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Economie, Sciences, Education/formation

DEVELOPPEMENT> Les inégalités de développement humain au XXIe siècle

Elles ne sont pas toujours le reflet d’un monde injuste

Dans tous les pays, un grand nombre de personnes vivent sans perspective d’avenir. Elles sont sans espoir ni but ni dignité, spectatrice de l’ascension inexorable des autres vers une prospérité sans cesse grandissante. Dans le monde entier, beaucoup échappent à l’extrême pauvreté, mais bien d’autres encore n’ont ni les chances ni les ressources nécessaires pour prendre en main leur destin. Bien trop souvent, la place d’une personne dans la société continue d’être déterminée par son origine ethnique, son sexe ou la richesse de ses parents. Cela ressort du rapport sur le développement humain 2019.


Dans ce rapport, il a été démontré que les inégalités sont partout manifestes, tout comme la prise de conscience du problème. Dans le monde entier, des personnes de tous les horizons politiques sont de plus en plus convaincues de la nécessité de réduire les inégalités de revenus dans leurs pays. Les inégalités de développement humain sont plus prononcées. Par exemple si nous prenons deux enfants nés en 2000, l’un dans un pays à développement humain très élevé, l’autre dans un pays à développement humain faible.

Le premier a de fortes chances de poursuivre des études supérieures, plus de la moitié des jeunes de 20 ans dans le pays à développement humain très élevé embrassent les études supérieures. Le second, en revanche, risque de ne pas être vivant au même âge. Il a été précisé dans ce même rapport que 17% des enfants nés dans un pays à développement humain faible en 2000 mourront avant d’atteindre leur vingtième anniversaire, contre à peine 1% des enfants nés dans des pays à développement humain très élevé. S’il vit encore, le second enfant ne fera probablement pas d’études supérieures.Le rapport a aussi démontré que les inégalités sont encore plus prononcées au sein des pays, tant développés qu’en développement. Dans quelques pays développés, la différence d’espérance de vie à 40 ans a été estimée à 15 ans pour les hommes et à 10 ans pour les femmes.Les inégalités ne sont pas toujours le reflet d’un monde injuste et certaines sont probablement inévitables, à l’instar des inégalités découlant de la diffusion d’une nouvelle technologie.

Tiré du document sur le rapport du développement humain 2019
 Aline Nshimirimana

 

ECOLE « EPHPHATHA »> Etat d’avancement des cours pour la classe de 9e année

Beaucoup reste à faire

 000KLIOUL’avancement des cours à l’école de l’Ephphatha dans la classe de 9e année n’est pas satisfaisant malgré les efforts fournis par les enseignants et les élèves.  Le problème majeur est que les élèves sourds-muets ont un rythme d’apprentissage très bas et  ils oublient très vite.  
Le préfet des Etudes de l’Ephphatha, Zabulon Nkurunziza, a fait savoir que normalement, la Direction provinciale de l’enseignement (DPE) donne une répartition des matières pour chaque trimestre. Pour le premier trimestre, a-t-il  indiqué, le niveau des réalisations de cette école est à peu près à 60%. Pour dire qu’elle est encore en arrière par rapport aux autres écoles qui sont déjà probablement à 100%. M. Nkurunziza a précisé que le problème est  que les élèves sourds-muets  apprennent très lentement et oublient très vite. C’est pourquoi l’avancement des matières n’est pas satisfaisant. Pour faire face à cette situation, M. Nkurunziza a indiqué que les enfants de la 9e année n’ont pas droit aux vacances. Aussi, a-t-il précisé, ces élèves  n’ont pas de repos le week-end car ils vont en classe. Il a précisé que malgré les difficultés d’apprentissage, ces élèves  ont du courage pour avancer. M. Nkurunziza a signalé que, dès le début de l’année, les enseignants fournissent beaucoup d’efforts pour que ces élèves puissent atteindre un niveau leur permettant de passer le concours national avec les élèves des autres écoles.Notre source a dit que le test d’entraînement au concours national au niveau de la DPE a montré comment cette école peut se préparer davantage au concours national. Car, ils ont constaté qu’il y avait des matières non encore vues dans ce test. Mais, pour les matières déjà vues, il a souligné que les élèves ont essayé de répondre aux questions. Il faut signaler que les élèves de la 9e à cette école sont au nombre de trois.

Les résultats au test d’entraînement pourraient s’améliorer

Concernant les résultats à ce test d’entraînement, M. Nkurunziza a dit que le premier a obtenu 41 %. Mais les deux autres ont obtenu des dizaines, a-t-il ajouté,  c'est-à-dire 19% et 16%. Selon le préfet des études de l’Ephphatha, dans le classement au niveau de la DPE, le taux de réussite pour cette école est zéro parce que personne n’a obtenu 50%. Mais pour l’école, ces résultats pourraient s’améliorer surtout que c’est pour la première fois qu’elle arrive en 9e année. Pour les élèves, ils ont vu à quoi ressemblent les questions du concours national et ils ont remarqué aussi où résident leurs difficultés.  Pour les enseignants, ils ont déjà remarqué qu’il est très important d’insister sur les  exercices d’application. M. Nkurunziza a signalé que, maintenant que les élèves ont vu les résultats, l’école  interpelle tous les  enseignants de continuer à multiplier les efforts afin que dans l’autre test d’entraînement, les résultats ne puissent pas aller en-dessous de 50%.M. Nkurunziza a précisé que cette école fait face à un manque d’enseignants qualifiés. Heureusement, a-t-il ajouté, que le directeur provincial de l’Enseignement en mairie de Bujumbura a promis d’y affecter bientôt des enseignants qualifiés. C’est pourquoi il a pris l’occasion pour remercier le ministère en charge de l’éducation qui continue à veiller sur le bien-être des élèves en général et des enfants qui vivent avec handicap en particulier.  M. Nkurunziza a souligné que,  lorsque ces enseignants seront affectés à l’Ephphatha, cette dernière  aura le rôle de les former dans le langage des signes.

