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FILLE BURUNDAISE> Apprentissage à l’installation photovoltaïque

La formation de l’installation en photovoltaïque a une valeur ajoutée pour les filles comme l’indique, Ange Merveille Dushimirimana, chargée de la communication dans la société «Glice Burundi». Dans un entretien qu’elle nous a accordé le jeudi 18 juin 2020, Mme Dushimirimana indique que les formations offertes aux apprenants ont pour but d’asseoir et d’apporter un développement durable au Burundi à travers l’énergie solaire, spécifiquement à travers les panneaux photovoltaïques.filles


La société «Glice Burundi» qui opère dans le recyclage d’objets électroniques organise une formation de l’installation photovoltaïque pour 36 apprenants dont 13 filles. Une occasion pour celles-ci d’apprendre à maîtriser la photovoltaïque en mettant un accent particulier sur l’installation et la maintenance.    Mme Dushimirimana fait savoir qu’un autre atout pour les filles qui participent à ce genre de formations est une opportunité qui leur est offerte parce que, très souvent elles sont laissées à elles-mêmes et traitées d’incapables. Ce faux jugement reproché aux filles explique notre interlocutrice, se manifeste beaucoup plus dans les domaines techniques supposés depuis longtemps réservés aux hommes. Malgré cette connotation,  Mme Dushimirimana affirme et réaffirme que les filles sont aussi capables. « Aujourd’hui, il y a des filles qui sont motivées parce qu’elles savent que dans les jours à venir elles seront des mères et qu’elles pourront devenir des chefs d’entreprise ».Pour Pierre Ntiranyibagira, coordinateur de cette formation, l’objectif est de former des jeunes de 18 à 30 ans en photovoltaïque car, affirme-t-il, les panneaux solaires constituent une révolution dans le secteur de l’énergie et  que, de même, la migration vers l’énergie renouvelable s’avère une voie de sortie pour le manque de l’électricité.Quatre provinces à savoir la municipalité de Bujumbura, les provinces de Kirundo, Rutana et Ruyigi vont en bénéficier dans une durée de trois ans, soit de 2020 à 2022. «A la fin de la formation, ils bénéficieront des certificats et chaque jeune formé pensera à la mise en place de son propre projet».

Quel avenir pour ces jeunes filles ?fille2

Longtemps supposé que le domaine technique est réservé aux hommes, Mme Dushimirimana reste convaincue que le temps est révolu et qu’à l’heure qu’il est, c’est le moment du développement. Avoir une base dans le domaine technique particulièrement dans le domaine de l’énergie solaire va leur permettre d’avoir un avenir assuré. « Cela va leur permettre de créer leurs propres emplois ».Malgré cet espoir, les défis ne manquent pas comme l’a fait remarquer Pierre Ntiranyibagira, le coordinateur de la formation. « Au moment où le monde est en combat irréversible contre la maladie à coronavirus et que le Burundi fait de son mieux dans la lutte contre cette pandémie, nous sommes dans l’obligation de mettre en pratique les mesures barrières contre cette pandémie telles qu’elles ont été annoncées par les autorités compétentes ». C’est pour quoi il explique que dans le but de respecter la distanciation sociale, on a dû répartir tous les apprenants dans trois salles, ce qui n’est pas sans conséquences.A la question de savoir si les filles sont intéressées par ces formations étant donné qu’elles s’inscrivent dans  le  domaine  technique, M. Ntiranyibagira répond par la positive. « Notre objectif est de respecter l’égalité de genres».
Une fille en formation témoigneDiane Ndayishimiye, jeune fille en formation, a fait savoir  qu’elle est intéressée depuis qu’elle a entendu pour la première fois le communiqué appelant les volontaires à participer à une formation sur la photovoltaïque. « C’est presque connu que le domaine technique n’est réservé qu’aux hommes, mais depuis mon arrivée ici je suis déterminée à achever cette formation et j’en suis fière».Diane Ndayishimiye lance un appel vibrant à l’endroit des filles burundaises de ne pas se dénigrer du fait qu’il n’y a pas de domaine spécifiquement masculin.Elle a demandé au gouvernement burundais d’appuyer ceux qui suivent ces formations afin qu’ils puissent entreprendre leurs propres projets. Quant à Ange Merveille Dushimirimana, elle a lancé un appel allant dans le sens d’encourager toutes les filles parce qu’elles sont capables même dans le domaine technique mécanique, ou robotique.
Selon le rapport «Doing business 2020 », le Burundi occupe la 184e place avec un score de 26, 4% pour ce qui est du critère d’accès à l’électricité.


MOÏSE NKURUNZIZA

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