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Economie, Sciences, Education/formation

MINISTERE EN CHARGE DE L’AGRICULTURE> Retraite des hauts cadres et cadres

Une occasion d’autoévaluation et engagement

000adertLe ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage a organisé, les mercredi  et jeudi 15  et 16 janvier 2020, une retraite des hauts cadres et cadres de ce ministère, depuis l’administration central jusqu’à l’administration collinaire. Cette retraite a été réalisé en deux phases dont une descente sur terrain pour se rendre compte des différentes réalisations dudit ministère et une autoévaluation de tout le personnel  dans une réunion guidée par le ministre ayant l’Environnement dans ses attributions, Deo Guide Rurema. Le résultat  final a été la prise d’engagement dans toutes les directions générales de faire un encadrement rapproché au sein de la population.


En plus des directeurs des bureaux provinciaux de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage et des directeurs généraux au sein du ministère, les vétérinaires et agronomes communaux étaient aussi présents dans cette retraite. La première  phase de la retraite consistait en une descente sur terrain dans les provinces de Bubanza, Cibitoke et Kayanza dans le but de se rendre compte de l’état des lieux des projets appuyés par le ministère et ses partenaires.  Au départ de Bujumbura, les cadres du ministère ont visité le barrage d’irrigation réhabilité par le PNASADRIM sur la rivière Rukaramu en commune Mutimbuzi. Après la réhabilitation, ce barrage irrigue  aujourd’hui 1010 ha comme l’a indiqué  Damas Ntiranyibagira, coordinateur du PNASADRIM-FIDA. Etant un don, le ministre Rurema a demandé au coordinateur du projet que les frais ne soient pas appliqués sur les redevances  de la population. Quant aux habitants rencontrés dans la vallée de Rukaramu, ils ont indiqué qu’un avantage est remarquable après la réhabilitation de ce barrage. Odette Bucumi, cultivatrice du riz, indique que la production du riz a augmenté parce que les eaux leur parviennent facilement. Elle se réjouit du fait que les routes soient aussi réhabilitées, ce qui les facilite pendant la récolte.

Des champs des habitants, groupés en coopératives, ont été visités

En commune Gihanga de la province de Bubanza,  les cadres du ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage ont visité, sur la colline Rumotomoto, un champ de maïs composite sur environ  95 ha et un champ de riz  de la coopérative Ntitugungane sous l’encadrement de la SRDI. Un autre champ de maïs composite a été visité  dans la commune voisine, Buganda, en province de Cibitoke. Et dans la province de Kayanza, ils ont visités l’aménagement intégral des bassins versants à Masabo en commune Muruta  ainsi que le champ du  maïs hybride dans le bas-fond à Kayave entre les communes Kayanza, Kabarore et Busiga. Ces champs sont, tous, sous l’encadrement du projet  Régional de Développement  Agricole Intégré  dans les  Grands Lacs (PRDAIGL). Dans tous les endroits visités, les habitants ont indiqué qu’ils se sont regroupés dans des coopératives et appuyés par le ministère et les  projets  PRDAIGL ET PRODEFI  pour arriver à ces réalisations. Ces derniers ont aussi signalé que la production a augmenté jusqu’à se multiplier par 3, soit environ 6 tonnes de riz par hectare et 3,5 tonnes de maïs par hectare. Ils se préoccupent ainsi  de la conservation de la récolte d’où ils ont demandé au ministre de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage les sacs pics ainsi que les hangars de stockage. Le ministre Rurema les a tranquillisés en informant que ces sacs sont disponibles et qu’ils leur parviendront à un prix abordable. 

Les réalisations satisfaisantes, des engagements pour continuer à aller de l’avant

Après la descente sur terrain dans différentes provinces, les cadres du ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage se sont réunis, sous l’égide du ministre Deo Guide Rurema,  pour parler des défis dans différents secteurs dudit ministère. A cette occasion, chacun a eu le temps d’évoquer les défis dans sa zone d’intervention.  C’est ainsi que des engagements ont été faits par les directeurs généraux pour agir valablement à ces défis. Dans une interview avec les journalistes, à la fin de la réunion, le ministre Rurema a indiqué que la réunion consistait à une autoévaluation et  discussion  avec tout le personnel  de son ministère. Parmi les engagements issus de cette réunion, M.Rurema a indiqué que dans toutes les directions, un encadrement rapproché au sein de la population doit être et de veiller à ce que les intrants agricoles comme les fertilisants, les semences et les petits bétails soient bien suivis. «La gestion de la production post-récolte a été aussi un point fort des engagements pour que nous puissions bien gérer la production national », ajoute le ministre Deo Guide Rurema. Il a poursuivi en disant que cela ne peut pas se faire sans tenir compte des effets du changement climatique d’où un engagement à bien protéger l’environnement et le sol, capital productif et le lac Tanganyika, continuer le reboisement nationale à travers le programme « Ewe Burundi urambaye» afin de continuer à faire face au changement climatique.  Pour multiplier les sources de devises dans le pays à travers l’agriculture, le ministre Rurema a aussi parlé de l’introduction des nouvelles  cultures comme le millet, le macadamia et l’anacardier  ainsi que d’autre culture à définir  selon leur rentabilité dans le pays. 

