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Forum permanent de dialogue des partis politiques> Conférence publique du lundi 11 septembre 2017

Le rapport de la Commission d’enquête sur le Burundi comporte des anomalies et est partial

 

DSC 1495Le Forum permanent de dialogue des partis politiques (FDP) a organisé, le lundi 11 septembre 2017, une conférence publique au cours de laquelle les conférenciers ont exposé sur les différentes parties du rapport de la Commission d’enquête  sur le Burundi  du Conseil des droits de l’Homme des Nations-unies. Après l’avoir analysé, les membres de ce forum ont constaté des anomalies qui font que ce rapport perde toute sa crédibilité.

 
Le président du parti Sahwanya Frodebu Nyakuri, Kefa Nibizi, a présenté sur la méthodologie utilisée par les enquêteurs. Le constat est qu’il manque le principe du contradictoire. En effet, a-t-il expliqué, la commission affirme qu’elle s’est entretenue uniquement avec ceux qu’elle qualifie de victimes et de témoins exilés, elle n’a pas écouté les présumés auteurs. Pour lui, cela prouve à suffisance que ce rapport est biaisé  et ne manifeste  pas de signes de crédibilité.L’autre anomalie observée est que les personnes entendues auraient de mauvaises intentions pour le Burundi. Ladite commission est aussi allée au-delà de son mandat parce que ce dernier était d’enquêter sur les violations des droits de l’Homme. Concernant les exagérations et la partialité dans la détermination des crimes et des victimes, Jacques Bigirimana, président du parti FNL, a précisé que les enquêteurs se sont penchés sur des victimes de l’opposition et qu’ils ont seulement écouté les réfugiés se trouvant au Rwanda. Mais ceux de la Tanzanie qui viennent de rentrer n’ont pas été écoutés. Egalement, M.Bigirimana a indiqué que les actes de violence des groupes de l’opposition ne sont pas cités dans ce rapport.

Identification biaisée des présumés auteurs, saisine de la CPI

Quant à l’identification biaisée des présumés auteurs, elle a été présentée par le président du parti Piebu, Déogratias Nsanganiyumwami. Il a fait savoir que la commission d’enquête devrait être prudente dans la qualification des présumés auteurs de différents crimes et s’abstenir d’indexer gratuitement les forces de l’ordre et de sécurité et, par conséquent, d’affirmer sans enquête approfondie la responsabilité de l’Etat dans ces crimes. Aussi, les organisateurs du mouvement « Halte au troisième mandat » devraient répondre de tous les actes posés par leurs adeptes.Pour ce qui est de la saisine de la CPI,  le président du PM,P Guillaume Ruzoviyo a fait savoir qu’au regard du code pénal burundais, l’Etat du Burundi est compétent pour juger les crimes contre l’humanité évoqués dans ce rapport. La commission d’enquête parle de la non indépendance de la justice burundaise alors que l’indépendance de cette dernière est consacrée par la Constitution. De plus, elle n’a pas fourni de preuves suffisantes qui montrent que la justice n’a pas la volonté et la capacité de mener véritablement à bien les enquêtes ou les poursuites sur les violations qui auraient eu lieu.  Enfin, le rapport de la commission peut avoir des répercussions politico-sécuritaires graves. D’après la représentante du parti Uprona, Concilie Nibigira, ledit rapport divise les forces de défense et de sécurité sur base ethnique et de leur provenance. Des affirmations gratuites qui montrent que les ex-Fab sont les principales victimes. La précédente observation est renforcée par le fait que la commission n’accuse nulle part les présumés auteurs du coup d’Etat manqué.Les membres de ce forum demandent de ne pas considérer ce rapport plein de fausses allégations et visiblement partial.

Yvette Irambona

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