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Politique> Entretien sur le projet de révision de la Constitution

« La Constitution n’est pas statique, elle est dynamique »

 

DSC 2280Mise en place par le président de la République, la Commission nationale chargée de proposer le projet d’amendement de la Constitution est à l’œuvre depuis quelques mois. Plusieurs hommes politiques et membres de la société trouvent que ce projet vient à point nommé. Il y en a même qui disent qu’il vient un peu en retard car il y a d’autres textes qui doivent être étudiés avant l’arrivée de l’échéance électorale de 2020. C’est le cas du représentant légal et coordinateur général de l’Observatoire national des élections et des organisations pour le progrès (Onelop-Burundi), Bécaud Njangwa. Il indique aussi qu’il est plutôt urgent de terminer cet amendement.  

 

Au cours de l’entretien qu’il a accordé à la rédaction du quotidien «Le Renouveau», M. Njangwa a réitéré que la révision de la Constitution de la République est une décision qui émane du chef de l’Etat sur base des prérogatives que lui confère la Constitution de proposer un projet d’amendement de la Constitution. «Il a donc le droit de mettre en place une commission chargée de proposer le projet d’amendement de la Constitution». A la question de savoir si ce projet vient à point nommé, il indique qu’au niveau de l’Onelop on trouve qu’il n’y a  pas de problème de réviser la constitution et qu’il est trop tard. «Pour l’Onelop-Burundi il n’y a pas de problèmes. Et d’ailleurs nous sommes déjà en retard parce qu’on devrait normalement terminer très rapidement pour qu’on puisse organiser les élections de 2020 ». Selon lui, il est très urgent de terminer cet amendement de la Constitution parce qu’il y a d’autres activités qu’on doit réaliser pour bien se préparer aux élections de 2020. «C'est-à-dire qu’après la promulgation de la Constitution, on va aussi amender le code électoral. C’est très urgent parce qu’il n y a plus de temps car en 2018, quand la Constitution sera  promulguée, on va aussi commencer le travail du fichier électoral ». Selon lui, les autres instruments juridiques électoraux doivent aussi être mis en place pour la bonne préparation des élections de 2020. «C’est cela le chemin de la démocratie. La démocratie n’est pas une panacée et la constitution n’est pas statique, elle est dynamique ». 
Astère Nduwamungu

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