Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

FETE DE L’UNITE NATIONALE> Message à la Nation

L’unité, un héritage légué par nos ancêtres

0000azertgtyrwLe président de la République, Pierre Nkurunziza a adressé, le mardi 4 février 2020, un message au peuple burundais, à la veille de la célébration du 29e anniversaire de la Charte de l’unité nationale commémorée  le 5 février de chaque année. Il a notamment invité les Burundais à revenir sur l’héritage légué par nos ancêtres qui consistait à garder jalousement l’amour et l’unité et à mettre de côté tout ce qui pourrait les diviser. Les détails vous seront communiqués dans une de nos éditions ultérieures. 

Eric Mbazumutima

 

Editorial> Fête de l’Unité : Rompons radicalement avec notre douloureux passé

Le peuple burundais célèbre, ce mercredi 5 février 2020, le 29e anniversaire de l’adoption de la Charte de l’unité nationale approuvée, le 5 février 1991, lors d’un vote référendaire massivement exprimé par des Burundais de toutes les ethnies, de toutes les régions et de toutes les religions désireux de vivre enfin authentiquement réconciliés après les séismes sociaux de 1965, 1972 et 1988. Il n’en fut pas malheureusement ainsi, car les violences inter-ethniques de 1993 d’une rare gravité allaient mettre à rude épreuve la paix et l’unité dont le peuple burundais avait énormément soif, de même qu’il avait soif de la démocratie fort heureusement réinstallée par le parti CNDD-FDD, dès son avènement au pouvoir, à l’issue des élections démocratiques pluralistes de 2005 qu’il remporta haut la main. C’est cette même démocratie qui va être consolidée grâce à l’échéance électorale prochaine, qui montrera à suffisance la maturité politique et démocratique du peuple burundais

.C’est dans ce climat plutôt sain et rassurant, de nature à dissiper les craintes des uns et des autres, que la fête de l’Unité est en train d’être célébrée ce mercredi 5 février 2020, à travers tout le pays où la population est satisfaite des résultats progressivement obtenus en matière de renforcement de la paix, de la sécurité et de la démocratie, nous orientant vers un avenir meilleur, reposant sur une unité sans faille entre tous les Burundais appartenant au même pays, le Burundi, à une même langue, le Kirundi, priant le même Dieu, Imana et partageant la même culture, émanant des mêmes ancêtres. Les Burundais sont en possession d’atouts immenses leur ouvrant largement les portes d’une réconciliation authentique et durable, après un lourd passif des années 1965, 1972, 1988 et 1993, le responsable en chef étant, sans conteste, l’administration coloniale belge qui inocula le venin de la haine dans le tissu social burundais.Vingt-neuf ans après l’adoption, par voie référendaire, de la Charte de l’unité nationale, un véritable sceau scellé entre les Burundais eux-mêmes pour se réconcilier de façons authentique et pérenne, des actions efficaces sont en train d’être développées par la Direction politique, ne ménageant aucun effort pour qu’aujourd’hui et demain soient mieux qu’hier.

Les séances de moralisation de la société burundaise régulièrement animées par le président de la République Pierre Nkurunziza en sont une excellente illustration. Ayons toujours à l’esprit que le Premier responsable de la  Nation ne cesse de nous appeler à méditer profondément sur notre pays pour savoir d’où l’on vient et où l’on va. C’est en plaçant le patriotisme au-dessus de toutes les valeurs citoyennes que le chef de l’Etat nous appelle à cette profonde méditation. Quel citoyen burundais peut-il, en effet, se prévaloir d’œuvrer pour l’unité du peuple burundais sans aimer sa patrie ? En créant la Journée nationale de la solidarité locale célébrée le dernier samedi du mois de juillet de chaque année, la Direction politique n’est guidée que par le souci majeur de voir tous les Burundais, main dans la main, édifier une même communauté humaine de destin dans l’unité, la paix et la solidarité. Aussi, sied-il de rappeler que tous les messages présidentiels sont rassurants en ce qui concerne l’unité du peuple burundais en direction de laquelle la Commission Vérité et Réconciliation est en train de réaliser un travail remarquable en dépit des défis qui ne sont pas faciles à relever.En même temps que nous nous préparons sereinement aux élections démocratiques pluralistes tant attendues par nous-mêmes, car bien organisées par nous-mêmes, sans aucune main étrangère, cherchons à asseoir notre unité que notre passé amer a profondément affecté. C’est en toute certitude, dans la paix et l’unité que nous nous présenterons aux différents scrutins qui nous attendent depuis le 20 mai prochain.

