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SYNDICAT> Son rôle dans le développement d’une entreprise

Nous nous sommes dernièrement entretenus avec le représentant du syndicat du personnel de l’Isteebu (SPI), Léonce Manirakiza,  sur le rôle d’un syndicat dans le développement d’une entreprise. Selon lui, le syndicat constitue un organe de collaboration qui cherche non seulement le bien-être de l’entreprise mais aussi celui du personnel. Malheureusement, son rôle n’est pas toujours bien compris.syndicat

Le représentant du SPI  indique qu’un syndicat est un organe de collaboration qui cherche le bien-être de l’entreprise et celui du personnel. Il assure non seulement la défense collective et individuelle des intérêts des salariés mais également il s’implique dans la bonne marche de l’entreprise. En conséquence, dit M. Manirakiza,  un syndicat devrait chaque fois être consulté par l’employeur dans le but de promouvoir l’entreprise. « Les employeurs devraient, par exemple, tenir compte des doléances du personnel.  Ce qui n’est pas toujours le cas d’autant plus que certains employeurs, n’étant pas de bons managers, ont peur des responsables des syndicats », fait-il observer. Pour M. Manirakiza, l’existence d’un syndicat au sein d’une entreprise n’est pas pour nuire aux activités de cette dernière mais de  chercher son bien-être. Car un syndicat constitue un organe consultatif. C’est pourquoi le représentant du SPI demande au nouveau président de la République, Général Major Evariste Ndayishimiye, de comprendre l’importance de protéger les libertés syndicales. Les employeurs doivent être sensibilisés sur le fait qu’ils ne doivent pas s’immiscer dans les activités organisées par les syndicats ni de les réprimer.

De bons conseillers avec des propositions plutôt constructives

Selon le représentant du SPI, les syndicats ne sont pas là pour dénoncer toujours ce qui ne va pas. Ils doivent aussi formuler des propositions allant dans le sens de la promotion des activités de l’entreprise. « Normalement, les leaders syndicaux constituent en quelque sorte de bons conseillers des responsables des entreprises parce que les conseillers officiels peuvent avoir peur de faire un clin d’œil à leur hiérarchie. Le leader syndical conscient de ce qu’il fait transmet des propositions constructives aux autorités sans faux-fuyant», précise M. Manirakiza.M. Manirakiza ne nie pas que la dénonciation de ce qui ne va pas au sein  d’une entreprise doive faire partie du travail d’un syndicat pour inciter l’autorité à faire mieux dans le but de promouvoir la production de l’entreprise. Sur proposition de leader syndical l’autorité peut régulariser l’un ou l’autre travailleurs dont les droits ont été bafoués. Cela influe sur un bon environnement social de l’entreprise en encourageant l’employé concerné à travailler assidûment. Ce qui a des retombées positives sur la production de l’entreprise. 

Ne pas écarter les leaders syndicaux

Le représentant du SPI invite alors les employeurs à ne pas écarter les leaders syndicaux mais à écouter leurs propositions pouvant servir dans la prise de bonnes décisions. En conséquence, le travail avance de commun. Ne dit-on pas en effet « Ce que vous faites sans moi, vous le faites contre moi».Il existe certains chefs d’entreprise qui ne collaborent pas avec les syndicats  en bafouant leurs libertés notamment en leur refusant la tenue des réunions statutaires et réglementaires. Cela n’est pas de nature à favoriser l’épanouissement des syndicats qui se retrouvent parfois à la merci de leurs employeurs. 

Ezéchiel Misigaro

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