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MARCHE DE KAMENGE> Entretien avec un vendeur d’objets métalliques de construction

« La vente des objets métalliques de construction me permet de subvenir à mes besoins, » indique le jeune entrepreneur Alphonse Irakiza dans un entretien qu’il nous accordé le lundi 29 juin 2020 au marché de Kamenge commune Ntahangwa. Il interpelle d’autres jeunes chômeurs à créer leurs propres emplois au lieu d’attendre des emplois dans les services de l’Etat.locales

Selon Alphonse Irakiza, vendeur d’objets métalliques de construction, il indique qu’entreprendre pour un jeune  n’est pas facile. «  Aimer le métier quelle que soit sa rentabilité, c’est un comportement à encourager surtout chez les jeunes.» «  Moi personnellement, dit M. Irakiza, j’ai terminé mes études universitaires à l’Ecole normale supérieure (ENS),  dans l’espoir de trouver tôt un emploi, j’ai attendu pendant quatre mois mais je n’ai pas eu la chance d’en trouver. C’est à la fin du septième mois que j’ai pris la décision de me lancer dans la vente des objets métalliques de construction. »Il fait savoir que le métier de vendre les objets métalliques de construction fait partie des activités rentables dans sa vie de tous les jours. Notre interlocuteur, rencontré au marché de Kamenge, nous a indiqué que c’est un métier qui lui permet de vivre et de faire vivre les siens surtout ses parents car ils sont pauvres. Seulement pour les objets  importés, a-t-il souligné que le prix a été revu à la hausse suite au Covid-19. « Comme on n’importe pas dans ces jours, même les grossistes disent qu’ils sont en train d’écouler les stocks déjà existants. Ils profitent  pour faire la spéculation en haussant les prix. Je travaille à perte dans ces jours», a dit M. Irakiza. «Depuis le début de mon métier, les choses ont changé.Je parviens à subvenir à mes besoins sans l’intervention d’autres personnes. En effet, pendant l’exercice de mon travail, je n’ai rien perdu car les objets métalliques sont des produits d’abord  qui ne se détériorent pas facilement et qui ne perdent pas de valeur. Par exemple des cylindres, des fers à béton, les clous, des étriers, on n’en a toujours besoin ainsi que d’autres, raconte M. Irakiza. Il fait un clin d’œil aux autres jeunes, surtout ceux qui sont en chômage. Il leur conseille de travailler sans relâche et de ne pas sous-estimer des métiers pour s’assurer leur survie car il n’y a pas de sot métier. 

Grâce Niyonzima (stagiaire)

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