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DROITS DES PRISONNIERS> Questions des journalistes au représentant de l’association « Ntabariza-SPF »

Bientôt, de nouvelles prisons seront construites pour améliorer les conditions de vie des détenus

L’association  solidarité avec les prisonniers et leurs familles « Ntabariza-SPF » est une organisation nationale qui lutte pour le respect des droits des prisonniers et ceux de leurs familles. Lors d’une conférence de presse que Jean Marie Nshimirimana, représentant légal de cette association, a animée, le lundi 2 janvier 2020, sur la mesure de la grâce présidentielle en faveur des prisonniers du Burundi, pour l’année 2020, les journalistes ont posé des questions pour avoir plus d’éclaircissements sur la vie des détenus burundais dans leurs lieux de détention. M. Nshimirimana a annoncé que d’autres prisons seront bientôt construites afin d’améliorer les conditions de vie des prisonniers.
Au moment où la prison centrale de Mpimba enregistre plus de quatre mille trois cent détenus alors qu’elle était destinée à accueillir   seulement huit cent prisonniers,  la question des journalistes était de savoir ce que l’association   « Ntabariza-SPF » prévoit pour améliorer les conditions de vie des détenus du Burundi. Le représentant légal de Ntabariza-SPF  a  d’abord indiqué qu’ils sont au courant de cette situation, et que le même cas a été constaté dans les autres prisons. Il a ajouté à ce sujet que le désengorgement de toutes les prisons burundaises est l’une  de ses principales missions.« Dans cette même perspective, l’association Ntabariza-SPF prévoit de travailler en collaboration avec le gouvernement du Burundi à travers le ministère de la Justice, de la protection civique et garde des sceaux, pour  réhabiliter certaines prisons qui ne sont pas actuellement en bon état, et construire trois prisons successivement  dans les provinces de Mwaro, Karuzi et Cibitoke », a indiqué M. Nshimirimana.  Ce dernier a  précisé que l’association Ntabariza-SPF  s’est donnée cet objectif dans le but de désengorger  les différentes prisons du Burundi afin d’améliorer les conditions de vie des détenus. « Nous voulons que les prisonniers puissent vivre comme les autres populations dans leurs lieux de détention, et surtout en respectant leurs droits »,  a souligné M. Nshimirimana.
« Il faut que seuls les prisonniers qui le méritent soient libérés »A la question de savoir comment l’association va faire pour que seuls les prisonniers bénéficiaires de la grâce présidentielle soient libérés, M. Nshimirimana a d’abord affirmé que l’association a  dernièrement remarqué qu’il y a des prisonniers qui bénéficient de cette mesure prise par le chef de l’Etat burundais, alors qu’ils ne remplissent pas les conditions exigées. « Pour cette année, nous comptons travailler en étroite collaboration avec le ministère ayant la justice dans ses attributions pour qu’on puisse étudier tous les dossiers des détenus concernés par la grâce présidentielle de 2020, analyser cas par cas afin de pouvoir libérer les prisonniers qui remplissent toutes les conditions exigées, et en plus conformément à la loi », a insisté M. Nshimirimana.

Avit Ndayiragije

 

Editorial> Préparons l’avenir du pays en suivant les orientations présidentielles

