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COMMUNE BUGABIRA> Célébration de la Journée mondiale de lutte contre le sida

Sous le thème : « L’accès à la prévention et la prise en charge des PVVIH est un droit à la santé »

0a1201La Journée mondiale de lutte contre Sida au niveau national a été célébrée au chef-lieu de la commune Bugabira en province de Kirundo le vendredi 1er décembre 2017. Les cérémonies ont été rehaussées par la présence de la Première dame du pays Denise Nkurunziza en qualité de Représentante de l’organisation des Premières dames d’Afrique contre le VIH/Sida. Pour elle, aucun enfant ne devait être infecté par le VIH étant donné l’existence du protocole PTME (protection transmission mère enfant). 

Au cours de ces cérémonies, le gouverneur de la province de Kirundo Melchior Nankwahomba a fait savoir que sur plus de cent milles personnes dépistées dès le début de l’année 2017, les résultats ont montré que 5317 sont positives. Et de regretter que parmi ceux-ci, plus de 2000 ont moins de 18 ans.Quant à elle, la ministre de la Santé publique  et de lutte contre le sida Josiane Nijimbere a annoncé que le Burundi, comme les autres pays, se retrouve dans la course pour réaliser l’objectif mondial 909090 de 2030 ; c’est-à-dire 90% de la population soit dépistée, 90% des dépistés et positives doivent être sous ARV et 90% des PVVIH avec charge virale indétectable. Pour atteindre cet objectif, au Burundi les chiffres de ceux qui se font dépister est passé de 43 771 en 2010 à 1 598 625 personnes en 2016. Les centres de dépistage sont passés de 399 en 2010 à 1236 en 2016. Les centres offrant le protocole PTME sont passés de 119 en 2010 à 1018 en 2016. Quant aux centres de prise en charge des PVVIH, ils étaient 399 en 2010 au moment où ils sont à 1236 en 2016. Les personnes qui se sont dépistées positives sont passées de 22 735 en 2010 à 61314 PVVIH avec la fin du mois de juin 2017.


Un combat de tous sans exception

 Dans son discours de circonstance, la Première dame du pays Denise Nkurunziza a fait savoir à la population de la commune Bugabira que cette journée se célèbre à ce jour au niveau national pour se joindre aux autres dans le combat de lutte contre le VIH/Sida. Chaque Burundais est appelé à mener ce combat commun afin d’arriver à zéro infection. Et de lancer un appel à la population burundaise, aux institutions burundaises à doubler d’efforts pour arriver à l’objectif de ne plus enregistrer de nouvelles infections au VIH.Denise Nkurunziza a en outre indiqué que ledit combat consiste à prendre en charge les PVVIH (Personne vivant avec le VIH) en leur procurant des médicaments ARV (Antirétroviraux) afin de garantir le minimum de leur santé. Revenant sur le thème retenu pour cette année 2017 à savoir « L’accès à la prévention et à la prise en charge des PVVIH, la Première dame a invité le ministère de la Santé publique et de lutte contre le Sida à être un modèle. Et ce, en travaillant dans la synergie avec différentes associations, les familles, les associations des PVVIH, les organisations internationales œuvrant dans la lutte contre le Sida et toutes les parties prenantes afin d’arriver à arrêter les nouvelles infections et ainsi garantir la bonne santé de la population pour un développement durable.
Aucun enfant ne devait naître avec le VIHLa Première dame du pays a regretté que malgré tous les efforts consentis et l’étape satisfaisante déjà atteinte dans la lutte contre le VIH/Sida, il y a des mères qui continuent à transmettre ce virus à leurs enfants pendant la grossesse, l’accouchement et l’allaitement alors qu’actuellement, la médecine est capable de protéger l’enfant dans le sein de sa mère et au moment de la naissance. D’où une sensibilisation encore accrue est nécessaire pour que la population burundaise dans son ensemble en général et en particulier les PVVIH sachent que la PTME est belle et bien là pour protéger l’enfant.L’épouse du chef de l’Etat a appelé toute la population burundaise à se faire dépister pour que chacun connaisse son état de santé. Un accent particulier est à mettre sur les femmes enceintes. Leurs maris sont appelés à les soutenir dans cet acte. Elle a pour cela appelé toutes les femmes enceintes à se faire dépister durant le premier trimestre de leur grossesse afin qu’une fois détéctées positifs, les structures de soins leur mettent sous la PTME.

Soutenir les PVVIH, un des piliers de lutte contre le Sida

Conformément au thème choisi pour cette année, la Première dame Denise Nkurunziza a laissé entendre que les PVVIH ne doivent en aucun cas ne pas bénéficier d’un soutient de leurs voisins. Pour cela les voisins sont appelés à ne pas discriminer les PVVIH.Malgré les efforts et l’étape déjà franchie dans la lutte contre le Sida, Mme Nkurunziza a rappelé que jusqu’à ce jour, il n’y a ni vaccin ni médicament contre le VIH/Sida. D’où certains comportements sont à bannir afin d’arriver à zéro infection. Elle a entre autres cité le phénomène de concubinage qui s’observe encore dans certaines localités, la fornication chez les jeunes, les violences sexuelles, la consommation des drogues, etc. ces actes sont des facteurs de multiplication du VIH/Sida.Selon les statistiques de l’Onu sida, les PVVIH sous ARV n’ont pas cessé d’augmenter  au Burundi. C’est  ainsi  que  les chiffres sont passés de 600 en 2002 à plus de 52 000 personnes en 2016. Quant au protocole de PTME, 9 sur 10 femmes vivant avec le VIH et enceintes s’y retrouvent. Ce qui est un pas très important par rapport à d’autres pays de l’Afrique subsaharienne, a-t-on appris sur place

Amédée Habimana

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