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EDITORIAL>Echéance électorale en vue : Un bon déroulement très attendu par le peuple burundais

Il y en a qui, dans l’immense majorité des citoyens burundais, ont déjà qualifié l’année 2020, d’année de consolidation de la démocratie dans notre pays.Ils ont toutes les meilleures raisons de le penser et de le dire, compte tenu des élections démocratiques pluralistes vers lesquelles nous tendons. C’ est, en effet, dans quelques mois seulement que tous les citoyens burundais remplissant toutes les conditions exigées par la loi burundaise se rendront aux urnes en toute sérénité, en toute liberté, en toute responsabilité, en toute dignité citoyenne, pour élire leurs dirigeants à tous les niveaux, du haut au bas de l’échelle, en commençant naturellement par le président de la République, guide suprême de la Nation. Il nous a plu, avant de rédiger cet éditorial, de relire le calendrier électoral qui indique clairement que les élections au poste du président de la République, des députés et des conseillers communaux auront bien lieu le 20 mai 2020, suivies le 20 juillet 2020 de celles des sénateurs, et le 24 août 2020 de celles des conseillers collinaires ou de quartiers. Le calendrier électoral prévoit, par un décret présidentiel, les dates de convocation des électeurs, les dates de dépôt et de vérification des dossiers de candidatures, les dates d’analyse des dossiers, celles des recours, celles de publication des listes des mandataires, de dépouillement et de proclamation des résultats tant provisoires que définitifs.

Essayons, à présent, de répondre à la question, c’est-à-dire celle de savoir le climat pré-électoral prévalant sur toute l’étendue du territoire national. Disons-le tout de suite, il s’agit d’un bon climat propice au bon déroulement de la prochaine échéance électorale, un événement politique d’importance nationale très attendu par le peuple burundais et ses dirigeants.

A l’heure qu’il est, l’administration provinciale rencontre régulièrement les partis politiques agréés pour parler en long et en large de l’échéance électorale en question, en leur rappelant notamment le Code de bonne conduite, un véritable acte d’engagement qu’ils ont eux-mêmes décidé, de façon libre et responsable, à mettre en place pour le bon déroulement des élections. Ce sont ces mêmes partis politiques qui se rencontrent, de façon régulière, à travers tout le pays, dans le cadre des activités sportives, notamment le football, tissant ainsi entre eux des liens sociaux favorisant l’amour de la patrie, une valeur éminemment citoyenne sans laquelle il nous serait difficile de faire bloc contre les falsificateurs de la réalité burundaise. C’est justement grâce au patriotisme que les jeunes, à travers tout le pays, sont en train de dire non à tous ceux qui, d’une façon ou d’une autre, seraient tentés de les instrumentaliser politiquement. C’est encore une fois grâce au patriotisme que les citoyens burundais ont pris souverainement et librement la décision d’organiser, pour leurs pleins succès, les élections démocratiques  pluralistes en vue, en dehors de  toute main étrangère ; la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), quant à elle, jouant pleinement son rôle en sillonnant toutes les communes du pays.Nous ne le répèterons jamais assez, le grand gagnant de l’échéance électorale en vue sera le peuple burundais, seul maître de son avenir, face à ses détracteurs condamnés à l’échec.Louis Kamwenubusa

 

Burundi> Elections de 2020

Kefa Nibizi : « Développe-toi et ensuite développeton pays !»

12 kefaDans le cadre des élections générales de 2020, Kefa Nibizi a été désigné pour être candidat président par son parti Sahwanya-Frodebu Nyakuri iragi rya Ndadaye  le 1er décembre 2019. Nous l’avons approché pour qu’il nous parle de ce que son parti et lui-même comptent faire pour le peuple burundais une fois élu président de la République. C’était le mercredi 15 janvier 2020. Toutes les questions, ou presque, ont été passées en revue.


