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14 FEVRIER 2018> Mercredi des Cendres

«S’imposer les cendres est un signe de repentance »

 

DSC 2853Le mercredi 14 février 2018, les chrétiens du monde entier célèbrent la fête des cendres. Les cendres constituent un signe d’humilité, donc un signe de repentance que les chrétiens s’imposent. 

 

Comme  l’a indiqué le père Félix Barutwanayo, dans un entretien qu’il a accordé à la rédaction du journal Le Renouveau le lundi 12 février 2018, la célébration de la fête des cendres est un signe que les chrétiens  commencent une période importante de conversion. C’est une période où tous les chrétiens sont invités à faire quelques efforts  dans leur vie spirituelle en essayant de ressembler davantage à Jésus Christ. Les cendres constituent un signe qui montre l’humilité, donc un signe de repentance que les chrétiens s’imposent.   Selon l’abbé Barutwanayo, il y a quelques symboles qui sont utilisés notamment les paroles qui nous sont dites au moment de l’imposition des cendres. Dans le temps, on disait « Tu es venu de la terre et tu y retourneras ». Mais actuellement, a dit l’abbé Barutwanayo, une nouvelle formule est utilisée. Il s’agit de « Convertis-toi  et crois en l’Evangile ». Cela veut dire qu’avec la vie et l’incarnation de Jésus Christ, nous avons quand-même une vision positive de notre vie.La fête des cendres, a fait savoir l’abbé Barutwanayo, indique aussi que les chrétiens  commencent une période importante en vue de célébrer la Pâques qui est la fête par excellence pour tous les chrétiens. Par la Pâques, les chrétiens commémorent l’accomplissement des actes du salut que Dieu a accompli pour nous. Nous ne croyons pas que nous nous sommes faits pour mourir éternellement mais plutôt pour vivre éternellement. C’est notre espoir en tant que chrétiens, a dit l’abbé Barutwanayo. C’est Jésus que nous imitons, nous embrassons le chemin qu’il nous a tracé, a-t-il ajouté. Pendant ce temps du carême, les chrétiens prennent un moment spécial pour commémorer cela, c'est-à-dire cette histoire du salut. En commençant le mercredi des cendres, les chrétiens ont un regard fixé sur la Pâques.

Un jeûn qui n’est pas une privation pour accumuler

Dans l’église primitive, l’abbé Barutwanayo a précisé que cette période du Carême durait 3 semaines. A un certain moment, elle a été étendue à 40 jours. Ces derniers symbolisaient les 40 jours que Jésus a passé au désert en train de prier et de jeûner.  Nous aussi les chrétiens, nous essayons de passer par cette période de purification et à nous engager à la mission de Dieu. Ces 40 jours, précise l’abbé Barutwanayo, nous font écho aux 40 ans que le peuple d’Israël a passé au désert de Sinaï en cheminant vers la terre promise. Cette dernière est aujourd’hui la résurrection de Jésus Christ, c’est la vie éternelle. Elle est aussi une période de préparation  des catéchumènes qui reçoivent le baptême la veille de Pâques.  Au cours de cette période du Carême, a fait savoir l’abbé Barutwanayo, les chrétiens sont en général invités à mener une vie très intense de prière, de pénitence, d’abstinence et de jeûne. Mais ce jeûne n’est pas une privation pour accumuler mais plutôt un jeûn qui ouvre au partage où les chrétiens sont invités de s’ouvrir davantage aux plus démunis. Quant à la coïncidence des cendres et la fête de Saint Valentin,  M.Barutwanayo a invité les chrétiens à choisir et à suivre l’essentiel. Les gens pourraient avoir leur occasion de célébrer la Saint Valentin sous une autre manière en s’ouvrant surtout à ceux qui manquent d’amour, c'est-à-dire les pauvres, en acceptant les privations.

Martin Karabagega

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