 Eric Sabumukama

 

ECOFO GITAMO> Témoignage sur les avantages de la cantine scolaire

Instauration d’une éducation de base au sein des élèves

000qsdfgL’Ecole fondamentale (Ecofo) Gitamo est l’une des écoles de la province de Ngozi, dans la commune Ruhororo, qui bénéficie du Programme de cantine scolaire. Le directeur de cette école, Alexis Niyongabo nous a relaté les avantages qu’a apportés ce Programme au sein de son établissement. Il se réjouit pleinement des avancées notamment en ce qui concerne le taux de réussite à cet établissement, les mesures d’hygiène, etc. 


Il est impossible d’étudier le ventre vide, s’exprime le directeur de l’écofo Gitamo. Avant l’introduction du Programme des cantines scolaires, le taux de réussite était évalué à 3,3% et le taux des abandons scolaires à 20%. Après l’introduction du programme, le taux de réussite est évalué à 94,4% voire 100% dans les tests nationaux et 1,4% d’abandons scolaires. Il a aussi dit que les enfants ont quitté l’école pour s’installer là où le programme est déjà installé.Cependant, M. Niyongabo a affirmé que l’école a initié des travaux d’accompagnement de ce programme comme complément alimentaire. Il cultive généralement des légumes comme les choux, les carottes, les aubergines sans oublier les arbres fruitiers. A côté, ils ont un élevage de lapins, de porcs et de poule. S’ils ont besoin d’argent, ils vendent un de ces animaux et achètent ce dont ils ont besoin. 

Un des enseignants à cette école a remercié le gouvernement du Burundi pour avoir introduit ce programme. Ils ont affirmé qu’avant, les élèves somnolaient pendant les cours, ce qui fait qu’ils ne comprenaient absolument rien, tout cela à cause de la faim. Ce Programme, une fois installé, tout le personnel a été initié sur les règles d’hygiène, nous raconte M.Niyongabo, tous les enfants ont maintenant l’habitude de se laver les mains avant de manger et à chaque fois quand ils reviennent des lieux d’aisance. Ils ont implanté des robinets, mais là où il n’y en a pas, ils ont instauré ce qu’ils ont appelé « honyora ukarabe » qui aide à se laver les mains sans toute fois toucher le récipient. Cela leur procure une éducation de base sur les règles d’hygiène ainsi qu’établir des jardins potagers chez soi. Les enseignants ont salué les conseils du ministre en charge de l’éducation de faire la même chose à la maison, c’est-à-dire aider les parents à constituer des jardins potagers, planter des arbres fruitiers, ainsi que le suivi des règles d’hygiène.

Aline Nshimirimana

 

MINISTERE EN CHARGE DE L’ENERGIE> Exposition des produits issus du secteur de l’énergie renouvelable

Le ministre en charge de l’énergie a promis d’aider les artisans dans ce secteur

00atyyi Dans le cadre de la promotion des énergies  renouvelables par des actions  adéquates de recherche  et de diffusion des technologies modernes ; le ministre de l’Hydraulique, de l’énergie et des mines, Côme Manirakiza a ouvert, le mercredi 15 janvier 2020 une semaine d’exposition des produits issus  des réalisations du secteur de l’énergie renouvelable. Il a promis aux artisans de les aider pour que leurs produits contribuent énormément à lutter contre la déforestation. 


S‘adressant à la presse, le ministre Côme Manirakiza a d’abord rappelé que cette exposition avait été précédée par une table ronde  entre l’administration publique et les partenaires techniques et financiers intervenant dans le secteur de l’énergie. « L’objectif de cette table ronde était d’analyser ensemble la problématique de la déforestation pour qu’on puisse mettre en place certaines mesures de financement afin que nous puissions aider les artisans à avoir d’autres sources de combustion surtout à base des déchets, des sciures et de la tourbe  », a-t-il indiqué.Le miministre Manirakiza se réjouit du fait qu’il y a une promotion de la fabrication des briquettes et du charbon à base des écorces des noix de palmes, des épis de maïs et autres.

