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Economie, Sciences, Education/formation

ISTEEBU> Défis liés à la collecte des données statistiques

Parmi eux, le manque de culture statistique

 

IMG 2902La rédaction du journal Le Renouveau s’est entretenue, le vendredi 23 novembre 2018 avec le directeur général de l’Institut de statistiques et d’études économiques au Burundi (Isteebu), Nicolas Ndayishimiye,  sur les défis liés à la collecte des données statistiques. Il a fait savoir que parmi eux se trouve le manque de culture  statistique. 

 

Le directeur général de l’Isteebu a indiqué que le système statistique national burundais fournit des efforts pour rendre disponibles les données statistiques dans tous les domaines de la vie nationale. Selon M. Ndayishimiye, les données sont améliorées aussi bien en qualité qu’en quantité. Il a toutefois souligné qu’il y a des domaines qui ne sont pas encore couverts dans la disponibilité de ces données. L’exemple qu’il a adonné porte sur les statistiques liées à l’environnement et au changement climatique.  M. Ndayishimiye a fait savoir qu’il existe des statistiques qui ne sont pas encore disponibles parce que cela demande des moyens non moins importants pour leur collecte. Au niveau des défis, le directeur général de l’Isteebu a dit qu’il y a lieu de signaler trois grands défis majeurs. Le premier est en rapport avec le défi lié à la culture  statistique. L’on voit que les responsables des entreprises hésitent parfois à communiquer leurs données en pensant qu’elles seront utilisées pour des fins autres que des fins statistiques. Notre intervenant a aussi évoqué un autre défi  qui, lui, est lié au financement statistique pour les grandes enquêtes. Les grandes opérations statistiques notamment des recensements où le gouvernement doit pouvoir injecter des montants considérables et mobiliser des fonds auprès des partenaires techniques et financiers. Le troisième défi majeur est lié aux ressources humaines compétentes. « Nous avons des ressources humaines, mais nous ne les n’avons pas en quantités suffisantes. C’est pour cette raison que l’on se bat pour des formations statistiques à l’Université du Burundi. Si l’on arrive à former des personnes en ressources humaines qualifiées, nous resterons seulement aux deux premiers susmentionnés », a fait remarquer M. Ndayishimiye. L’appel que le directeur général de l’Isteebu lance à tous les Burundais via les médias, est que les gens sachent que la statistique, c’est un outil qui nous aide à rassembler toutes les informations aidant à la prise de décisions. « Si nous faisons des collectes, il faudrait que les personnes concernées soient coopératives dans la transmission des informations fiables », a-t-il dit. Au gouvernement, il s’est félicité que ce dernier ait amélioré le cadre institutionnel, encore faut-il que les moyens soient renforcés dans  le sens de les revoir  à la hausse. Par rapport aux partenaires de l’Isteebu, il les sollicite à l’accompagner  dans le financement statistique. 

EZECHIEL MISIGARO

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