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BURUNDI> Son café classé premier au niveau mondial pour sa qualité

Un encouragement pour les caféiculteurs et le pays

 

1391905385C’était aux enchères de Boston à la fin du mois d’octobre 2017 que la nouvelle est tombée. Le café du Burundi est bel et bien le meilleur café du monde en ce qui concerne sa qualité.  

 

Parmi plus de vingt variétés exposées par les Burundais,  des spécialistes venus de Boston aux Etats Unis ont choisi le café de Kibingo, une station de lavage et de dépulpage de café de la  province de Kayanza au Burundi. Le café a été acheté à 115 dollars américains le kilo, un autre a 114 dollars. Cela lui a valu la première place au niveau mondial.Selon les informations recueillies, ce n’est pas la première fois que le café burundais se classe parmi les meilleurs du monde. En 2014, la même province s’est classée avec  son café acheté à 130 dollars le kilo. Cela ressort des propos recueillis par le journal Ikiriho du Burundi auprès du directeur général de l’Autorité de régulation de la filière café du Burundi (ARFIC).  Ce café avait été donc placé parmi les meilleurs de la sous-région (EAC et Ethiopie) et dans le monde (Brésil et Colombie). Toutefois, cela est dû au fait que le Burundi n’a pas assez d’espace comme le Brésil, la Côte d’Ivoire ou l’Ethiopie, dit Jean De Dieu Mutabazi. Le pays investit donc plus dans la qualité. En effet, le Burundi est un petit pays au cœur de l’Afrique (à l’Est), avec une superficie de seulement 27 834 km carrés. Une population généralement agricole, 95%, une agriculture devant être partagée entre les cultures vivrières et les cultures commerciales comme le café, le thé, et autres. Son climat équatorial humide favorise ainsi la culture du café arabica. Dernièrement, la Russie a octroyé un stand pour le café burundais. Les habitants de Moscou ont pu savourer ce café qui a gagné petit à petit du terrain dans les compétitions. Avec 2014, des responsables en charge de l’agriculture et ceux en charge de la culture du café avaient mis en place des stratégies. Ces dernières consistaient à veiller à la qualité du café burundais en accompagnant les agriculteurs depuis la période de culture, de récolte et de post récolte.  Les résultats se montrent enfin satisfaisants. Aujourd’hui, le café burundais vient de gagner le premier prix au niveau mondial pour être le premier café en ce qui concerne la qualité. Pour la même occasion, comme cela est fait chaque année au mois d’octobre,  Beijing organise une exposition-vente des produits des pays représentés en Chine. A cette occasion, dans la journée du 29 octobre 2017, les Burundais ont pu mettre à jour ce produit si cher et si prestigieux pour leur pays. Les Chinois ont accouru au stade des Travailleurs où ils ont pu s’approvisionner en café burundais, comme nous le disent les Burundais qui s’occupaient de l’activité. A part que les produits exposés démontrent la culture et l’identité de chaque pays présent, c’est aussi une occasion d’encourager les investisseurs et les hommes d’affaires à se rendre compte du contenu des richesses de ces pays. Ainsi, les Burundais peuvent se dire satisfaits encore une fois, car l’exposition se déroule à la même période où le café burundais vient d’être proclamé le meilleur du monde en ce qui concerne sa qualité. Un pas en avant pour ce pays, un encouragement aussi. Ce qui démontre que, malgré les défis liés aux politiques du monde, les Burundais restent au travail. En ce qui concerne le maintien de cette place gagnée grâce aux efforts du gouvernement via son ministère de l’Agriculture, M. Mutabazi indique que l’on est en train de renforcer l’encadrement des caféiculteurs en passant par le mouvement associatif des coopératives, mais aussi en faisant intervenir la femme rurale dans l’entretien des caféiers, car étant la plus présente dans les champs, depuis la plantation jusqu’à l’usinage. Grâce au financement de la Banque mondiale, le pays fait son possible pour rendre disponibles les intrants en quantité et à temps. En plus de cela, l’Arfic fait intervenir l’administration dans l’appui de l’encadrement et dans la lutte contre la fraude transfrontalière. Pendant que certains cultivateurs abandonnent cette culture, d’autres s’y consacrent corps et âme. L’Isabu (Institut des sciences agronomiques du Burundi) appuie aussi en disponibilisant les plants pour remplacer les vieux caféiers datant de l’époque coloniale, dit le directeur général de l’Arfic.  Afin de lutter contre l’évasion des devises observées depuis l’époque de la privatisation et de la libéralisation de la filière café du Burundi en 2010, toutes les recettes des exportations doivent passer par la BRB (Banque de la république du Burundi).
Blandine Niyongere

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