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Economie, Sciences, Education/formation

Centre de formation professionnelle de Gatete> Activités

Elles se déroulent normalement

0000azLe Centre de formation professionnelle de Gatete (CFPG) est l’une des écoles d’enseignement des métiers de la commune Rumonge. A cette école, les activités se déroulent normalement malgré le problème qu’elle avait connu l’année précédente lié à la désinformation des élèves sur l’organisation des Centres de Formation Professionnelle (CFPG). Cela a diminué le nombre des élèves cette année. Selon le directeur de ce centre Augustin Kabura, cette école dispose du matériel didactique et des enseignants suffisants.


D’après M. Kabura, les activités au CFPG se déroulent normalement même si le nombre des apprenants a été réduit cette année, par rapport à l’effectif de l’année dernière. Les élèves pensaient qu’ils allaient continuer leurs études à l’université après l’obtention des diplômes. Cela a crée des grèves après avoir appris qu’ils avaient  de fausses informations ; ce qui a provoqué l’abandon de plusieurs élèves qui étaient au Centre d’enseignement professionnel (CEP). Il a informé que seuls les élèves qui étaient au Centre d’enseignement des métiers (CEM) ont accepté de continuer leurs études.M. Kabura a fait savoir que le CFPG dispose des enseignants et du matériel suffisants. Ce centre est divisé en deux parties dont Cem qui accueille les élèves qui ont échoué au Concours national de la 9ème année composé par cinq filières à savoir la couture, la soudure, la menuiserie, l’informatique bureautique et la mécanique automobile, et reçoivent des certificats après la formation. Il a ajouté qu’une autre partie est celle du Cep destinée à ceux qui ont réussi au Concours national de la neuvième année seulement. Ces derniers reçoivent des diplômes spécialisés après 4 ans de formation.

Le manque d’élèves est un problème majeur

M. Kabura a indiqué que l’année écoulée, ce centre avait plus de 250 élèves dans les deux parties confondues. Mais à présent, ce centre ne dispose que de 30 élèves au CEM. Le CEP étant fermé du fait qu’ils n’ont pas eu de nouveaux inscrits dans cette filière cette année. « Le tout a commencé au moment où les élèves ont appris que le CFPG ne leur donne pas accès aux études universitaires.», a-t-il précisé. Il a informé que les élèves et leurs parents avaient de fausses informations et pensaient qu’ils allaient participer à l’examen d’Etat après l’obtention du diplôme.Selon M. Kabura, la plupart des parents et des élèves ne connaissent pas encore l’utilité des CFP dans la création d’emploi et dans la lutte contre le chômage. Ils ne comprennent pas que quelqu’un peut apprendre par exemple la menuiserie ou la couture à l’école et avoir un certificat ou un diplôme de fin d’études. C’est à cette occasion que la direction de ce centre en collaboration avec la direction provinciale de l’Enseignement en province de Rumonge et l’administration locale a décidé de multiplier des sensibilisations afin que les parents et les élèves sachent l’importance des CFG. M. Kabura a fait savoir que cela a été d’une importance capitale parce que les parents des enfants se rendent souvent à ce centre pour s’informer davantage. Il espère que l’année prochaine il y aura beaucoup d’élèves comme  c’était le cas l’année précédente.Le directeur du CFPG, Augustin Kabura a terminé en demandant au gouvernement d’orienter même les élèves qui fréquentent les CFP afin que cesse le désordre qui s’observe au moment de leur inscription. Une sensibilisation sur le rôle de ces centres s’avère également nécessaire pour que les parents et les élèves sachent leur importance.

Julien Nzambimana

 

 

PAM> Visite du directeur exécutif à l’Ecofo Gitamo

Etat des lieux du programme des cantines scolaires

00123zaeaLe directeur exécutif du Programme alimentaire mondial (Pam) David Beasley, en collaboration avec la ministre de l’Education, de la formation technique et professionnelle, Janvière Ndirahisha, ont effectué une visite à l’Ecofo Gitamo de la commune Ruhororo dans la province de Ngozi, le lundi 13 janvier 2020 pour se rendre compte de l’état d’avancement du programme des cantines scolaires. Cette école est l’une où le Pam exerce ce programme.

