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CICR > Atelier des journalistes d'Afrique francophone

Sur le droit international humanitaire

0baa1Conflit armé et droit international, nouvelles opportunités digitales, quels enjeux pour les médias? Tel est le thème central d'un atelier de formation des journalistes d'Afrique francophone, qui se tient  à Dakar, la capitale du Sénégal, depuis le mardi 28 novembre 2017. Le but de l'atelier est d'aider ces journalistes à mieux comprendre le droit international humanitaire (DIH) et quand il s'applique.


Les expressions «droit international humanitaire » (DIH), « droit des conflits armés » et « droit de la guerre» peuvent être considérées comme synonymes. Le Comité international de la Croix-rouge (CICR), les organisations internationales, les universités et les Etats tendent à utiliser de préférence «droit international humanitaire » ou « droit humanitaire ».Comme il l'a dit dans sa présentation, le responsable du Centre régional de communication du CICR, délégation de Dakar, Jean-Yves Clemenzo, le DIH se compose de règles destinées à s'appliquer durant les conflits armés afin de protéger, pour des motifs humanitaires, les personnes qui ne participent pas ou plus aux hostilités et de limiter les moyens et méthodes de guerre.Pour cela, ajoute-t-il, le DIH joue un rôle important dans la protection et le respect de la dignité de l'Homme. Malheureusement, beaucoup l'ignorent. Comme les journalistes jouent un rôle important dans la manière dont le public et les communautés voient le monde, il s'avère nécessaire qu'ils connaissent et sachent transmettre une information riche et sûre pour le plaidoyer des sans voix et des personnes nécessitant un secours.


La formation en DIH est plus qu'une nécessité

Jean-Yves Clemenzo a , en plus, fait savoir que la formation en DIH est plus que nécessaire.«Pourquoi l'atelier? Il va permettre aux journalistes bénéficiaires de mieux comprendre comment le DIH s'applique aux civils, aux malades, aux blessés et aux détenus; à mieux comprendre les violations et les crimes qu'ils couvrent, à comprendre les limites de leur protection en tant que civils et mieux interagir avec les ONGs humanitaires. Il faut que le DIH soit connu de tous», a précisé M. Clémenzo. Pour Ernest Sagaga de la Fédération internationale des journalistes, c'est aux journalistes de trouver des termes clairs et simples pour parler de ce droit pour sa promotion; car la compréhension des termes juridiques pose un problème surtout pour un grand nombre de communautés.

Jean Bosco Nkunzimana

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