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Editorial > Donnons tous ensemble la réponse aux questions légitimes de la femme

Le peuple burundais s’est associé, le 8 mars dernier, aux autres peuples du monde, pour célébrer la Journée internationale de la femme sous le thème déjà cité et paraphrasé récemment dans ces mêmes colonnes et qui, sied-il de le rappeler, est le suivant : «Mu mitumba no mubisagara, twese ku kivi, duhindure ubuzima bw’abakenyezi». Un thème qui, autorisons-nous encore de le paraphraser, invite tous les Burundais vivant et travaillant dans les centres urbains et dans tout le Burundi profond à œuvrer collectivement et efficacement à la transformation de la vie des femmes.Le peuple burundais s’est associé, le 8 mars dernier, aux autres peuples du monde, pour célébrer la Journée internationale de la femme sous le thème déjà cité et paraphrasé récemment dans ces mêmes colonnes et qui, sied-il de le rappeler, est le suivant : «Mu mitumba no mubisagara, twese ku kivi, duhindure ubuzima bw’abakenyezi». Un thème qui, autorisons-nous encore de le paraphraser, invite tous les Burundais vivant et travaillant dans les centres urbains et dans tout le Burundi profond à œuvrer collectivement et efficacement à la transformation de la vie des femmes.Les Burundais de toutes les ethnies, de toutes les régions, de toutes les sensibilités politiques, de toutes les appartenances philosophiques et religieuses, sont conviés à cette tâche commune en faisant de leur mieux pour l’épanouissement total de la femme, car il est inconcevable que nous, aujourd’hui, acceptons que soit souillée la promotion des droits de la femme.Présidées par le chef de l’Etat Pierre Nkurunziza aux côtés de son épouse Denise Nkurunziza, les cérémonies marquant la célébration de la Journée internationale de la femme se sont déroulées, comme initialement prévu, au chef-lieu de la province de Kayanza, au nord du pays, en présence d’une foule immense dont naturellement des femmes venues célébrer dans une mobilisation sans précédent, la Journée qui leur est annuellement dédiée.Les orientations du premier responsable de la nation concernant la Journée du 8 mars 2018 s’inscrivaient dans la droite ligne du thème central s’y rapportant aucun Burundais aimant profondément son pays ne pouvant se soustraire à ce qui doit être fait pour l’épanouissement total de la femme. De son message, il ressortait, dans sa préoccupation majeure, le souci du chef de l’Etat de voir la femme jouir pleinement de tous ses droits. Avant les cérémonies de Kayanza, le ministre en charge du genre Martin Nivyabandi, avait indiqué que la femme burundaise est fondamentalement considérée dans les actions initiées et conduites par le gouvernement, mais qui appellent le concours de tous, comme nous l’y invite le thème central de la Journée internationale de la femme. Quel gouvernement peut-il concevoir et réaliser un projet de société démocratique dans lequel se reconnaîtrait chaque Burundais de chair et de sang, ivre d’amour pour son pays, de justice, d’égalité et de liberté pour ses semblables, en ne tenant pas compte des aspirations légitimes de la femme ?Avant de rédiger cet éditorial, nous écoutions une des radios étrangères citant un journaliste de l’Afrique de l’Ouest en ces termes : « Une journée sur 365 jours par an et une gerbe de fleurs peuvent-elles  suffire pour atténuer les souffrances des femmes ? ». Ce journaliste savait de quoi il parlait dans cette partie du continent africain où l’évolution des mentalités en faveur des femmes est encore, hélas, trop lente, celles-là même qui, hier, donnaient encore le meilleur d’elles-mêmes pour le salut du continent, pour la liberté des peuples africains qui se retourne contre elles, au moment où l’humanité croit avoir atteint le siècle le plus moral de son histoire, si tourmentée pourtant. En rédigeant cet éditorial, nous avions sous nos yeux le message à la nation du chef de l’Etat à l’occasion du Nouvel An 2018, dans lequel il est question d’une ordonnance ministérielle fixant la bonne conduite et protégeant les mœurs dans les écoles d’enseignement public et privé. Les femmes burundaises ne peuvent que s’en réjouir, au moment où elles célèbrent la Journée qui leur est annuellement dédiée.
Louis Kamwenubusa

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