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SEcheresse> Son impact sur l’agriculture

A propos de la journée mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse qui est célébré le 17 juin de chaque année, nous nous sommes entretenus avec Jadot Nkurunziza, le président de l’association. « Ca nous concerne tous», une association préoccupée par la protection de l’environnement. Il nous relate comment gérer la sécheresse ; son impact sur l’agriculture, les forêts  et les écosystèmes aquatiques.impact

Selon M.Nkurunziza, la sécheresse résulte souvent de la combinaison d’un manque de pluie et de températures élevées. Elle survient lorsque la quantité de pluie de saisons passées est déficitaire et que les prélèvements d’eau dépassent la quantité d’eau disponible. Les températures élevées quant à elle entrainent  une évaporation plus importante de l’eau disponible et un assèchement des sols. En ce qui concerne l’impact de la sécheresse sur l’agriculture et les forêts, il dit que cela alerte le bon fonctionnement de la faune et la flore. Il ajoute que les incendies sont souvent nombreux en période de sécheresse et émettent des gaz nocifs qui polluent l’atmosphère et accentuent l’effet de serre. En cas d’assèchement extrême, la végétation disparait aussi et les écosystèmes aquatiques sont menacés puisqu’ils dépendent de la qualité du milieu mais aussi de la quantité de ressources en eau. Les assèchements mettent en péril l’ensemble de la vie aquatique et augmente la mortalité de certains espèces.

Un devoir de tout citoyen

Pour la gestion de la sécheresse, M.Nkurunziza soutient que c’est un devoir de tout citoyen burundais. Il s’agit de respecter les consignes de planter beaucoup d’arbres sur les collines. Ce qui va faciliter la pluie de tomber en abondance. Il s’agit aussi d’éviter les feux de brousse car ses conséquences désastreuses affectent l’environnement, l’économie et l’équilibre social en polluant l’air et en faisant disparaitre des espèces. Il salue les activités considérables du gouvernement qui a mis en œuvre certains projets pour protéger l’environnement notamment le programme « Ewe Burundi urambaye » qui consiste à planter beaucoup d’arbres sur les collines. Il informe qu’aujourd’hui,  au Burundi, grâce aux sensibilisations de l’administration et à la contribution de la Police nationale du Burundi qui punit sérieusement ceux qui brulent les forêts, la sécheresse est gérée à un niveau très satisfaisant.

Gratielle Irakoze (stagiaire)

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