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Union Européenne> Prévention des catastrophes naturelles

Ce sont des projets comme Twiteho amagara couvrant le secteur de la santé, le projet Umuco dans le secteur de l’énergie renouvelable auxquels s’ajoute le projet Tubehoneza couvrant le développement rural et la nutrition que l’Union Européenne est en train d’appuyer au Burundi. Lors d’un atelier sur la prévention des catastrophes naturelles, le ministère de l’intérieur, du développement communautaire et de la sécurité publique a procédé au lancement dudit projet en collaboration avec l’appui financier de l’Union Européenne. Un entretien avec Jean-Marie Bibara chargé du programme développement rural et nutrition dans lequel s’insère le programme Tubeho neza au sein de la représentation de l’Union Européenne au Burundi nous en dit plus.

Selon Jean-Marie Bibara, ledit programme Tubeho neza vise à renforcer la résilience des populations du Burundi avec un objectif spécifique d’améliorer la sécurité alimentaire ; la nutrition et la prévention et gestion des conflits communautaires pour à peu près 2 millions et demi de personnes. Le budget couvrant ce programme est de 58 millions d’euros mais ce dernier s’insère dans un vaste programme des mesures d’appui à la résilience. Des programmes interconnectés avec un montant de 121 millions d’euros, faisant donc près de 250 milliards de frans burundaisLe programme Tubeho neza couvre 14 provinces mais il faut noter que le volet réduction et prévention des catastrophes naturelles couvre la totalité du territoire national.  Toutefois, les exécutants de ces projets ont ciblé les provinces les plus vulnérables, ce qui a fait que ce volet, selon OIM et Oxfam, va couvrir 11 provinces dans 22 communes. 

L’appui de l’Union européenne a besoin d’une collaboration étroite entre les acteurs intervenant dans ce secteur

Dans son discours, Scalorbi Massimo, chef de coopération à la délégation de l’Union Européenne, dit que ces programmes qui vont se dérouler  jusqu’en 2022 permettront d’améliorer les conditions de vie de la population et de renforcer leurs capacités, à s’adapter et à récupérer rapidement suite à des chocs comme la sécheresse, un glissement de terrain ou un choc économique. « Avec nos partenaires OIM et OXFAM, l’implication étroite de la population et des autorités en charge de la prévention et la gestion des catastrophes, nous avons donc préparé les deux nouvelles initiatives qui vont s’attaquer au problème», dit M. Massimo. Ces deux volets sont le renforcement de la résilience face aux risques liés aux catastrophes naturelles au Burundi avec OIM, et le développement rural et résilience –réduction des risques de catastrophes naturelles avec OXFAM. « On réalisera d’abord une cartographie des risques de catastrophes naturelles pour identifier les zones les plus vulnérables. Des plans de contingence à différents échelons seront aussi élaborés. Les mécanismes institutionnels de catastrophes seront renforcés et des projets seront réalisées. Toutefois, une collaboration et une coordination étroite entre tous les acteurs concernés dont le gouvernement ; les partenaires, les communautés locales est nécessaire pour une exécution durable dudit projet. 

BLANDINE NIYONGERE

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