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Municipalité de Bujumbura> Marche-manifestation du samedi 11 novembre 2017

Contre la décision de la CPI d'ouvrir une enquête sur les crimes commis au Burundi depuis avril 2015

 

DSC 4372Une marche-manifestation a été organisée le samedi 11 novembre 2017, dans la municipalité de Bujumbura. C'était dans le but de dénoncer contre la décision de la CPI d'ouvrir une enquête sur les crimes commis au Burundi depuis avril 2015.  

 

Une grande foule de femmes et d’hommes venus de différentes communes de la municipalité de Bujumbura, s’était rassemblée au rond point des Nations-unies où ils ont commencé la marche-manifestation. De-là, ils se sont engagés dans le Boulevard du peuple Murundi, en direction du centre-ville. Les participants à la marche scandaient des slogans notamment : « Nous soutenons notre gouvernement pour toutes sortes de décision qu'il prendra en luttant contre toutes sortes de déstabilisation préparée par cette soi-disante CPI qui est devenue l'instrument des colonisateurs ». « Nous refusons l'arrivée du groupe des soi-disants juges de la CPI sur notre sol ». « Nous appelons les pays africains et la Communauté est-africaine à soutenir le Burundi dans sa lutte contre l'injustice et la déstabilisation des institutions africaine préparées et exécutées par cette soi-disante CPI dont la corruption risque d'être sa devise ». La marche s'est arrêtée à la Place de l'indépendance à côté de l'ambassade de l'Union européenne au Burundi, où ont été prononcés les discours. 

Toute décision prise contre le Burundi est sans effet

Dans son mot d'accueil, le maire de la ville de Bujumbura, Freddy Mbonimpa a dit qu'on est venu pour lever toutes confusions à ces gens qui n'ont pas encore perdu confiance en cette soi-disante Cour pénale internationale. « Et d'ailleurs, malgré la pluie, vous n'avez pas cédé car, dans la coutume burundaise la pluie est une bénédiction », a dit M. Mbonimpa. Il a profité de l'occasion pour rappeler qu'il n'y a pas longtemps que les différents porte-parole des institutions burundaises ont mis au clair les dix principaux péchés sur lesquels les détracteurs de la paix et de la démocratie au Burundi ont spéculé pour déstabiliser les institutions burundaises. Malgré tout, les Burundais avaient eu pitié d'eux pour que la victoire soit pour eux et la louange à Dieu. Et d'ajouter que toute décision prise contre le Burundi est sans effet. M. Mbonimpa n'a pas oublié aussi de rappeler que même au moment de l'indépendance, il y avait des Burundais qui ne voulaient pas l'indépendance immédiate.Quant à l'assistant du ministre de l'Intérieur et de la formation patriotique, Terence Ntahiraja, il a rappelé que le samedi 28 octobre 2017, la population était venue pour remercier Dieu de l’avoir gardée jusqu'à quitter cette Cour devenue instrument d'oppression du colonisateur sans accusation. Et d'ajouter que jusqu'au 27 octobre 2017, la CPI n'a pris aucune décision sur le Burundi. Mais ça n'a pas empêché aux détracteurs de mentir et de mettre au grand jour très tardivement la décision d’enquête sur le Burundi le 9 novembre 2017 à travers les médias sans que le Burundi et les pays partis en soient informés. M. Ntahiraja a aussi fait entendre que pour toute cette gymnastique de la CPI qui va à l'encontre du Traité l'instituant, le gouvernement burundais, porte à la connaissance de la nation et du monde entier qu'il ne coopérera jamais avec une équipe d'enquêteurs issue de cette Cour apparemment corrompue.Signalons que la marche-manifestation avait également vue la participation des députés élus dans la circonscription de Bujumbura mairie, du président du Forum des partis politiques agréés au Burundi et de certains présidents des partis politiques.
Evelyne Habonimana

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