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SOMMET DU FOCAC>Les attentes de la république du Burundi

Elles sont à la fois régionales et nationales

 

DSC0044La République populaire de  Chine envisange toujours améliorer les relations avec l’Afrique dans le but de l’aider. Pour consolider ces relations,  il a été établi un cadre d’échanges entre ces deux parties qui se tient tous les trois ans. En effet, en guise des activités de la première session de la 13e Assemblée populaire nationale, le ministre chinois des Affaires étrangères,Wang yi, a déclaré dans une conférence de presse, qu’un sommet des chefs d’Etat va se tenir en septembre entre la Chine et l’Afrique. Pour connaître les attentes de l’Afrique en général et celles du Burundi en particulier le journal Le Renouveau(L.R) s’est entretenu avec l’ambassadeur de la république du Burundi en Chine, Martin Mbazumutima(M.M). Il a indiqué que les attentes sont de deux sortes. Il a commencé à parler des relations sino-afrique. 

 

L.R. : Monsieur l’ambassadeur, actuellement la Chine est ouverte à tout le monde, en démontre l’initiave  « la ceinture et la route » qu’elle a lancée dernièrement. Qu-est ce qui prouve réellement que l’Afrique coopère bien avec  cette puissance ?

M. M Les relations entre la Chine et l’Afrique se portent bien. C’est à travers le Forum de coopération Afrique-chine (Focac) qui est une plate forme des rencontres entre l’Afrique et la Chine que ces dernières s’observent. Normalement, pour renforcer ces relations, il est prévu une réunion ministérielle tous les trois ans. La dernière réunion a eu lieu en 2015 en Afrique du Sud. Pour cette année-ci, le Focac se réunira à Beijing en Chine.

L.R : Oui, effectivement le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang yi, a recemment déclaré qu’il y aura en septembre 2018 ce genre de réunion. Qu’ est-ce qui est spécial pour cette année ?

M. M. : La réunion de cette année sera fructueuse. Ce qui est spéciale est que les deux parties sont convenues que cette réunion soit élévée au niveau du sommet des chefs d’Etat. Ce sont les chefs d’Etat et de gouvernements qui se rencontreront à Beijing.

L.R. Quels  sont les attentes de l’Afrique en général et du Burundi en particulier?

M.M. : L’Afrique a beaucoup d’attentes. Elles sont d’abord au niveau de l’Afrique en général  et chaque pays a ses attentes selon sa situation géographique étant donné que ce continent réalise ses projets suivant ses subdivisions régionales. Pour le Burundi, il va profiter des projets intégrateurs que la région de la Communauté de l’Afrique de l’Est pourrait présenter étant donné qu’il fait partie de cette entité régionale. Ce sommet va aussi avoir des répercussions sur des relations bilatérales. Nous espérons que le niveau des échanges commerciaux pourrait augmenter. De plus, nous espérons aussi que grâce à ce sommet, beaucoup d’entreprises chinoises de production pourront venir investir au Burundi.

L.R. : Que dites vous de la question de l’énergie ? Ne pourrait-elle pas être un obstacle à ces investisseurs ?

M. M. : La question d’énergie est une question cruciale non seulement au Burundi mais également pour toute l’Afrique. Ce qui est important c’est la construction de moyens de production . Et, le gouvernement burundais est en train de faire tout son possible pour que d’ici peu de jours, cette question ne soit plus un obstacle aux investisseurs au Burundi. Un certain nombre de barrages est en train d’être construits comme celui de Jiji-Murembwe et d’autres. Les relations bilatérales entre la Chine et le Burundi, se sont améliorées d’année en année dépuis 1971. Aujourd’hui ce sont des relations qui sont surtout au niveau diplômatique, éducatif, culturel, économique, ... qui s’observent. En effet, il y a beaucoup d’échanges entre les autorités chinoises et burundaises, en démontre la visite du Vice-président chinois au Burundi en 2017. Plus de cent cinquante étudiants poursuivent leurs études en Chine. Il y a des agronomes chinois qui sont au Burundi pour appuyer dans le domaine de l’agriculture notamment au niveau de la recherche. Il y a aussi des activités qui ont été réalisées par des entreprises chinoises au Burundi à savoir la construction de l’Ecole normale supériure, de l’Hôpital de Mpanda ainsi que la fourniture des matériels dudit höpital, la construiction de trois écoles primaires dans les villages, etc…. Actuellement, le palais présidentiel est aux travaux de finissage. Tout cela démontre que la Chine à travers son ambassade au Burundi veut voir ce dernier dévélopper. 

Vincent Mbonihankuye

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