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ENTRETIEN> Fonctionnement des clubs scolaires

«Sans les moyens, il est impossible d’engager ces clubs»

 

DSC01485Les clubs scolaires sont d’un grand intérêt dans le cursus de formation mais leur continuité demande la motivation des élèves et des enseignants sous les frais de l’école avec une petite contribution des parents. C’est ce qui ressort d’un entretien avec le responsable chargé du parascolaire au lycée du Saint Esprit.  

 

Selon Gilbert Nduwayo chargé de la discipline et du parascolaire au lycée du Saint Esprit, la place des clubs scolaires dans le cursus de formations des élèves est d’accompagner le savoir qu’ils ont à travers les livres et la classe. « Pour compléter, on a pensé aux clubs où les élèves peuvent mettre en pratique le savoir qu’ils ont? eu en classe. C’est pourquoi il y a le club de science par exemple où on fait tout un montage qu’on ne peut pas faire nécessairement en classe. Nous n’avons que quelques minutes en classe pour la culture, c’est pour cela qu’on a pensé qu’il fallait donner du poids à ces clubs. Il faut donc motiver les élèves, leur montrer qu’ils ont intérêt à participer à ces clubs et que ce n’est pas quelque chose qui est là pour leur faire perdre du temps. Nous veillons à la motivation des élèves chaque année parce que les élèves doivent comprendre qu’il y a quelque chose à gagner grâce aux clubs», a-t-il dit.

L’objectif ne serait pas atteint sans le concours des encadreurs 

Il a fait savoir qu’il faut aussi motiver les professeurs, leur dire qu’il faut motiver les élèves car, s’ils les laissent seuls, ils vont laisser tomber. « Les professeurs sont responsables des clubs, ils coordonnent et orientent les idées des élèves. Les objectifs des clubs scolaires ne peuvent pas être atteints sans le concours des encadreurs. Nous devons beaucoup travailler. La direction de l’école est très impliquée pour motiver les enseignants», a-t-il expliqué. Il a souligné qu’il y a aussi la question des moyens. « Sans les moyens, il est impossible d’engager les clubs parce qu’ils exigent du temps supplémentaires. Il y a des clubs qui demandent beaucoup de moyens. Il n’y a que l’école qui finance», a-t-il dit. Il a donné l’exemple du club environnement où quand les élèves doivent se déplacer pour faire la visite et voir comment la rivière Ntahangwa menace ses rives, c’est l’école qui doit assurer le voyage. « S’il faut habiller les différents groupes de danse et les tambourinaires, cela demande de l’argent. Dans le temps, nous faisions fessions recours aux banques et aux gents de bonne volonté même à titre individuel pour demander des sponsors mais, aujourd’hui nous trouvons difficilement de sponsor pour ce genre d’activité. Nous avons alors pensé qu’il faut que le parent donne une petite contribution», a fait savoir M. Nduwayo.

Le temps investi aujourd’hui est compté

A cette école, les contributions varient. « Au premier trimestre, il n’y a pas beaucoup d’activités mais, au 2e et 3e trimestre, il faut par exemple une pièce de théâtre, une visite, etc. et le parent doit accompagner ces activités. C’est quelque chose qui rentre dans le projet éducatif du lycée pour aider le jeune à grandir d’une façon équilibrée», a expliqué le chargé du parascolaire au lycée du Saint Esprit. Il a souligné que lorsque les clubs scolaires étaient encore financés au niveau de l’éducation nationale, ces clubs fonctionnaient mieux qu’actuellement. « Les professeurs pouvaient trouver  du temps, la vie était encore relativement facile. Il y avait encore plusieurs écoles à système d’internat donc, les élèves pouvaient avoir facilement du temps. Le temps pour les élèves externes est très limité. Le temps qu’on investit aujourd’hui est compté, il y a très peu d’écoles qui peuvent organiser un temps supplémentaire parce que, cela  coûte cher aussi aux parents», a-t-il mentionné.           

Grâce-Divine Gahimbare

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