« Le parti Sahwanya Frodebu Iragi rya Ndadaye, comme tout autre parti politique, est un parti politique qui a un projet de société et une vision pour le Burundi qu’il ne peut pas mettre en exécution sans qu’il ne soit dans les instances de prise de décisions ». Telle est l’affirmation de Kefa Nibizi qui est membre de ce parti depuis sa création en 2008. Son parti s’engage aussi dans la contribution au bien-être du peuple burundais. Son parti a décidé alors de participer dans tous les scrutins lors des élections de 2020, y compris  la présidentielle, sauf pour les collinaires où ce sont les indépendants qui vont y participer. En tant qu’individu, M. Nibizi se considère aussi comme quelqu’un qui a « naturellement une vocation politique». Pour dire que sa désignation comme candidat à la présidentielle de 2020 est « loin d’être une fantaisie mais bien un engagement politique. »

Revenir à l’ancien système éducatif

Kefa Nibizi a une licence en Sciences biologiques dans sa poche. Cet ancien enseignant au lycée communal de Canda à commune et province de Makamba ainsi qu’ancien inspecteur pédagogique dans l’inspection régionale ouest (Bujumbura marie, Bujumbura rural à l’époque, Bubanza et Cibitoke), entre 2006 et 2012, fait le constat amer que dans le secteur de l’éducation, le niveau des apprenants et des étudiants a fortement baissé depuis 1993. Même après la crise, la situation n’a pas beaucoup changé puisque le niveau baisse davantage. L’un des facteurs de cette baisse du niveau de l’éducation est la non maîtrise de la langue d’enseignement. On enseigne aussi des matières relativement compliquées dans une langue non maîtrisée si bien que les apprenants ne comprennent rien. Des supports pédagogiques font également défaut. Non seulement les lauréats de l’enseignement au Burundi sont victimes de la crise mais aussi ils obtiennent des diplômes sans qu’ils aient le niveau requis pour cela et partent enseigner les autres. Afin de changer la donne, Kefa Nibizi et son parti comptent revenir à l’ancien système en matière de l’éducation qui mettait notamment un accent particulier sur la langue d’enseignement. Ils comptent aussi relever le niveau des enseignants qui accusent un déficit en matière de langue d’enseignement et de matières enseignées. Un autre accent particulier sera mis sur les supports pédagogiques tant physiques que virtuels pour rentrer dans le format de l’évolution du monde actuel. L’autre constat malheureux évoqué par M. Nibizi est que l’enseignement au Burundi continue à beaucoup se focaliser sur les matières classiques comme les mathématiques, le français, la physique, la biologie, la chimie, la géographie, l’histoire et bien d’autres alors qu’elles ne débouchent pas sur l’emploi. Dans son entendement, et celui de son parti, il faut plutôt se focaliser sur l’entrepreneuriat et le management  des entreprises pour permettre aux jeunes burundais d’être capables de s’organiser et de gérer leurs propres mini-projets qu’ils auront eux-mêmes initiés.
Référer les maladies chroniques et d’autres maladies compliquées dans des hôpitaux locauxDans le secteur de la santé, Kefa Nibizi constate aussi amèrement que le niveau d’accueil des patients dans les structures de soins n’est pas reluisant. Tout en se faisant aider par des spécialistes en la matière pour trouver des mécanismes appropriés, son parti compte relever le niveau de la déontologie des médecins et de tout le corps soignant au Burundi. Par ailleurs, les hôpitaux au Burundi ne sont pas suffisants en plus du fait que ceux qui existent  manquent de matériels et de médecins spécialistes pour faire face notamment aux maladies chroniques et d’autres maladies compliquées. Le pays est alors obligé de référer ce genre de patients dans des hôpitaux étrangers. L’une des grandes priorités est donc celle de doter le pays des hôpitaux spécialisés pour recourir le moins possible à l’étranger. Cela pourra alors diminuer la charge des patients en termes de ticket de voyage et de frais de séjour à l’étranger. L’infertilité dans les couples, les maladies cardio-vasculaires, le cancer et bien d’autres maladies qui commencent faire parler d’elles de plus en plus au Burundi pourront être aussi traitées localement.Plus particulièrement, Kefa Nibizi compte initier des projets pour le traitement du diabète qui fait tuer aujourd’hui beaucoup de gens au Burundi comme on traite actuellement la malaria, la tuberculose, le sida et la lèpre. Le diabète est devenu une maladie grave qui demande beaucoup de moyens pour la traiter.Il faudra aussi augmenter les centres de santé dans le pays au tant que faire se peut ainsi que relever le niveau professionnel et déontologique du personnel soignant. 

