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ASSEMBLEE NATIONALE > Séance plénière du jeudi 12 avril 2018

Pour analyse et adoption du projet de loi de ratification de l’Accord portant création de la Banque africaine d’import-export

 

DSC 0889Le jeudi 12 avril 2018, l’Assemblée nationale a analysé et adopté à l’unanimité le projet de loi de ratification de l’Accord portant création de la Banque africaine d’import-export  (Afreximbank)  par la République du Burundi.  Comme l’a expliqué le ministre des Finances, du budget et de la privatisation, adhérer  à cette banque est la clé d’entrée pour bénéficier de ses appuis. 

 

Dans son exposé des motifs, le ministre des Finances, du budget et de la privatisation, Domitien Ndihokubwayo, a indiqué que l’Afreximbank a de l’expérience en appuis financiers et en personnel, et des compétences pour répondre aux exigences financières de l’Afrique, le Burundi compris. « La banque, a dit le ministre Ndihokubwayo, joue le rôle à la fois de fournisseur de crédits, de conseiller et de partenaire au développement. Elle offre une gamme variée de produits et de services qui répondent aux exigences du développement de l’Afrique. La banque a aussi pour objectif principal de fournir l’assistance financière et similaire aux entreprises des Etats membres qui, par leurs activités, contribuent au développement socio-économique de leurs pays respectifs ».

Des avantages ne manquent pas

M. Ndihokubwayo a ajouté qu’adhérer à la banque présente des avantages.  « L’adhésion du Burundi à l’Afreximbank présente des avantages considérables. Le Burundi va comme les autres pays membres, bénéficier, par le biais de ses institutions publiques et privées, de l’assistance financière que cette banque offre en vue de valoriser le développement. Grâce à l’assistance technique et financière de la Banque africaine via Afreximbank, le Burundi pourra renforcer les efforts soutenus de lutte contre la pauvreté, notamment en montant des projets qui répondent aux exigences de la banque, en créant des entreprises pour contribuer à la création d’emplois et accroître le niveau de vie de la population. Ainsi, adhérer à cette banque est la clé d’entrée pour bénéficier de ses appuis », a-t-il précisé.Pour le ministre Ndihokubwayo, le Burundi a un grand potentiel économique à mettre en valeur pour décoller économiquement, par exemple si des efforts sont centrés sur le développement de l’agriculture ou sur le développement du tourisme grâce aux parcs nationaux, aux nombreux lacs, aux aires protégées et aux nombreux sites touristiques, par le renforcement de la culture nationale et la promotion des valeurs culturelles positives qui lui permettront de répondre plus adéquatement aux nombreux défis sociopolitiques et socioéconomiques auxquels il fait face. M. Ndihokubwayo a également souligné que la Banque africaine d’import-export permettra de capitaliser d’importantes ressources naturelles, notamment minières et hydroélectriques, dont la valorisation pourrait avoir des impacts substantiels sur la croissance économique et la création d’emplois, d’autant plus que le potentiel minier sous-exploité pourrait offrir de réelles opportunités à moyen et long termes avec des réserves importantes en minerais.  Après de légers amendements de forme,  le projet de loi de ratification de l’Accord portant création de la Banque africaine d’import-export par la République du Burundi a été adopté à l’unanimité par l’Assemblée nationale.
Jean Bosco Nkunzimana

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