Louis Kamwenubusa

 

COMMENTAIRE> L’acte de vote est à renforcer !

 A l’approche des élections démocratiques pluralistes de 2020 au Burundi, il est important de retenir cette activité comme notre ligne de prédilection qui mérite l’attention de tout citoyen burundais. Il faut, à cet effet, agir dans le sens de la consolidation de la paix, de la démocratie, de la cohésion sociale et de la souveraineté nationale, en attendant sereinement l’échéance électorale de 2020. Nul n’ignore que le droit de vote symbolise l’appartenance et l’adhésion à la communauté nationale et distingue le citoyen de l’étranger. Voter, c’est aussi manifester son intérêt pour son pays. Les élections étant par ailleurs considérées comme la clé de voûte des institutions démocratiques. Par ce moyen, les citoyens peuvent exprimer et faire prévaloir leurs opinions et leurs attentes. Les procédures électorales sont aussi considérées comme des moyens légitimes de régler pacifiquement les conflits. La participation électorale renforce, en définitive, la légitimité interne mais également internationale de l’Etat et ses dirigeants.  Pour toutes ces raisons, l’acte de vote est à renforcer, au moins du point de vue des principes officiels les plus révérés. Les élections sont un important événement civique, national et démocratique auquel beaucoup de citoyens pensent tellement, même quand ils sont faiblement concernés par ses enjeux politiques. Les jours des élections sortent de l’ordinaire de par leurs aspects festifs et parfois cathartiques (libération des passions et conjuration des crises).

Les scrutins sont des formes de célébration et de communion nationale, patriotique, démocratique et civique. Nous avons ainsi le devoir de relayer le message du chef de l’Etat burundais, Pierre Nkurunziza, qui a appelé le peuple burundais à répondre massivement à ce rendez-vous électoral. Et le gouvernement du Burundi, à travers sa Commission nationale indépendante (Ceni),est à pied d’œuvre pour permettre aux citoyens burundais d’opérer leur choix en vue de mettre en place de nouvelles institutions démocratiquement élues. Dans cette optique, la Ceni a le mérite d’avoir scruté toutes les stratégies pouvant prévenir et atténuer des dérapages qui seraient particulièrement liés aux prochaines élections. Lors de leur visite au centre de traitement des données de la Ceni, le mercredi 8 janvier 2020, certains membres du gouvernement  ont été par exemple satisfaits du pas qu’il a déjà franchi relatif aux préparatifs de ces élections. C’est pour cela que les membres de gouvernement ont profité de cette occasion pour féliciter cet organe de gestion électorale. Le climat sociopolitique étant propice, les élections générales qui débuteront le 20 mai 2020 pour se poursuivre jusqu’au 24 août 2020 se dérouleront sans heurts dans la mesure où tous les partenaires électoraux notamment la Ceni, les partis politiques, les agences du secteur de la sécurité, l’administration … collaborent étroitement pour offrir essentiellement à tous les Burundais deux cadeaux  en l’occurrence la paix et la prospérité. En avant  pour les élections de 2020 en vue de consolider tous nos acquis à savoir la démocratie, l’unité, la paix, la sécurité avec comme arrière-fond, le développement !

Masta Shabani

 

PROVINCE DE NGOZI> Réunion du chef de l’Etat avec les gouverneurs de province

Pierre Nkurunziza félicite la population et les administratifs pour leur solidarité

0000azedsfLe président de la république du Burundi, Pierre Nkurunziza, a tenu une réunion avec les gouverneurs de province, le mardi 4 février 2020, au chef-lieu de la province de Ngozi. Les gouverneurs se réjouissent de l’état d’avancement des activités dans différents domaines.

