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PROVINCE DE BUJUMBURA> Seize jours d’activisme de lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles

Sous le thème : « Ne laissons personne de côté, mettons fin aux violences faites aux femmes et aux filles »

0adc1Le Deuxième vice-président de la République, Joseph Butore a procédé, le samedi 25 novembre 2017, au lancement officiel de la campagne des 16 jours d’activisme  de lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles, édition 2017 en commune Kabezi de la province de Bujumbura. Le thème retenu    est   « Ne laissons personne de côté, mettons fin aux violences faites aux femmes et aux filles ».


Les cérémonies ont  débuté par un défilé des femmes des différentes associations et des élèves. Prenant la parole, la coordinatrice résidente du système des Nations unies au Burundi, Suzanne Ngo-Mandong, a indiqué que les violences basées sur le genre se rencontrent partout, tous les jours et pas seulement dans les situations de crises. Une femme sur trois  dans le monde a été victime de violences, a dit Mme Mandong. Au Burundi, a précisé Mme Mandong, des avancées notoires ont été faites. Il est cependant nécessaire de poursuivre et de renforcer les politiques publiques et les moyens dédiés à la prévention et à l’accompagnement des femmes ainsi que le soutien aux associations  engagées dans la lutte contre les violences.Pour Mme Mandong, les violences faites aux femmes représentent l’expression la plus brutale de l’inégalité des sexes. Il s’agit des violences qui sont exercées sur les femmes en raison de leur simple condition de femmes, parce que leurs agresseurs considèrent qu’elles sont dépourvues des droits élémentaires, de liberté, de respect et de capacité de décision. Aux souffrances de ces femmes, nous ne pouvons pas répondre par le silence, a-t-elle dit. 

La part de chacun est indispensable  pour éradiquer ces violences

Dans son discours, le ministre des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre, Martin Nivyabandi, a fait savoir que chaque année, à partir du 25 novembre jusqu’au 10 décembre, le Burundi se joint au monde entier pour organiser la campagne des 16 jours d’activisme de lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles. Le thème de cette année montre que la part de tout un chacun est indispensable pour éradiquer ce phénomène amer au Burundi. Ces enseignements doivent parvenir à toutes les couches de la population. M. Nivyabandi a indiqué qu’il faut aider toutes les victimes de ces violences sans aucune distinction. Quant aux femmes et filles victimes de ce fléau, elles doivent se rendre dans des centres qui aident les victimes des violences et recevoir tout ce qui est nécessaire pour leur rétablissement. Il ne faut pas qu’il y ait des femmes et filles victimes de violences qui restent cachées de peur d’être stigmatisées, a-t-il insisté. 

Les auteurs des violences  ne sont pas non plus épargnés des conséquences néfastes

Dans son discours de circonstance, le Deuxième vice-président de la République, Joseph Butore, a indiqué qu’au Burundi, les femmes sont nombreuses parmi les victimes des violences basées sur le genre. Les hommes et les garçons, auteurs des violences basées sur le genre, ne sont pas non plus épargnés des conséquences néfastes. Ils peuvent attraper les maladies sexuellement transmissibles y compris le VIH/sida. Le Deuxième vice-président de la République a fait un clin d’œil aux hommes et aux garçons qui sont encore dans les ténèbres  qu’il n’y a aucun bénéfice dans ces actes  de violences à l’égard des femmes et filles.Comme c’est connu, la femme a une importance capitale dans le développement familial et du pays. C’est pour cette raison qu’il faut faire tout pour combattre tout éventuel acte qui peut mettre en cause la vie  et le droit de la femme. Il a alors rappelé que lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles est le moyen le plus précis de soutenir le développement inclusif, a dit M. Butore. Le Deuxième vice-président a également conseillé certains hommes qui n’aident pas leurs épouses  dans les divers travaux préférant passer leur temps à déambuler de se ressaisir. Il a demandé aux parents d’initier leurs enfants à faire tous les travaux. Qu’il n’y ait personne qui fait la sourde oreille en ce qui concerne la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles. M. Butore a enfin demandé à tous ceux qui œuvrent dans le domaine  de la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles de prévoir comment les enseignements de lutte contre ce fléau puisse parvenir aux femmes et aux filles vivant avec le handicap de sourd-muet et de malvoyant.

Martin  Karabagega

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