Fidès Ndereyiana

 

MARCHE DE NGOZI> Panier de la ménagère

Les prix de certains produits ont baissé

000azertmm000azet2135La rédaction du journal Le Renouveau s’est rendue au marché de Ngozi pour constater l’état des lieux du panier de la ménagère. Le prix de certains produits a connu une baisse.

Au cours des fêtes de fin d’année et bien même avant, les gens se lamentaient que les prix de certains produits dont les gens ont besoin au quotidien ont connu une hausse. Certains des commerçants du marché de Ngozi ont indiqué que les facteurs qui font que le prix d’une marchandise soit revu à la hausse sont multiples. Quant aux consommateurs contactés par notre rédaction, ils affirment que le pays a été béni au cours de l’année 2019 parce que les Burundais trouvent de quoi  manger.  Ils espèrent que la situation va continuer à s’améliorer de plus en plus si les conditions climatiques le permettent. Voici les prix de certains produits tels que nous les avons trouvés au marché de Ngozi le samedi 4 janvier 2020.

Martin Karabagega

 

API> Questions des journalistes lors de la présentation des réalisations du second semestre 2019

L’Agence continuera à renforcer la collaboration avec les investisseurs

0000azazsqLors de la présentation du bilan du second semestre 2019 de l’Agence burundaise de promotion des investissements(Api), les journalistes ont posé quelques questions concernant les réalisations, les défis et les perspectives d’avenir. Pour l’année 2020, l’Api continuera à renforcer la collaboration avec les investisseurs ainsi que les journalistes. 


Le directeur a.i de l’Api, Serge Nsabimana, a indiqué que les réalisations semestrielles étaient centrées sur l’immatriculation des sociétés, la certification des entreprises, l’appui des exportateurs et la sensibilisation à l’exportation, la facilitation des affaires avec des propositions de solution aux problèmes financiers rencontrés, etc.Lors de cette présentation, les journalistes ont voulu savoir les défis rencontrés au cours du second semestre 2019 et les perspectives d’avenir de l’Api pour l’année 2020. A cette question, M. Nsabimana a répondu qu’en grande partie, les défis rencontrés concernent les moyens financiers qui sont insuffisants. Mais, il a souligné que malgré le peu de moyens dont dispose cette agence, elle  essaie d’organiser plusieurs activités dans l’optique de mettre en application le Code d’investissement au Burundi. Un autre défi évoqué par le directeur a.i de l’Api est que l’agence n’est pas implantée à l’intérieur du pays afin d’être proche de la population et des investisseurs potentiels.Concernant les perspectives d’avenir, l’Agence burundaise de promotion des investissements continuera à renforcer la collaboration avec les investisseurs et les journalistes. Il a précisé qu’au cours de cette année, l’Api va organiser un atelier de formation pour les journalistes dans le but de renforcer leurs capacités afin qu’ils puissent communiquer très bien les informations économiques en rapport avec les investissements.

L’Api organise des descentes sur terrain pour le suivi-évaluation

Les journalistes ont voulu savoir si l’Api fait des suivi-évaluations des entreprises créées et si la création des emplois est une réalité. A cette question, M. Nsabimana a répondu que l’Api organise des descentes sur terrain pour voir si les entreprises qui ont été créées et qui ont obtenu des exonérations  honorent leurs engagements. Il a précisé qu’en réalité, il y a eu des créations d’emplois, mais que le problème qui persiste est qu’il se remarque encore beaucoup de chômeurs. Cela peut s’expliquer par le fait qu’il y a beaucoup d’universités et que la population a augmenté de façon exponentielle.  « C’est pourquoi la création d’emplois reste invisible car le taux de chômage reste élevé ». Il a souligné que cette création d’emplois est visible au niveau de l’Office burundais des recettes (OBR) car il y a chaque fois l’augmentation des impôts et des taxes s’il y a la création d’une entreprise. M. Nsabimana a précisé qu’au niveau de l’Api, il y a une satisfaction concernant le respect des engagements des investisseurs.A la question de savoir les entreprises étrangères qui ont été créées au niveau de l’Api, M. Nsabimana a répondu qu’il n’y a pas de différenciation entre les entreprises d’origine étrangère et les entreprises burundaises. Car, toutes sont prises au même pied d’égalité contrairement à d’autres pays. C’est pourquoi, il a expliqué que, selon les rapports de la Banque mondiale, le Burundi est en avance au niveau de la création d’entreprises comparativement aux autres pays de la sous région.     

Fidès Ndereyimana

 
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