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Zone urbaine de Kanyosha > Exercice du droit civique

La population s’exprime

 

DSC 2943L’enrôlement des électeurs pour le référendum constitutionnel de mai 2018 et les élections générales de 2020 a débuté le 8 février 2018, dans toutes les communes et collines du Burundi, pour prendre fin le 17 février 2018, selon le communiqué de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Cinq jours après le lancement de cette activité, pas mal de citoyen burundais se sont déjà fait enrôlés. La rédaction du quotidien « Le Renouveau » s’est entretenue avec certains de ceux qui venaient de se faire enregistrer dans  la zone urbaine de Kanyosha, à propos de l’importance du geste qu’ils venaient de poser.  

 

Rencontrés sur un des centres d’inscription de la zone urbaine de Kanyosha, certaines gens se sont exprimées sur le geste qu’ils venaient de poser de se faire inscrire au rôle d’électeur pour le référendum constitutionnel de mai 2018 et pour les élections générales de 2020. Ils se sont réjouis de cette activité d’enrôlement des électeurs pour les prochaines élections car, selon eux,  c’est une occasion offerte à la population d’élire elle-même ses propres dirigeants. D’après François Nibogora, c’est une occasion en or donnée au peuple d’exercer leur droit civique en tant que citoyen burundais. A propos de l’exercice du droit civique, M. Nibogora a déploré le fait qu’il y a des gens qui ne veulent pas aller se faire inscrire pour élire les dirigeants. « C’est se priver eux-mêmes de leur droit ». Pour Bertrand Ingabire, c’est se priver du droit de jouir de leur citoyenneté. Il trouve que l’exercice du droit civique a une grande importance en ce sens que cela donne  le droit à quelqu’un non seulement d’élire lui-même ses dirigeant mais aussi de leur demander de lui rendre des  comptes. En définitive, tous nos interlocuteurs ont émis le souhait qu’il n’y ait pas de gens qui se comportent comme des étrangers, des prisonniers ou des malades mentaux qui n’ont pas le droit d’élire. D’où ils ont fait appel au peuple burundais d’aller se faire enrôler massivement pour pouvoir exercer leur droit civique. Selon Fidélité Maniragaba, « Peu importe leur appartenance politique ou leurs idéologies politiques, l’important est que tout burundais puisse exercer son droit civique en élisant oui ou non  la Constitution ou tel ou tel autre dirigeant ». 

Astere Nduwamungu

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