Un aménagement efficace du territoire

En matière de l’environnement, Kefa Nibizi trouve que beaucoup d’initiatives sont à mettre en place  même si d’autres sont difficiles à réaliser. Il s’est particulièrement arrêté sur les inondations qui frappent fort aujourd’hui dans notre pays. Ce politicien burundais trouve leur explication dans le problème d’aménagement du territoire notamment dans les centres urbains. En termes clairs et explicites, au Burundi, « l’aménagement du territoire est déficitaire. » Aussi, des aires protégées tendent à disparaître dans notre pays suite à la pression démographique. Encore que la population burundaise n’est pas dans son ensemble sensibilisée sur l’importance des aires protégées. L’extraction des moellons dans les rivières qui traversent les grandes villes s’effectue également de façon anarchique. Le parti Sahanywa Frodebu iragi rya Ndadaye compte opérer un aménagement efficace du territoire burundais ; bien encadrer l’extraction des matériaux de construction dans des rivières ; protéger ces dernières par des herbes fixatrices du sol, la grande préoccupation restant la lutte contre l’érosion et les inondations. 

Résoudre la problématique du chômage et de la pauvreté

 Selon Kefa Nibizi, il fut une période où la préoccupation des Burundais était de recouvrer l’indépendance ainsi qu’une autre où il fallait lutter en faveur de la démocratie pour que toutes les composantes socio-ethnico-régionales de la population puissent participer aux affaires de l’Etat. Il fut aussi un moment où les Burundais étaient préoccupés par une armée qui n’était pas finalement rassurante pour tout le monde. On a vu ce qui s’est passé dans ce contexte. Aujourd’hui les questions qui doivent interpeller tout le monde s’appellent chômage et pauvreté. Kefa Nibizi propose l’approche sociale et communautaire qui met en avant «le bas peuple » pour résoudre ces questions. C’est-à-dire le « développe-toi et ensuite développe ton pays.»  C’est pourquoi le parti de Kefa Nibizi va soutenir les initiatives locales. Cela passera aussi par le renforcement des infrastructures qui soutiennent le développement comme les ports, les aéroports, les routes et les écoles. La population pourra ainsi produire plus et aura la capacité de payer des taxes et des impôts nécessaires à l’importation et au fonctionnement du pays. Les cultures vivrières seront également développées jusqu’à atteindre le niveau de les exporter notamment dans des pays africains surtout qu’il existe des pays africains qui importent des vivres dans d’autres pays européens alors qu’ils peuvent s’approvisionner à partir du continent africain. Ce ne sont pas les potentialités qui manquent au Burundi en la matière.Sous un autre aspect, Kefa Nibizi compte  donner encore de la valeur à la monnaie burundaise car l’économie et la vie de la population deviennent difficiles à la suite des cours de change qui grimpent progressivement. Il faudra aussi  une gestion saine des devises ainsi qu’une rigueur dans la gestion des produits miniers car des fuites ne manquent pas dans ce secteur. Aussi, la réduction, pour ne pas dire l’éradication,  des détournements des fonds publics ainsi que l’ordre dans les exonérations seront une grande préoccupation. C’est dans ce cadre que des structures de contrôle des finances publiques et de répression des crimes économiques seront renforcées pour qu’elles soient plus efficaces.  Notre interlocuteur cite notamment, l’Inspection générale de l’Etat, la Cour anti-corruption, la Police anti-corruption, la Brigade spéciale anti-corruption, la Cour des comptes, la Cour suprême. Kefa Nibizi parle en homme avisé puisque, avant d’être directeur commercial à la Lona (poste qu’il occupe jusqu’au moment de notre entretien), il a été, de 2013 à 2018, officier à la Brigande spéciale anti-corruption, où il a été deux fois commissaires régional dans la région constituée par Bujumbura-Mwaro, dirigé le commissariat régional Ngozi-Karusi et ainsi le commissariat régional  Makamba-Bururi-Rumonge. 