Les fêtes de fin d’année sont considérées comme terminées, les nouveaux calendriers, ces tableaux des jours de l’année indiquant éventuellement la commémoration des fêtes liturgiques ou laïques, affichant déjà dans les ménages, les bureaux et autres lieux, la succession des jours, des semaines et des mois de l’année nouvelle 2020. Dans notre pays, les fêtes de fin d’année, rappelons-le, ont été essentiellement marquées par une émission publique animée par le président de la République Pierre Nkurunziza qui, sans tarder, a présidé, aux côtés de son épouse, une prière d’action de grâce aussitôt suivie par un message qu’il a adressé à la Nation à l’occasion du nouvel An 2020. C’est dire que la fin de l’année n’a pas été de tout repos pour le chef de l’Etat qui, en travailleur modèle, a appelé, dans son message à la Nation, le peuple burundais à s’atteler inlassablement aux travaux de développement, dans la paix et la sécurité sans cesse consolidées.Que faire après les fêtes de fin d’année ? Comme nous l’avons toujours dit au début d’une année nouvelle, faisons du message présidentiel du nouvel An, notre plan d’action, en ayant toujours à l’esprit les orientations que le président de la République Pierre Nkurunziza a données dans sa traditionnelle intervention de vœux de nouvel An, à l’adresse de tous les Burundais et des étrangers qui ont choisi de travailler et de résider dans notre pays. Les orientations en question reposent essentiellement sur la paix et la sécurité que nous devons inlassablement consolider dans le noble objectif de développer durablement notre pays. 

De  ces orientations, nous retiendrons également que le chef de l’Etat a appelé tous les Burundais remplissant toutes les conditions exigées par la loi burundaise, à répondre massivement au rendez-vous électoral de 2020, car devant engager notre avenir. Il s’agit, sur le plan politique, d’un événement important qui marquera l’année 2020 et qui sera écrit en lettres d’or dans les pages de l’Histoire du Burundi compte tenu de son importance sur les plans politique et  historique. Préparons-y de façon sereine et responsable en refusant de prêter l’oreille aux détracteurs de la paix et de la démocratie dont les intentions  malsaines viendront toujours se briser contre le ferme engagement  du peuple burundais et des institutions démocratiquement élues à édifier une société burundaise démocratique, paisible et harmonieuse, rompant ainsi et de façon radicale avec les années de braises que chacun sait.Tout donc dépendra de nous pour que l’année 2020 soit la meilleure possible. Comme c’est ci-haut dit, le président de la République Pierre Nkurunziza nous a clairement indiqué la voie à suivre, une voie sûre et rassurante nous autorisant tous les espoirs. A nous de nous convaincre que c’est nous les seuls bâtisseurs de la société burundaise et qu’il nous revient, dès maintenant, de nous imprégner des sages et riches conseils du président de la République Pierre Nkurunziza, bâtisseur en chef de la nation burundaise.

Louis Kamwenubusa

 

Métier de poterie> Chez les femmes «batwa»

L’écoulement des objets issus de ce métier, constitue un défi

000 aa 2020Le métier de la poterie est  en général  attaché à la catégorie des femmes batwa. Mais actuellement ce métier semble être abandonné même au sein de ces familles des peuples autochtones. Dans un  entretien  qu’elle a accordé dernièrement à la rédaction du quotidien Le Renouveau, Médiatrice Ntimpirangeza, femme «mutwa», a fait savoir que les défis liés au métier de la poterie sont aujourd’hui multiples, ce qui conduit à son abandon. 


Comme le signale Mme Ntimpirangeza, à part, le manque de matières premières, même les produits issus de ce métier ne trouvent plus de marché d’écoulement. Parlant des outils nécessaires pour le métier de poterie, notre interlocutrice indique que ces derniers sont aujourd’hui difficiles à trouver. L’argile, par exemple, est aujourd’hui rare. « Les vallées dans lesquelles nous extrayions  l’argile sont actuellement exploitées par les agriculteurs. Et si on parvient à  trouver  une petite parcelle pour extraire l’argile, on y  reçoit la mauvaise qualité parce que la bonne qualité est extraite dans une vallée non exploitée», explique Mme Ntimpirangeza.  Aussi dans le métier de la poterie, pour avoir des produits prêts à vendre,  il faut des herbes sèches pour griller les objets fabriqués.