Dans son discours d’accueil, le conseiller du gouverneur de Ngozi Ezéchiel Minani a remercié le gouvernement du Burundi qui n’a pas oublié la province de Ngozi pour l’inclure au programme de cantines scolaires, il a aussi remercié le directeur exécutif du Pam qui ne ménage aucun effort pour que le programme  reste fonctionnel dans tout le pays en général et en particulier dans la province de Ngozi. Il a en outre signalé qu’il y a des fois où l’on observe des ruptures de stock mais en attendant l’approvisionnement du Pam, l’école a des solutions de rechange. Il a rappelé que seuls 22% des élèves sont couverts par le programme et a demandé que les 78% qui restent puissent aussi bénéficier de ce programme, car, s’exprime-t-il, l’introduction de ce programme a fait que les absences répétées ainsi que les retards à l’école soient abolis. La ministre de l’Education, de la formation technique et professionnelle, Janvière Ndirahisha, qui avait représenté le gouvernement, a salué les efforts du Pam dans l’appui du gouvernement dans le programme des cantines scolaires. Elle a promis en effet que le gouvernement va tout faire pour implanter le programme de cantines scolaires dans toutes les écoles, car, dit-elle, le partage de la nourriture augmente aussi la cohésion sociale entre les élèves; ce qui sera marqué par l’entraide mutuelle même dans les études, et de meilleurs résultats à l’école.Dans l’enceinte de cette école, on a planté des légumes, des arbres fruitiers qui aident au complément alimentaire. La ministre a interpellé les élèves de faire de même, une fois arrivés à la maison pour qu’ils aient une alimentation complète. Elle a dit que l’éducation commence à la base.Elle n’a pas manqué de rappeler aux éducateurs-enseignants qui auraient défailli à leur mission de se ressaisir. 

Un élève sur quatre bénéficie du programme, selon le rapport du Pam

 Selon  le  rapport  du Pam, le programme d’alimentation scolaire couvre plus de 621 000 écoliers, soit 1 élève sur 4 qui bénéficie de ce programme dans 820 écoles primaires situées dans sept des dix huit provinces que compte le Burundi. Les cantines scolaires au Burundi sont mises en œuvre sous forme de cantines scolaires endogènes, c’est-à-dire utilisant les produits vivriers locaux. Le Pam renforce les capacités de petits producteurs en ce qui concerne la gestion post-récolte pour qu’ils aient un produit commercialisable sur le marché international et achète cette production qu’il utilise dans les programmes d’appui. Le marché ainsi offert constitue un catalyseur de production.“Les enfants, c’est le Burundi de demain. Il faut donc investir en leur favorisant une vie meilleure dans une bonne alimentation. Quand on sème une graine et qu’on n’arrose pas, et qu’on ne fume pas, la plante ne va pas pousser, et si elle pousse, elle ne va pas donner des fruits.  C’est le cas des élèves qui vont à l’école sans rien manger. Ils ne vont pas avoir de meilleurs résultats”, explique M. Beasley.Le directeur exécutif du Pam a également remercié leurs partenaires dont l’Eglise des amis qui inculque une éducation religieuse aux enfants.

Aline Nshimirimana

 

Municipalité de Bujumbura> Inauguration d’une agence de Tujane microfinance

Elle permettra à la population de monter les  projets de développement

00A1Le président de l’Assemblée nationale, Pascal Nyabenda, a procédé le vendredi 10 janvier 2020, à l’inauguration d’une agence de Tujane microfinance dans la municipalité de Bujumbura. Elle permettra à la population d’accéder à des micro-crédits afin de réaliser des projets de développement. 


Dans son discours de circonstance, Pascal Nyabenda a indiqué que «par l’appellation Tujane, nous voulons que nous cheminons tous vers le développement sans aucune distinction». Il a précisé que c’est la première  agence de Tujane Microfinance qui ouvre ses portes dans la municipalité de Bujumbura et il a invité la population et les différentes associations œuvrant dans ladite entité de ne pas rater cette occasion et d’avancer tous vers un développement sans aucune distinction. Il a signalé que depuis la création de Tujane microfinance dans la province de Bubanza, les agriculteurs, les éleveurs, les taxis vélos, les taxis motos, les fonctionnaires de l’Etat contractent des crédits. Ce qui leur permet d’exercer des activités génératrices de revenu afin de s’auto développer. Pascal Nyabenda a profité de l’occasion pour prodiguer divers conseils. Au personnel de Tujane microfinance, Pascal Nyabenda a demandé de travailler avec assiduité. Il les a rappelés que cette microfinance est le résultat de la sueur de beaucoup de gens. Il les a également invités à réserver un accueil chaleureux aux clients sans regarder leur tenue vestimentaire. Pascal Nyabenda a aussi demandé au personnel de cette microfinance d’éviter tout ce qui peut les distraire comme les réseaux sociaux et les attroupements inutiles. Aux clients de cette microfinance qui vont contracter des crédits, Pascal Nyabenda a  conseillé à les rembourser au temps convenu sans attendre l’augmentation des intérêts. 

