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Ministère des Affaires étrangères et de la coopération au développement> Remise et reprise

Le ministre sortant en charge des Affaires étrangères Ezéchiel Nibigira, et celui entrant Albert Shingiro, ont procédé le mardi 30 juin 2020, à la cérémonie de remise et reprise. Parmi les dossiers importants figure, celui de remettre le Burundi sur la carte diplomatique du monde, et lui permettre de retrouver la place qu’il lui faut.ministere2

Après cette cérémonie, le ministre entrant Albert Shingiro a indiqué qu’ils ont pu échanger sur différents dossiers notamment ceux déjà épuisés, et d’autres qui sont en cours de traitement. Parmi ces derniers, « Je me suis engagé à les faire avancer très rapidement. Bien évidemment, en tant que nouveau ministre en charge des Affaires étrangères, je dois mettre ma touche personnelle pour de nouvelles initiatives ». Pour les dossiers extrêmement importants, je voudrais très rapidement remettre le Burundi sur la carte diplomatique du monde pour sortir de celle de la page de 2015. Je veux vraiment fermer définitivement cette page pour repartir sur de bonnes bases, a souligné Albert Shingiro. Nous allons également essayer d’entretenir, de cimenter les relations d’amitié et de coopération avec tous les Etats à travers une coopération bénéfique, mutuellement respectueuse. Nous avons des pays avec lesquels nous avons eu des soucis en 2015. A cet effet, nous allons essayer de les contacter pour entamer un dialogue avec eux pour pouvoir repartir sur de nouvelles bases, et sortir de la phase conflictuelle que nous avons connue pratiquement pendant cinq ans depuis 2015, a-t-il poursuivi.Faire en sorte que le Burundi ne soitpas sur l’agenda du Conseil de sécuritéD’après M.Shingiro, la volonté doit être partagée dans la mesure où ces pays ne voudraient pas être en situation de conflit avec le Burundi de façon éternelle. Ainsi, ils voudraient aussi avoir une porte de sortie pour essayer de remettre nos relations au niveau où elles étaient avant 2015. « Je vais m’atteler à ce travail et faire en sorte que le Burundi ne soit pas sur l’agenda du Conseil de sécurité.  L’argument majeur qui pousse les pays à être sur l’agenda de ce Conseil c’est beaucoup plus les cas qui menacent la paix et la sécurité internationales. Ce qui n’est pas le cas actuellement pour le Burundi car nous avons un argument de taille, c’est-à-dire que nous venons de clôturer un processus électoral qui a connu un succès retentissant. Egalement, nous venons de réussir une transition politique, pacifique et historique. Tous ces arguments peuvent nous aider à pouvoir convaincre ces pays pour sortir le Burundi de l’agenda du Conseil de sécurité de l’Onu ». Le reste concerne les dossiers de routine qu’il va faire avec l’appui de ses collaborateurs.                                                                          Yvette Irambona

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