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CNIDH > Réponse de M.Baribonekeza aux questions des journalistes

Les violations des droits de l’Homme commises au Burundi ne sont pas au-delà de la capacité de la justice burundaise

 

DSC 1466Lors du point de presse organisé par la CNIDH le lundi 11 septembre 2017, les journalistes ont voulu plus de lumière sur sa déclaration. Jean-Baptiste Baribonekeza a souligné que la justice burundaise est capable de gérer et de traiter tous les cas de violations des droits de l’Homme commises au Burundi, jusqu’ici connues.  

 

Les journalistes ont voulu savoir ce qu’a fait la CNIDH lorsque la commission d’enquête avait demandé au Gouvernement du Burundi une autorisation d’accès pour pouvoir entrer dans le pays et faire de plus amples investigations mais ne l’a pas eue. Pour Jean-Baptiste Baribonekeza, la CNIDH avait approché toutes les parties leur conseillant qu’il y ait un dialogue afin de pouvoir s’accorder et créer un état de confiance entre le gouvernement et la commission. Mais vues les conditions de forcing dans lesquelles la commission d’enquête a été mise en place il y a toujours eu des points sur lesquels le gouvernement du Burundi ne s’est pas entendus avec l’Onu, faute de dialogue. D’où il n’a pas accordé cette autorisation à la Commission. Et de dire que la CNIDH n’est pas contre les enquêtes, mais qu’elle souhaite qu’elles se fassent sans violation des lois internationales qui les régissent, ce qui éviterait qu’il y ait des impositions.Pour ceux qui pensent qu’il y aurait un agenda caché derrière ce refus d’autorisation et qu’il risque de créer des inquiétudes pour certains sur l’état des lieux des droits humains, le président de la CNIDH a dit que l’opinion peut rester tranquille car on ne peut pas dire qu’il y a des exactions graves en matière des droits de l’Homme au Burundi. Seulement, ajoute-t-il, il faut que les Burundais sachent que tout ce qui nous bouleversent doit être résolu par nous-mêmes.

Il n’y a pas de crise nécessitant une enquête internationale

Les journalistes ont aussi voulu savoir pourquoi la CNIDH souhaite la clôture de l’examen préliminaire entamé par la CPI en 2016. Ici M.Baribonekeza a répondu que les violations des droits de l’Homme commises au Burundi ne sont pas au-delà de la capacité de la justice burundaise et que la volonté d’enquête et d’engager des poursuites, le cas échéant, est réelle. Et d’ajouter que le Burundi ne se trouve pas actuellement dans une crise de droits de l’Homme nécessitant une enquête internationale.
Jean Bosco Nkunzimana

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