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Entretien> Avec un jardinier

Entretien>Sur les avantages que lui procure son métier

 

IMG 093051A cause de la vie à la campagne qui devient de plus en plus difficile, beaucoup de gens de l’intérieur du pays, préfèrent quitter leurs toits familiaux et descendre à Bujumbura pour chercher du travail.  Même si certains d’entre eux parviennent à gagner leur vie facilement, il y en a d’autres qui n’y arrivent  pas.  

 

La rédaction du journal Le Renouveau s’est entretenue le mercredi 10 janvier 2018, avec le jardinier Stanislas Nyandwi  natif de la province de Kayanza qui est à Bujumbura  et qui était en train de vaquer à ses activités. Celui-ci a dit que dès sa descente, au lieu de rester mains croisées, il a préféré s’associer avec les autres tâcherons de la Regideso en formant une association dénommée « Best Eden Garden » sise à Rohero afin de gagner la vie. M. Nyandwi  affirme que son travail lui procure beaucoup d’avantages.   Il a construit sa maison et a fondé son foyer grâce à son métier de jardinage.  « Je viens de passer  deux ans étant membre de l’association  « Best Eden Garden ».  Depuis que J’ai adhéré à cette association, nous avons gagné la confiance de beaucoup de  gens qui nous donnent souvent du travail et j’ai gagné de l’argent.  J’ai pu construire  ma maison sur ma colline natale, j’ai fondé mon foyer et  je trouve facilement tout ce dont j’ai besoin, y compris le loyer de la maison ici à Bujumbura. Au cas où l’un ou l’autre membre de ma famille tombe malade, je n’ai pas de peine à le faire soigner. Même si je n’ai pas d’argent liquide sur moi, je l’emprunte auprès de mes amis et je leur rembourse après », a déclaré M. Nyandwi.M. Nyandwi fait également savoir que leur association est beaucoup utile à ses membres car, si un tombe malade et que son cas est porté à la connaissance de l’association, il partage le butin du travail  fait en son absence avec les autres. Il en est de même en cas de congés.  M. Nyandwi fait un clin d’œil aux jeunes gens qui ne veulent pas travailler et perdent leur temps sur les lieux publics, en disant qu’ils ne gagnent rien ou gagnent  peu d’argent, de changer de mentalité et de ne pas sous-estimer le travail car, il n’y a pas de sot métier. 

Evelyne Habonimana

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