Renforcer le respect de la dignité humaine 

Par rapport aux droits humains au Burundi, Kefa Nibizi a comme impression qu’avec les guerres cycliques qu’a connues le Burundi, la vie humaine n’a plus de valeur dans notre pays. Il est devenu facile de tuer au Burundi et les Burundais semblent s’en accommoder. Il faut alors toute une éducation pour l’humanisation du peuple burundais. Des actions allant dans ce sens vont être engagées en direction des pouvoirs publics et de la population pour leur dire que la préservation de la vie humaine est primordiale. Bien plus, sans le respect des libertés fondamentales, il y a beaucoup de casses. On l’a vu et vécu au Burundi. C’est pourquoi, Kefa Nibizi est pour la liberté d’expression et la liberté de religion mais dans le respect de la loi et de l’ordre. Il ne faut donc pas en abuser. Dans ses relations avec la société civile et les médias burundais, Kefa Nibizi trouve que la société civile doit être l’œil et l’oreille des pouvoirs publics en dénonçant notamment les violations des droits humains. La société civile doit servir de conseillère aux gestionnaires par l’information qu’elle donne sur différents abus. Il ne sera pas non plus gêné d’entendre les médias dirent des faits réels qui se produisent dans le pays puisqu’il n’entend pas « se mettre dans un contexte où rien ne filtre ». Encore une fois, en parlant des faits tout en « étant corrects », les médias informent la population et le pouvoir. Ce qui constitue aussi des conseils. Tout cela doit se faire dans le respect de la loi et de la déontologie du métier.  

Corriger le désordre observé dans les secteurs de l’agriculture et de l’élevage

Kefa Nibizi n’est pas tendre par rapport à ce qui s’observe en matière d’agriculture au Burundi. Pour lui, il existe un désordre et un manque criant d’encadrement. Il ne parle pas de la fertilisation des sols ni de la lutte contre les maladies des plantes qui sont des préoccupations de routine. Ce politicien burundais ne comprend pas par exemple pourquoi des régions du pays comme Kirundo qui sont pourtant très fertiles sont régulièrement frappées par la sécheresse alors que nous avons au Burundi une pluie abondante. Le désordre s’observe notamment dans la pratique de l’agriculture. Pour Kefa Nibizi, il faut identifier les régions et les cultures qui y poussent. Comme cela, une région produira « sa culture»  et les régions pourront échanger les récoltes. Il entend aussi proposer une rotation des cultures selon la rotation saisonnière. Il regrette aussi le fait qu’aujourd’hui le café soit abandonné presque dans les seules mains des privés. Une fois arrivé au pouvoir, il remettra cette culture industrielle sous le contrôle des pouvoirs publics.Il préconise aussi l’irrigation permanente notamment par la rétention des eaux de pluies et l’aménagement des marais pour produire plus et sur toute l’année.  En matière d’élevage, compte tenu de petits espaces que possèdent aujourd’hui les ménages burundais, il faut promouvoir l’élevage de volailles et de petits ruminants qui n’exigent pas beaucoup d’espace. La pratique de l’aquaculture sera aussi vulgarisée à travers tout le pays pour que le peuple burundais ait du poisson autre que celui en provenance seulement du lac Tanganyika.

Poursuivre la politique d’harmonisation des salaires

Par rapport aux inégalités sociales qui s’observent aujourd’hui au Burundi, Kefa Nibizi trouvent que ces dernières s’expliquent pas la différence au niveau des salaires ainsi que l’enrichissement illicite des uns sur le dos des autres. Pour ce dernier cas de figure, il trouve que certains Burundais profitent de leurs postes pour se servir et s’enrichir. En termes de solutions, il compte poursuivre la politique de l’harmonisation des salaires et renforcer les organes de répression des crimes économiques. 

Rentabiliser nos sites touristiques

Kefa Nibizi trouve que le Burundi dispose de peu de sites touristiques. Il se réjouit toutefois du beau climat tropical que beaucoup d’autres pays nous envient. Il faut donc rentabiliser le peu de potentiel touristique que nous avons. Notre interlocuteur cite notamment le lac Tanganyika, les eaux thermales et les différentes chuttes d’eau. Il préconise aussi la préservation des réserves naturelles qui nous restent.

Il ne faut pas vivre isoler mais …

En matière de politique extérieure, le parti de Kefa Nibizi est guidé par trois principes. D’abord, il ne faut pas vivre isoler du moins économiquement. C’est pourquoi il compte engager et promouvoir des relations économiques fortes avec les autres pays. L’autre principe est que son parti n’accepte aucune ingérence dans les affaires internes du pays. L’organisation du pays revient donc aux seuls Burundais. Le parti de Nibizi compte aussi respecter les accords internationaux signés et les traités déjà ratifiés ainsi que les autres accords qui seront signés et les  autres traités qui seront ratifiés. Le développement et la promotion des relations socio-politico-économiques entre le Burundi et la République démocratique du Congo lui tiennent aussi à cœur puisque, pour le moment, cela ne se fait pas assez.En termes de premières mesures qu’il prendrait une fois élu président de la République, en plus de gracier certaines gens, Kefa Nibizi fera tout pour que tous les réfugiés burundais rentrent au bercail. Il est par ailleurs content du fait que le pays s’est doté du PND (Plan national de développement) Burundi 2018-2027 assorti du Plan prioritaire (sur 5 ans) qui est un beau projet de société qu’il compte appliquer une fois élu président  de la République.    