Notre interlocutrice signale que cela cause aussi un défi majeur, du fait que les familles des Batwa n’ont pas de propriétés suffisantes pour y couper ces herbes, par contre elles sont contraintes de quémander auprès de ceux qui en possèdent en suffisance. Un autre grand  défi signalé par Mme Ntimpirangeza est le marché d’écoulement des produits issus de la poterie. Avec la  modernisation, les gens abandonnent petit à petit la poterie en privilégeant les objets métalliques et plastiques. « Il est aujourd’hui impossible de vivre grâce  au seul métier de poterie car  ce que nous fabriquons ne se vendent plus», signale l’interlocutrice. Elle poursuit en disant que même le troc qui se faisait  auparavant ne se fait plus car les utilisateurs des pots sont aujourd’hui rares.Etant donné que la poterie est actuellement  improductive, Mme Ntimpirangeza fait savoir qu’elle tente d’autres métiers comme l’agriculture. Cependant, elle éprouve des difficultés liées au manque des terres arables pour ses cultures.

Eric Sabumukama

 

MAIRIE DE BUJUMBURA> Dysfonctionnement des feux tricolores

Des feux tricolores éteints, le mouvement de circulation gêné, Qu’en dire ?

0001a azazaDans certains endroits de la mairie de Bujumbura, les feux tricolores qui aident à réglementer la circulation routière et à faciliter la tâche des policiers de roulage sont déjà éteints. Le mouvement de circulation est gêné, si rien n’est fait dans l’immédiat, il faut s’attendre au taux élevé d’accidents. La rédaction du journal Le Renouveau l’a constaté le jeudi 2 janvier 2020 lors de son passage dans certains lieux où ces feux tricolores ont été installés.

Cela faisait quelques mois que l’on observe, en mairie de Bujumbura, des feux tricolores. L’installation de ces feux a permis de réglementer la circulation routière. Sans doute que les accidents de roulage avaient sensiblement diminué. Alors que les conducteurs  et les piétons qui, auparavant peinaient à s’y habituer, commencent  de fil en aiguille à saluer cette initiative, ces feux sont malheureusement endormis dans plusieurs lieux. Il reste à savoir si ces feux tricolores seront urgement réhabilités vu leur importance.
La situation telle qu’elle était le jeudi 2 janvier 2020Sur les lieux visités, quatre sur sept feux tricolores ne fonctionnent plus. Les feux se trouvant aux alentours du Café Gourmand et de la Bancobu fonctionnent même s’il y avait  au moins deux jours qu’ils ne l’étaient pas.La situation n’est pas la même au croisement de l’Avenue de la RDC et le boulevard de l’Uprona;  ces feux ne fonctionnent pas et les gens, sans savoir ce qui s’est passé, attendaient impatiemment le signal pour traverser avant de se rendre compte que les appareils étaient en panne. Selon nos sources, cette situation date depuis plus de deux semaines. Cette situation s’est également remarquée à la jonction du boulevard de l’Uprona avec l’avenue du peuple Murundi. Non loin de là, plus précisément au rond point de l’Indépendance, à proximité des ex bureaux de l’agence de télécommunications Leo Burundi ; mais aussi devant le siège de l’Ecobank, on dirait qu’ils se reposent encore, après la célébration du Nouvel An. A part ces lieux, devant la Mutuelle de la Fonction publique et sur l’ex- marché central de Bujumbura (Grenier du Burundi) ces feux fonctionnent bien.Après ce constat, il y a lieu de se poser certaines questions, comment se fait la réglementation de la circulation pendant les heures de pointe ou à la fin de la journée dans ces lieux où ils se sont déjà éteints. Ces feux facilitaient non seulement les policiers mais aussi des piétons qui traversaient tranquillement. Hélas, actuellement au moment où tous ces feux sont endormis, quel sera le sort des piétons ? Que pensez-vous de ces chauffeurs des bus qui roulaient à toute allure ?Jusque dans les années 1999, des feux tricolores fontionnaient normalement. A un certain moment, ils ont disparu. Espérons que cette fois-ci, ce  ne sera pas le cas.                                                                                                  

Moïse Nkurunziza

 

 
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