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Assemblée nationale> Séance plénière

Le projet de  loi régissant le marché  des capitaux du Burundi, adopté à l’unanimité

Sous la présidence du président de l’Assemblée nationale du Burundi, Pascal Nyabenda, les députés se sont réunis, le mercredi 3 octobre 2018, dans leur séance plénière. C’était pour analyser et adopter le projet de loi  régissant le marché des capitaux du Burundi. Et, après plusieurs éclaircissements de la part du ministre Domitien Ndihokubwayo ayant les finances dans  ses attributions, sur les différentes questions des députés,   ces derniers l’ont adopté à l’unanimité.


DSC 0181Dans son exposé des motifs, Domitien Ndihokubwayo, ministre des Finances, du budget et de la coopération au développement économique, a d’abord informé qu’au moment où le Burundi et le Soudan du sud sont les  seuls pays de la Communauté est-africaine (CEA) qui ne disposent pas actuellement d’un marché boursier, la création d’un marché des capitaux pour le gouvernement du Burundi prendra le chemin d’une harmonisation des règles  de fonctionnement des marchés des capitaux nationaux et s’appuiera sur l’existence du marché boursier  au sein de chaque pays membre de la CEA. M. Ndihokubwayo a ajouté que, de plus le gouvernement du  Burundi, dans sa politique  visant la réduction de la pauvreté à travers le Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté I et II ainsi que la vision Burundi 2025, est conscient des imperfections en matière de financement des activités économiques et a développé la stratégie nationale du développement du secteur financier 2011-2017. « Et l’une des réformes les plus phares est la création d’un marché des capitaux pour faire face à un besoin criant des ressources longues pouvant servir à financer l’investissement et la croissance au  Burundi », a-t-il précisé. S’agissant de l’état du  secteur financier au Burundi, M. Ndihokubwayo a signalé que ce secteur est globalement réduit et présente  un degré  de diversification peu développé parce que leur activité se concentre le plus souvent sur le marché monétaire.  « Donc, les établissements bancaires burundais pâtissent dans leur activité de financement de l’économie caractérisée par un manque de ressources longues, qui ne leur permet pas d’ajuster leur offre de crédit à la rentabilité prévisionnelle des investisseurs industriels », a-t-il expliqué.

« Le marché des capitaux, un moyen efficace d’augmenter le volume de l’épargne à long terme »

M. Ndihokubwayo a  également  rappelé que  la croissance  économique dans une économie moderne repose sur un secteur financier intégré, efficient et efficace, qui mobilise convenablement les ressources intérieures et extérieures  pour le financement, à long terme pour les projets porteurs de croissance. Et c’est dans cette même perspective que le gouvernement du Burundi  avec l’appui de la CEA, a voulu initier ce projet de loi par la mise en place  du boursier en vue d’emboîter le pas aux autres pays de la sous région. Quant aux avantages de ce projet de loi pour les investisseurs  nationaux et pour le pays, il a  affirmé que le marché des capitaux  joue un rôle important dans le processus de privatisation des entreprises publiques, de recapitalisation des banques en besoin de capitaux et fournit aussi aux diverses collectivités locales, entreprises publiques et privées en plateforme pour lever  des fonds stables et diversifier les sources de financement. « De même, le marché des capitaux offre beaucoup d’avantages à l’économie nationale en facilitant les échanges entre les agents économiques et l’intermédiation du système financier », a mentionné M. Ndihokubwayo. 

Avit Ndayiragije

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