Gilbert Ntahorwamiye

Département de la DocumentationService Réalisation

 

Présidence de la République> Audience à une équipe d’experts constitutionnels de la CEA

Des consultations en vue de la création d’une «Fédération politique»

WA0046Une équipe d’experts constitutionels de la CEA a affectué le mercredi 15 janvier 2020 à Ngozi, une visite de courtoisie au président de la République Pierre Nkurunziza. Ces experts sont venus pour des consultations en vue de créer une «Fédération politique». Pierre Nkurunziza estime que l’idée de mettre en place une «Fédération politique», ne sera pas facile à réaliser, étant donné que le Rwanda qui est absent à Ngozi dans ces consultations, continue à attaquer le Burundi.

La rédaction

 

Période électorale> Rôle des journalistes

Il est très exigeant

 

000aqezaLe Burundi est à la veille des élections de 2020,  c’est une phase importante qui requiert la préparation des journalistes appelés à couvrir les élections. Les médias et les journalistes ont une mission particulièrement exigeante en période électorale. Tous les citoyens comptent sur eux pour que le processus ne conduise pas aux violences. 


Concernant le rôle de l’éducation civique, Jacques Bukuru, secrétaire exécutif du Conseil national de la communication (CNC) a indiqué que le rôle du  journaliste pendant toutes les phases (pré-électorale et électorale) est notamment d’offrir des espaces à tous les acteurs afin qu’ils mobilisent les électeurs potentiels autour des scrutins. Pendant la campagne électorale, les journalistes doivent informer correctement les citoyens afin qu’ils fassent un choix avisé le jour du scrutin. Pour cela, ils doivent produire des contenus didactiques qu’ils adressent aux citoyens. Les citoyens doivent être au courant du rôle des conseillers communaux et de l’administrateur. Ils doivent avoir des informations sur le rôle du député. Selon toujours notre interlocuteur, pour permettre aux électeurs de choisir le candidat qui représente des idées qu’ils partagent, le journaliste doit aussi essayer de fournir, au cours de ses émissions, de ses reportages, le plus d’informations possibles sur les projets et programmes proposés par les candidats en lice.  Des formats de programmes interactifs peuvent permettre aussi aux auditeurs de poser des questions spécifiques sur les propositions des candidats.          

Relayer la voix des citoyens et annonce des résultats

L’autre mission est de relayer la voix des citoyens. Pour M.Bukuru, rares ont été et sont les reportages et les émissions qui ont donné et donnent l’occasion aux citoyens d’exprimer leurs préoccupations afin que les programmes des concurrents en tiennent compte. Les groupes marginalisés doivent avoir l’occasion d’exprimer leurs préoccupations de vie quotidienne.Aussi, pour favoriser le bon déroulement d’une élection, il a également un rôle à jouer en tant qu’observateur de l’élection et veiller à la transparence dans le déroulement du scrutin. Concernant l’annonce des résultats, « un moment délicat souvent source de conflit entre les différentes parties prenantes, le journaliste doit être particulièrement attentif aux activités des organes en charge de l’organisation du scrutin, et particulièrement de la Commission électorale, dont le journaliste doit respecter les consignes », a souligné M.Bukuru. Le rôle du journaliste ne s’arrête pas le soir du scrutin. En effet, a-t-il poursuivi,  lorsque l’élection est complètement terminée et que le décompte des votes commence, le journaliste doit veiller à la surveillance des opérations de la Ceni dans le traitement et la diffusion dans les délais impartis des résultats provisoires. Le journaliste doit ici travailler en étroite collaboration avec les institutions électorales.

