné. Josephine Nahimana, à son tour, a signalé les défis auxquels les locataires des terrains font face. « L’escroquerie est l’un des défis les plus fréquents. On loue une parcelle et lorsqu’on s’y rend pour commencer les activités, on remarque que cette parcelle est déjà cultivée par quelqu’un d’autre», a déploré Mme Nahimana. Toutes nos interlocutrices reconnaissent l’intérêt de cette pratique de culture d’amarantes parce que, à côté de sa contribution à l’alimentation, il y a aussi un intérêt financier. 

   Claude Hakizimana (stagiaire)

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