A la fin de la réunion qui s’est tenue à hui-clos, le porte-parole adjoint du président de la République, Alain Diomède Nzeyimana, a indiqué que la province de Ngozi est une province calme et que la population vaque habituellement aux activités , faisant ainsi référence aux propos du  gouverneur de cette province, Albert Nduwimana.Les gouverneurs de province se réjouissent de l’état d’avancement des activités dans différents domaines, notamment dans le secteur de l’agriculture où la récolte est satisfaisante dans la récente saison culturale. Aussi, le nouvel An 2020 a été célébré en toute sécurité dans tout le pays. Le chef de l’Etat a, à cet effet, félicité la population burundaise et les administratifs pour leur solidarité.

La gestion des immondices, parmi les défis

Parmi les défis relevés par les gouverneurs de province figurent, entre autres, les pluies diluviennes qui se sont abattues sur différentes localités du pays et qui ont causé des pertes humaines et matérielles ainsi que les problèmes fonciers observés dans certaines localités du pays. A ces défis, le chef de l’Etat a appelé les administratifs à fournir des efforts dans  la recherche de la justice.La gestion des immondices a aussi fait l’objet des échanges. Les participants à la réunion ont relevé les dégâts causés par la mauvaise gestion de ces immondices souvent observée,  notamment dans la municipalité de Bujumbura et dans la province de Gitega. Face à cette situation, certaines personnes ont commencé à transformer ces immondices en source d’énergie. Le chef de l’Etat a invité les opérateurs économiques à investir dans  le secteur de l’énergie.Pierre Nkurunziza est revenu, en concluant, sur le projet de reboisement  « Ewe Burundi urambaye » qui consiste à mettre en place des boisements sur les collines du Burundi pour protéger l’environnement. Il a formulé la recommandation de  renforcer cette initiative.Il importe de signaler que cette réunion a été la première organisée pour l’année 2020.Après la réunion, le chef de l’Etat s’est rendu sur la colline Vyerwa, en commune et province de Ngozi où il a visité l’orphelinat Jehokuki. Il a offert à ce dernier un don composé d’une tonne de riz, d’une tonne de pommes de terre et de 500 kg de sucre.

Eric Mazumutima

 

Elections générales de 2020> Questions des journalistes adressées au président de la Ceni

« Faciliter la présentation de la candidature dans le respect de la loi »

000azsdLors d’un point de presse animé par le président de la Ceni (Commission électorale nationale indépendante) le lundi 3 février 2020, Pierre Claver Kazihise a répondu à certaines questions des journalistes en rapport avec l’article 133 du  code électoral, le retrait de certains documents exigés par la Ceni et les observateurs internationaux.


Concernant le souhait de certains politiciens du retrait de certains documents exigés par la Ceni comme l’extrait du casier judiciaire, Pierre Claver Kazihise s’est exprimé : « Nous avons promis d’étudier la question mais nous n’avons pas promis que l’on retire un quelconque document. Nous avons promis de voir dans quelles mesures on pourrait faciliter la présentation de la candidature dans le respect de la loi ». Nous avons déjà étudié la question et avons échangé, et effectivement, nous avons des pistes pour pouvoir faciliter la tâche tout en respectant les dispositions légales en vigueur. Nous allons échanger avec les concernés dans la réunion de ce vendredi et tout le monde va voir que c’est possible de présenter les candidatures avec une certaine facilité mais toujours dans le respect des dispositions légales, a-t-il poursuivi. S’agissant de l’article 133 qui précise que « nul ne peut être candidat sur plus d’une liste ni dans plus d’une circonscription électorale », la question est de savoir si cela est valable à toutes les instances politiques. Le président de la Ceni a affirmé que cela est tout à fait valable dans la mesure où les différents scrutins sont indépendants les uns des autres. Ainsi, « lorsqu’on se fait élire au niveau de l’élection présidentielle, c’est une élection tout à fait différente avec une élection de député ou législative. C’est aussi indépendant d’une élection au niveau des conseils communaux ».Ne pas se mettre sur deux listes signifie qu’on ne peut pas être candidat député dans une circonscription de Makamba par exemple et être candidat dans la circonscription de Kirundo parce que « c’est dans une même élection législative, et on ne peut pas être candidat sur deux listes ».   