Promouvoir la paix et rappeler les engagements des acteurs politiques

Pour ce qui est de favoriser la cohésion sociale, les professionnels de l'information peuvent même jouer un rôle important dans la promotion de la paix en diffusant des messages de paix et de tolérance lorsque la campagne électorale prend une tournure violente ou encore donner la parole à des personnalités politiques ou de la société civile modérées qui auront alors l’opportunité de partager leur message avec l’ensemble de la population. Une fois l’élection terminée et les résultats validés, les journalistes pourront également consacrer une partie de leurs programmes ou émissions à promouvoir la réconciliation entre partis opposés lors du scrutin.En ce qui est de leur contribution à la responsabilisation des acteurs, au cours d’émissions ou d’interviews, les journalistes peuvent ainsi rappeler aux acteurs politiques les engagements qu’ils ont pris le cas échéant au début ou au cours de la campagne. Aussi,  le rôle du journaliste peut être de rappeler, au cours de la campagne ou une fois l’élection terminée et les résultats annoncés, leurs engagements aux différentes forces politiques qui ne les respecteraient pas, ainsi qu’à l’ensemble de la population. Ces missions s’accomplissent mieux quand les journalistes travaillent ensemble. La synergie des médias met des balises à certains dérapages dans le traitement de l’information électorale.Le reportage électoral doit tenir compte des préoccupations des électeurs. Les élections, c’est pour les populations. Le reporter doit se mettre à l’écoute de ces populations et confronter leurs préoccupations aux programmes des candidats, a conclu M. Bukuru.
                               

Yvette Irambona

 

Assemblée nationale > Séance plénière

Deux projets de loi adoptés à l’unanimité

000 AZERT0000EREAESous l’égide du président de l’Assemblée nationale, Pascal Nyabenda, les députés se sont réunis en séance plénière, le mercredi 15 janvier 2020, pour étudier et analyser deux projets de loi. Le projet de loi portant ratification par la république du Burundi de l’accord de don n°D514-BI entre la République du Burundi et l’Association internationale de développement au sujet du financement du projet relatif à la petite enfance et à la maîtrise  démographique « Nkuriza », et  le projet de loi portant code de l’offre des soins et services de la santé au Burundi. Le ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Thaddée Ndikumana, a représenté le gouvernement dans cette séance plénière. 


Dans son exposé de motifs, le ministre Ndikumana a indiqué que le projet de loi relatif à la petite enfance et à la maîtrise démographique sera financé par un don de la Banque mondiale pour un montant  équivalent à trente millions de dollars américains. Selon lui, ce projet reflète la volonté du Burundi de lutter contre les problèmes liés au retard de croissance et à la natalité. Parlant de l’objectif de ce projet, il a fait savoir qu’il vise à étendre la couverture des interventions communautaires en faveur de la nutrition aux femmes en âge de procréer et aux enfants de moins de deux ans  et d’accroître l’utilisation des services de planification  familiale dans les régions ciblées. Quant aux composantes dudit projet de loi, le ministre Ndikumana a souligné qu’il comporte trois composantes. Les interventions communautaires pour étendre la couverture des services de nutrition et le recours aux services de planification familiale ; le renforcement des institutions, du leadership et du suivi ainsi que les interventions dans des situations d’urgence, c'est-à-dire apporter une réponse  immédiate en cas de situation de crise ou d’urgence éligible, selon les besoins. 

 

Quelques cas de malnutrition sont relevés

Répondant aux questions des députés, le ministre de la Santé et de la lutte contre le sida a indiqué que les provinces d’intervention du projet sont Bubanza, Cibitoke, Cankuzo, Makamba, Kirundo et Muyinga. Les critères étant la prévalence de la malnutrition chronique. Quant à la question relative à l’état des lieux actuel de la malnutrition des femmes  allaitantes, des enfants  de moins de deux ans et des personnes âgées, le ministre Ndikumana a informé que 3,7 % de femmes en âge de procréer et 5,1 des enfants de moins de cinq ans ont une malnutrition aigue modérée et que 54,2% des enfants de moins de cinq ans ont une malnutrition chronique. Pour les personnes âgées, il n’y a pas de données, comme  l’a indiqué le ministre en charge de la santé. A la question de savoir si l’utilisation des services de planification familiale, qui est une des actions priorisées dans ce projet, serait une réponse  positive pour faire face à la résistance de la population quant à l’adhésion aux services et aux méthodes de planning familial, le ministre Ndikumana a répondu par l’affirmatif. Il a ajouté que les interventions de sensibilisation et de mobilisation communautaire dans le cadre de ce projet vont contribuer à la réduction de la résistance de la population à l’adhésion aux méthodes de planning familial. Les députés ont cherché à savoir si le fond dont il est question dans ce projet sera affecté aux centres nutritionnels existants. Le ministre en charge de la santé publique a indiqué que les centres nutritionnels existants dans les provinces d’intervention vont bénéficier des appuis de ce financement et qu’ils seront logés au sein des hôpitaux et des centres de santé.  Quant à leur fonctionnement, ces centres nutritionnels  fonctionneront comme des services intégrés aux hôpitaux et aux centres de santé, d’après le ministre en charge de la santé publique. 