« Il y a beaucoup d’innovations que nous sommes en train de découvrir à travers tout le pays ». Il a affirmé qu’il y a un problème de publicité pour que tout le monde soit au courant de la nouvelle technologie afin d’abandonner l’utilisation du charbon de bois. « Nous devons alors travailler en parallèle afin de planter les arbres à travers le programme «Ewe Burundi urambaye » et de mettre en place d’autres mécanismes de pouvoir produire du charbon sans faire recours à la déforestation ».Au niveau du ministère, Côme Manirakiza a indiqué que son ministère va faire l’inventaire  de tous les artisans dans ce secteur et pouvoir faire des publicités  pour que  leurs produits soient connus par tout le monde.Il a, enfin, réaffirmé que le gouvernement du Burundi, à travers le ministère de l’Hydraulique, de l’énergie et des mines, ne ménagera aucun effort afin de lutter contre la déforestation.                                                                          

 Moïse Nkurunziza

 

MINISTERE EN CHARGE DE L’HYDRAULIQUE> Promotion des énergies modernes

En vue de la substitution du bois-énergie

000ASEZRLe ministre de l’Hydraulique, de l’énergie et des mines, Côme Manirakiza, a ouvert, le mercredi 15 janvier 2020 ,  une table ronde sur la promotion des énergies modernes en vue de la substitution du bois-énergie. Cette activité a été organisée en vue de créer un cadre de mobilisation de financement, pour permettre à chaque intervenant dans le secteur des énergies renouvelables et des combustibles modernes, de donner sa contribution dans la réduction de la pauvreté dans toutes ses dimensions et de faire de l’accès aux services énergétiques modernes une composante majeure contribuant à la réalisation des objectifs de développement socio-économique.


Au Burundi, le bois de chauffage est utilisé à plus de 90% dans l’énergie. Si rien n’est fait, en 2045, aucun arbre ne sera plus debout. C’est le but du programme Ewe Burundi urambaye du gouvernement du Burundi qui va résoudre le problème de déforestation, de désertification de certaines régions du pays, etc. Dans son discours d’ouverture, le ministre de l’Hydraulique, de l’énergie et des mines, Côme Manirakiza, a rappelé qu’au Burundi, le bois-énergie continue de jouer un rôle de premier plan dans la production de l’énergie primaire, action qui est un facteur d’amenuisement de nos ressources forestières.  Le programme du gouvernement en la matière est de substituer le bois-énergie par les énergies renouvelables et les combustibles modernes, qui permettront, dans un proche avenir, de diminuer efficacement l’utilisation du bois-énergie et conduire ainsi à la sauvegarde de l’environnement et à la lutte contre les effets induits au changement climatique.Il a précisé que le fait que le bois-énergie est utilisé à plus de 90%, cela conduit à une situation de dépendance en bois-énergie des ménages, face à l’épuisement de plus en plus préoccupant des ressources forestières que confirment malheureusement beaucoup de rapports d’études.

Le pays enregistre un déficit en bois-énergie

 Pour le ministre Manirakiza, il est clair que le sujet du déficit du bois-énergie au Burundi devient de plus en plus un sujet préoccupant et que la satisfaction nécessite une redéfinition des politiques et stratégies sectorielles dans la perspective d’une bonne planification de la gestion des ressources forestières. Cependant, il est convaincu que les résultats de la table ronde, en ce qui concerne la maîtrise de l’information en tant qu’élément essentiel dans l’élaboration des politiques et programmes de développement et la disponibilité des données statistiques et fiables et périodiquement actualisées, aboutiront à une harmonisation des échanges et des points de vue et permettront de mieux outiller les stratégies sectorielles dans leurs actions futures de gestion durable du secteur forestier.

Selon la représentante du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Aminata Bâ,  l’augmentation considérable des besoins en énergie, les difficultés d’approvisionnement et la hausse durable des prix des ressources énergétiques, imposent de s’adapter aux modes de production et de consommation d’énergie. L’énergie, pilier fondamental du développement économique, politique et social, rappelle-t-elle, demeure un des principaux  défis auxquels les pays du continent africain sont confrontés. Relever ces défis devient essentiel pour les pays africains afin de tirer parti de leurs abondantes ressources renouvelables et mener à bien leur transition énergétique.Après les différents discours, les participants ont suivi différentes présentations. A cette occasion, une foire-exposition des produits de cuisson et une foire sont aussi organisées pendant trois jours. 

Aline Nshimirimana

 
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