Pas encore d’accréditation pour les observateurs internationaux

Mais, pour les élections qui auront lieu le même jour c’est-à-dire l’élection présidentielle, des députés et des conseils communaux, ces trois élections indépendantes l’une de l’autre vont avoir lieu le même jour. Pour M.Kazihise, cela veut dire effectivement que quelqu’un peut être candidat sur une liste, être candidat aux élections communales et pourquoi pas à l’élection présidentielle. Ces sont des élections tout à fait distinctes mais qui ont lieu le même jour. La disposition est applicable et elle sera appliquée.Pour ce qui est des observateurs internationaux, le président de la Ceni a indiqué qu’il n’y a pas encore de demande d’accréditation mais « nous savons qu’il y a par exemple au niveau sous-régional, des réunions programmées pour en discuter. S’il y a des demandes d’accréditation nous allons les examiner. Que ce soit des observateurs nationaux ou internationaux, il y a une réglementation à laquelle ils doivent obéir ». C’est par rapport à cette réglementation qu’ils seront acceptés pour pouvoir suivre les élections. Nous attendons qu’ils manifestent leur intérêt à pouvoir venir observer les élections. Nous avons toujours publié ce que nous faisons et les intéressés sont informés et peuvent venir participer à ce processus, a conclu Pierre Claver Kazihise.                                                                                         

Yvette Irambona

 

CEA> Réunion des commissaires généraux des offices des recettes

Pour échanger les expériences et releverles défis ensemble

0000 audace2En marge d’une réunion de deux jours qui s’est tenue au Burundi par les commissaires généraux des offices des recettes de la Communauté-est africaine, un communiqué a été sorti par ces derniers. C’est dans le but d’évaluer ensemble les performances réalisées et voir ensemble comment relever les défis auxquels ces pays font face dans le domaine des recettes.

Cette réunion des commissaires généraux des offices des recettes de la Communauté est-africaine se tient régulièrement deux fois par an. Cette année c’est le Burundi qui a été le pays hôte de ladite réunion qui a duré deux jours. « En termes de performances, nous avons constaté que dans tous les pays de la sous-région, la collecte des recettes a augmenté en moyenne de 11%. Ce qui est une bonne performance pour tous les pays de la communauté », dit Audace Niyonzima, commissaire général de l’Office burundais des recettes. Mais, ils ont pu identifier les défis auxquels ils font face et qui nécessitent  de mettre en commun les efforts pour y faire face. C’est notamment les défis en rapport avec le système informatique intégré. On a constaté qu’il faut mettre en place une équipe conjointe pour développer un système informatique intégré. Cela permettra de réduire les coûts d’acquisition et les coûts de maintenance pour faciliter l’échange d’information entre les pays partenaires.Il a  également été question d’analyser le problème du territoire douanier unique. On a constaté qu’il y a  des cas de détournement au niveau des transits. M. Niyonzima a indiqué qu’Il est donc nécessaire de mette en place une équipe conjointe pour analyser comment juguler cette fraude qui  est effectuée dans les territoires douaniers uniques afin de  maximiser les recettes. Il y a aussi eu analyse de la question en rapport avec les données qui sont exploitées par les offices. Il faut mettre en place une équipe pour développer une politique de données qui permet de prendre des décisions étant  bien informées. Ils ont enfin analysé la question en rapport avec l’audit interne sur le staff des offices sur leur style de vie. On s’est basé sur l’expérience du Kenya qui a présenté comment ils font les enquêtes sur le personnel des agents et les cadres des impôts et des douanes.  S’il advient qu’il y ait des détournements qui sont observés, ces biens sont recouvrés et ramenés au trésor. Une équipe sera mise en place pour travailler ensemble sur cette question. Un comité sera inséré dans l’organigramme des différents comités afin de faire face à tous ces défis pour maximiser les recettes.

Blandine Niyongere

 
Ouvrir