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MINEAGRIE> Réalisations durant les cinq dernières années

Le vendredi 3 juillet 2020 à Gitega, l’actuelle capitale politique du Burundi, a eu lieu une réunion de présentation des réalisations du ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage. Les réalisations portaient sur les cinq dernières années c-à-d de 2015. Le ministre Déo Guide Rurema qui vient d’être reconduit à la tête dudit ministère indique que le bilan des réalisations  sur la période considerée est largement positif, très parlant, visible et concret.déo

« Je voudrais d’abord remercier très vivement le président de la république du Burundi, Général Major Evariste Ndayishimiye qui a renouvelé sa confiance en moi  pour diriger ce ministère d’importance capitale ». C’est sur ces mots de remerciement que le ministre Déo Guide Rurema a commencé sa présentation des réalisations. Il fait alors savoir  qu’en plus de la présentation des réalisations, la réunion avait un autre objectif très spécifique. « Nous avons invité tout le personnel du ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage pour d’abord leur rappeler d’où nous venons, là où nous sommes et là où nous voulons aller », précise-t-il en effet.

La production agricole a été doublée voire triplée

Le ministère Rurema a notamment  aidé dans la création d’une usine de fabrication des engrais organo-minéraux (Fomi) qui a proposé, selon le ministre Rurema, des formules de fertilisations qui répondent bien aux préoccupations de la population. « La production agricole, en général, a été doublée voire triplée pour les cultures comme le maïs, la pomme de terre, le riz etc. Cela nous donne l’espoir de croire à un meilleur avenir », projette-t-il.A partir de 2015, le ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage a initié d’autres cultures d’exportation comme le millet, l’anacardier, le macadamia, la vanille qui sont des cultures qui vont, en plus de la satisfaction en besoins alimentaires, procurer des revenus au sein des ménages. « Nous sommes arrivés à ce niveau parce que nous avons pris conscience des défis et des opportunités que nous avons trouvés au sein du ministère».Le ministre Rurema affirme que cette prise de conscience a permis de travailler ensemble avec tous les collaborateurs avant que les partenaires ne nous emboîte le pas parce que la synergie et la collaboration sont des facteurs importants pour réussir. Il se dit très fier de voir que la population burundaise s’est regroupée dans des coopératives. « Cela nous donne de meilleures opportunités pour l’encadrer ». Le ministre Rurema lance alors un appel vibrant aux Organisations non gouvernementales (ONGs) qui viennent souvent distraire la population et le ministère que  le noyau agricole est le facteur voire la porte d’entrée du développement agricole. En effet, le développement agricole, du secteur d’élevage et  de l’environnement va désormais passer par l’encadrement de la population à travers ces coopératives. « Celui qui ne va pas accepter cette approche, nous allons le remercier pour qu’il aille travailler dans un autre secteur », prévient le ministre Rurema.

Adieu le travail de bureaubilan

Selon toujours le ministre Rurema, l’un des facteurs ou l’élément le plus important que le ministère en charge de l’agriculture va inculquer à ses cadres et agents est le changement de comportement. « Nous ne voulons pas d’encadreurs agronomes, ni de vétérinaires ou tout autre cadre du ministère qui restent dans leurs bureaux», fait-il en effet savoir. Il réaffirme sa volonté d’impulser une nouvelle dynamique qui consiste à inciter les cadres du ministère à s’adonner vivement à l’encadrement sur le terrain. Le ministre Rurema leur a intimé l’ordre de servir d’exemple dans leur entourage en pratiquant eux aussi l’agriculture et l’élevage modernes. Celui qui ne le fera pas, ne mérite pas non plus d’être appelé agronome ni moniteur agricole. Cette approche permettra de changer de mentalité.Le ministre Rurema promet  l’initiation des centres de rayonnement et de redynamisation en matière agricole et d’élevage dans toutes les provinces du pays. Ces centres serviront de miroir où la population va trouver la force d’encadrement .Le gouverneur de la province de Gitega, Venant Manirambona a, quant à lui salué les efforts du ministère dans le secteur agricole. Ce qui a fait que la production agricole s’est améliorée dans la province. Aujourd’hui le minstère de l’Environnement de l’agriculture et de l’élevage a son siège à Gitega.       

 Moïse Nkurunziza

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