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COMMERCE> Persistance de la pénurie du sucre

Le sucre est devenu une denrée rare dans la ville de Bujumbura et ses environs. Et pourtant, c’est un produit fabriqué localement, s’exclament les consommateurs qui n’en disposent pas à temps. Tels sont les avis des uns et des autres, sur la carence du sucre dans certains endroits de la ville de Bujumbura. 

 Le sucre qui était considéré comme une marchandise comme tant d’autres dans le temps, et qu’on pouvait s’en approvisionner chaque fois que de besoin, cela n’est plus le cas actuellement.Dans plus de quatre alimentations de la ville de Bujumbura où nous sommes passés, il n’y avait pas de trace de sucre. à l’exeption d’une seule qui en disposait en petite quantité. La plupart des marchands disent qu’ils ne savent pas pourquoi il y a persistance de pénurie de ce produit. Les petits commerçants, ceux qui achètent le sucre en petite quantité pour le détailler nous ont confirmé que depuis le mois de janvier 2020, le sucre ne fait plus partie d’articles dans leurs boutiques. D’autres disent que le sucre n’apporte pas assez de bénéfice. D’après ces commerçants, ceux qui en disposent le conserve pour le donner aux clients qui achètent d’autres articles. Les consommateurs rencontrés sur place déplorent l’attitude des commerçants qui refusent de servir les clients parce qu’ils n’achètent pas d’autres articles. Ils ont demandé que le gouvernement prenne des mesures qui pourraient alléger cette situation. Les consommateurs, quant à eux, disent qu’ils ne savent plus sur quel pied danser. Ils ne comprennent pas la cause de cette pénurie puisque la production de la Sosumo est suffisante. Parmi eux figurent ceux qui ont des activités génératrices de revenus tel que la fabrication et la vente des beignets ainsi que d’autres activités qui nécessitent du sucre, raison pour la quelle ils croisent les bras pour le moment.  Cette pénurie vient donc accentuer le chômage alors qu’ils essayaient de lutter contre ce dernier. Nous avons essayé de chercher les autorités du ministère du Commerce, de l’industrie et du tourisme mais en vain. Nous allons continuer à scruter cette situation pour savoir les raisons de ladite pénurie.

Aline Nshimirimana

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