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Société> Relations entre les filles domestiques et leurs employeurs

Des opinions divergentes

 

DSC00102Les relations entre les filles domestiques et leurs employeurs sont parfois bonnes ou mauvaises. Des fois, ces filles accusent leurs patrons de les maltraiter et affirment qu’elles subissent quelques fois des violences domestiques. Les employeurs par contre répliquent qu’ils passent souvent de côté les fautes que ces filles font pour éviter de les changer  tout le temps. 

 

Anastasie M. est une fille domestique du quartier Kigobe sud. Elle a fait savoir qu’elle est originaire de la province de Kayanza. « Quand j’étais encore sur ma colline natale, j’ai téléphoné mon amie qui travaille dans la mairie de Bujumbura pour me chercher un travail de domestique. Quand elle l’a trouvé, elle m’a demandé de venir pour commencer. Au moment de discuter avec ma patronne, elle n’a pas précisé qu’elle n’aime pas les gens qui viendraient me rendre visite. Après deux mois de travail, elle a commencé à m’insulter en m’ordonnant de ne plus amener des visiteurs dans sa maison. Moi, j’ai jugé ses propos d’injustice parce que personne ne peut vivre isolé surtout qu’on n’est pas chez soi», a-t-elle dit.Elle a indiqué que les disputes avec sa patronne n’ont pas cessé. Par conséquent, ses amies lui ont conseillé de déménager pour chercher un travail ailleurs. Quand elle a trouvé ce dernier, elle a précisé qu’elle a subi des mauvais traitements de la part de ses employeurs. « Quand une assiette ou un thermos est cassé, ils m’obligent de payer en prétextant que je devais prendre soins de leurs biens. Par conséquent, je touche un salaire insuffisant à la fin du mois. Des fois, a-t-elle expliqué, les employeurs ne veulent pas collaborer avec leurs domestiques. Certains les traitent même comme des esclaves. Ils ne pensent pas qu’après tout, ils sont des êtres humains. Donc, qu’ils doivent bénéficier des droits fondamentaux comme tout autre être humain», a-elle mentionné.

Certains domestiques sont responsables des traitements qu’ils subissent

T. Nyankobwa a quant à elle, fait un clin d’œil à toutes les filles domestiques. Elle a indiqué que en ces jours, beaucoup de filles se trompent les unes les autres. « Une fille maligne qui change souvent d’employer conseille ses amies de faire ainsi. Si par malheur l’une de ces dernières est renvoyée de son travail sans avoir trouvé un autre, elle peut passer une nuit dans la rue. Par conséquent, elle peut subir différentes violences, surtout sexuelles. Et elle peut retourner chez elle avec une grossesse. Cette dernière vient s’ajouter aux autres problèmes. Ceci parce que, quand la fille en question a quitté chez soi pour chercher du travail à Bujumbura, elle a des besoins qu’elle voulait satisfaire. Dans ce cas, tout tombe en annulation », a-t-elle mentionné.Vu ces problèmes auxquelles les filles domestiques peuvent s’exposer, Mlle Nyankobwa conseille ses consœurs de bien se comporter en se souvenant des objectifs qui les font descendre à Bujumbura. «  Je dis cela parce que certaines ne veulent pas accepter de mauvais traitements. Ils oublient que dans la vie, tout n’est pas rose. Et, pour arriver à un objectif fixé, on doit passer dans les montagnes et les vallées pourvu qu’on arrive à l’objectif voulu. 

Les employeurs regrettent les comportements de certaines filles domestiques

C. Kankindi a fait savoir qu’en ces jours, certaines filles domestiques ont des comportements bizarres. « Un employeur peut faire tout à sa domestique. Elle lui donne tout ce dont elle a besoin à part son salaire. Même quand elle tombe malade, c’est son employeur qui se charge de la faire soigner et d’acheter pour elle les médicaments. Mais, quand cette domestique ne fait pas convenablement son travail, elle n’accepte pas lui fasse que sa patronne des remarques. Elle  considère toujours  ces dernières comme des insultes. C’est les domestiques se racontent d’ailleurs quand elles se rencontrent les dimanches ou d’autres jours dans les quartiers », a-t-elle signalé.Notre source a ajouté que certaines domestiques ne se souviennent pas souvent des bienfaits que leurs patrons leur ont faits. Il leur suffit seulement d’avoir quelqu’un qui les intéresse avec une augmentation d’au moins 1 000 FBu, elles déménagent sans même avertir.Elle a néanmoins regretté le comportement de certains employeurs qui, au lieu de bien traiter leurs domestiques, les considèrent  comme des esclaves. Certains disent même qu’il y a de la nourriture réservée seulement aux domestiques. Ces gens oublient que tous les repas sont préparés par ces mêmes domestiques. Et si par malheur, ils engagent une domestique méchante, elle peut  poser un acte très méchant envers leurs enfants ou toute la famille.Elle a terminé en faisant un clin d’œil aux filles domestiques et à leurs employeurs en les conseillant d’entretenir de bonnes relations pour une bonne marche des travaux ménagers.
ROSE MPEKERIMANA

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