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ART> La fabrication et ventes de chapelets

A part d’être un art, la fabrication des chapelets est une activité génératrice de revenus comme tant d’autres. Cela est témoigné par Sylvestre Bahizi lors d’un entretien qu’il a accordé à la rédaction du quotidien Le Renouveau, le  mercredi 8 Juillet 2020. Il  signale que ça fait six ans qu’il vit  de la fabrication et vente des chapelets. Il  précise aussi certains défis auxquels il fait face dans son travail quotidien.fabrications

Rencontré à son lieu de travail, M. Bahizi a fait savoir qu’il fabrique et vend seulement  les chapelets utilisés par les croyants catholiques tout en  précisant qu’il existe des «tasbil» qui ressemblent aux chapelets et qui sont utilisés par les musulmans. « Je suis un adepte du catholicisme, c’est pourquoi je ne peux pas vendre des objets  de prières qui ne correspondent pas à mon église », explique-t-il. En plus des chapelets qu’il fabrique lui- même avant de les vendre, M. Bahizi  vend également des petits objets utilisés par les chrétiens catholiques pendant la prière. Il s’agit entre autres des croix, des statuts de la Sainte Marie, des médailles, etc. « Ces derniers, je les achète étant à l’état fini ; je ne les fabrique pas», précise-t-il.  Parmi les objets qu’il vend, il précise que le moins cher se vend à 500 FBu tandis qu’un chapelet se vend à 2000 FBu.Grâce à cette activité, M. Bahizi indique qu’il parvient à couvrir  les besoins primordiaux au sein de sa famille. « Je ne gagne pas beaucoup, toutefois, je ne manque pas  l’argent pour donner  la ration  à ma famille. Les  frais des soins de santé et de scolarité des  enfants sont aussi assurés normalement », témoigne l’interlocuteur. Il poursuit en indiquant que sa femme fait, elle aussi, le petit commerce des fruits mais qu’en mettant ensemble les revenus venus deux côtés, tout va bien  au sein de leur ménage.Malgré le profit qu’il tire de cette activité de la vente des chapelets, M. Bahizi indique qu’il fait face à certains défis. Ces derniers sont essentiellement  à la cherté du matériel nécessaire dans la fabrication de ses marchandises. «J’utilise les  perles et les fils en nylons. Le prix des ces derniers monte chaque année, mais si  on tente d’augmenter le prix  des chapelets, nos clients se lamentent », se plaint M. Bahizi.


ERIC SABUMUKAMA

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