Épargner et octroyer des microcrédits 

La présidente du conseil d’administration de Tujane microfinance, Immaculée Ndabaneze a, quant à elle, rappelé que cette dernière a été inaugurée officiellement le 15 juin 2018 dans la province de Bubanza à la suite de la volonté des natifs de cette province et ceux qui y vivent. Elle a fait savoir que Tujane microfinance a pour mission d’épargner et d’octroyer des microcrédits aux populations n’ayant pas accès aux crédits bancaires classiques afin qu’elles puissent s’auto développer et réduire la pauvreté. Elle a précisé que Tujane Microfinance travaille avec les agriculteurs, les éleveurs et les petites associations. « C’est pourquoi notre souhait est d’ouvrir les portes dans toutes les communes de la province de Bubanza », a dit Mme Ndabaneze. Elle  a rappelé que cette agence est créée dans l’objectif de faciliter les clients et les  commerçants de la province de Bubanza  qui font des opérations de retraite et de versements. Dans son mot d’accueil, le maire de la ville de Bujumbura, Freddy Mbonimpa, a remercié les actionnaires de Tujane microfinance qui ont jugé bon d’y ouvrir ses portes. Il a souligné que cette microfinance va permettre aux citadins et aux natifs de la province de Bubanza vivant dans la municipalité de  Bujumbura d’investir davantage.  M. Mbonimpa a terminé en ajoutant que les microfinances permettent aux gens à faible revenu de s’auto -développer. Il est à noter que les actionnaires de Tujane microfinance sont les natifs de la province de Bubanza.

 Emelyne Iradukunda

 

ENFANCE> Gestion de l’adolescence

Elle demande la patience et la compréhension des parents

000aaeaesLes parents ne comprennent pas toujours la crise d’adolescence de leurs enfants. Il arrive des fois même où ils sont débordés et qu’ils perdent patience. Dans ce cas, il leur est demandé d’être patients et compréhensifs. Ce sont les avis de Rénovate Irambona, psychologue et professeur à l’Université du Burundi dans un entretien  où elle apprend aux parents que l’adolescence est une période difficile en soi, donc qu’il faut en  tenir compte dans toutes ses dimensions.

L’adolescence est normalement comprise entre 14, 15 jusqu’à 19ans, mais rien n’empêche qu’elle peut prolonger au-delà de 19 ans. Si l’enfance s’est bien déroulée, l’adolescence va aussi en dépendre.Pour la psychologue Irambona, les parents n’ont pas assez de patience pour mieux gérer le stade d’adolescence. Ils doivent savoir que cette période provient de l’enfance et, par conséquent, si cette dernière  a été perturbée, l’adolescence le sera aussi. C’est vrai que l’adolescent est difficile à gérer, car précise-t-elle, il est à ce moment en train de découvrir son identité, de manifester son affirmation de soi, bref il est en train de construire sa personnalité. Les parents pensent encore que l’adolescent est difficile alors que quand il était tout petit, il était facile à gérer. 

Des pratiques pouvant conduire à l’adolescence difficile

Selon Mme Irambona, quand l’enfant est encore plus jeune (petit), les parents le laissent souvent avec les nourrices. Ils n’ont pas le temps de causer avec leurs enfants et, les travailleurs domestiques remplacent complètement les parents. Vers 14-15 ans, le parent s’étonne, ne reconnaît plus son enfant. Il devient inquiet car son enfant ne lui parle pas, c’est là que le parent commence à s’intéresser à son enfant.L’adolescence devrait normalement prendre fin vers 19-20 ans, mais actuellement l’adolescence a tendance à prolonger à cause des circonstances de la vie. Il arrive même que l’adolescent ne puisse pas se déconnecter avec cette vie adolescente, il n’est pas conscient qu’il est devenu adulte. Par conséquent il continue  les faits et gestes des adolescents comme la consommation des drogues, faire  fugues,  etc, affirme Mme Irambona.Pour mieux gérer l’adolescent(e), Mme Irambona a suggéré aux parents d’être patients, compréhensifs et cohérents. Le parent doit comprendre que l’adolescence est difficile mais pas toujours négative. Il y a des fois où le parent interdit quelque chose à l’enfant et que celui-ci refuse, cela est normal pour l’adolescent.  Il est en train de préparer ses choix pour la vie.  Il est confronté aux changements du corps. Il doit intérioriser cela et puis l’adulte doit l’aider et non le contraindre. Et puis l’adolescence doit se clôturer avec l’autonomie. Or, les jeunes d’aujourd’hui ont du mal à être autonome puisque la plupart d’entre eux n’ont pas d’emploi. Ils terminent les études et restent à la maison sans rien faire. Cela  perturbe beaucoup leur stade de croissance. Pour les jeunes qui ne veulent pas entendre ce que disent leurs parents, Mme Irambona a demandé à ces derniers de ne jamais battre un adolescent, puisqu’il y en a qui le font. Elle a demandé aux parents d’être patients et d’avoir le courage de continuer à leur montrer le bon chemin à suivre. Un jour il pourra comprendre que ce que dit son parent est la meilleure solution. Les parents ont donc un grand rôle à jouer dans la réussite ou l’échec de l’adolescent.

Aline Nshimirimana

 
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