Un autre projet de loi a été analysé

A propos du projet de loi portant code de l’offre des soins et services de la santé au Burundi, le ministre Ndikumana a, dans  son exposé de motifs,  indiqué que la révision du décret-loi n°1/16 du 17 mai 1982 portant Code de la santé publique du Burundi s’inscrit dans le cadre du renforcement des prérogatives  du ministère ayant en charge de la santé publique et la lutte contre le sida afin qu’il soit capable de garantir à la population un système de santé solide et fiable en lui permettant de jouer pleinement le rôle qui lui est dévolu. Selon le ministre en charge de la santé publique, trente sept ans après la promulgation de ce décret-loi, les contextes national et international ont connu de profondes mutations justifiant de nouvelles normes mieux adaptées aux situations actuelles et intégrant les obligations souscrites par le Burundi dans le cadre des conventions et accords régionaux et internationaux en matière de santé publique. Depuis l’adoption du Code de 1982 en vigueur, a-t-il jouté, il y a eu également l’aggravation des épidémies existantes et l’émergence de nouvelles épidémies et pandémies telle que la pandémie du VIH-sida nécessitant une prise en charge sanitaire spéciale. Il a aussi souligné que l’évolution socio-épidémiologique récente a été marquée par l’accroissement des menaces sur la sécurité sanitaire tant nationale qu’internationale.Toujours dans son exposé de motifs, le ministre Ndikumana a souligné que les expériences des accidents chimiques et nucléaires, la mondialisation de la commercialisation des produits alimentaires comportant  le risque d’intoxication ou de contamination massive, la forte mobilité des populations ayant comme conséquences la possibilité d’une dissémination internationale rapide des épidémies ont rendu nécessaire l’adaptation en 2005 du règlement sanitaire international par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le Burundi a adhéré à ce réglement pour prendre en compte cette nouvelle dimension en introduisant la notion d’urgence de santé publique de portée internationale et la gestion préventive du risque sans pour autant entraver les échanges  commerciaux.  C’est dans le souci de répondre efficacement aux divers problèmes sanitaires que le gouvernement a également ratifié ou adhéré  aux autres conventions, a-t-il ajouté. Il a aussi informé que conscient des différents défis sanitaires, le gouvernement, à travers le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le Sida, a initié un processus de planification depuis la base jusqu’au sommet, par l’organisation des états généraux de la santé en 2004. 

Le contrôle systématique de qualité des médicaments importés par les privés va bientôt commencer

A la question de savoir l’état des lieux du respect des normes de la qualité des médicaments et des aliments manufacturés importés ou exportés, le ministre en charge de la santé a indiqué, que par rapport aux médicaments importés par la Camebu, le contrôle de qualité est réalisé systématiquement que ce soit au niveau des importations propres de la Camebu, ou au niveau des dons en médicaments ou en intrants pharmaceutiques. Pour les importateurs privés, il a souligné que le contrôle de qualité se faisait d’une manière sporadique par manque de module validé par le ministère en charge de la santé publique en rapport avec le système de contrôle de la qualité. Actuellement, a-t-il ajouté, le module a été validé et le contrôle de qualité systématique va bientôt commencer. Après l’analyse quant au fonds et à la forme des deux projets de loi et après avoir eu des réponses à toutes les questions posées et aux  inquiétudes soulevées, les deux projets ont été adoptés à l’unanimité.

Astère Nduwamungu

 

Ministère de la communication et des medias> Visite de la Secrétaire permanente à la DGPPB

Elle a apprécié la manière dont le travail est organisé et exécuté

00AZELa Secrétaire permanente au ministère de la Communication et des médias, Patricie Nduwimana a effectué une visite de courtoisie et des lieux au sein de la Direction générale des Publications de presse burundaise (DGPPB), le mercredi 15 janvier 2020. Sous l’égide du Directeur général des publications de presse burundaise Louis Kamwenubusa, Mme Nduwimana a fait une visite guidée dans différents départements et services. Elle a apprécié la manière dont le travail est organisé et exécuté. Elle a promis de revenir avec un autre ordre du jour.

 

 
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