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ENTRETIEN> Sur les conditions de vie en exil

La vie y est très difficile

 

DSC 0564La rédaction du journal «Le Renouveau» s’est dernièrement entretenue avec quelques rapatriés sur les conditions de vie en exil. Ils ont indiqué que la vie y est très difficile. La ration alimentaire insuffisante, le bois de chauffage et la liberté leur  faisaient défaut.  

 

Clotilde Niyonzima a informé qu’elle s’est réfugiée dès qu’elle a entendu que la situation sécuritaire peut s’aggraver d’un moment à autre. Elle est ressortissante de la commune Kabezi en province de Bujumbura. Elle a laissé à la maison des enfants et son mari.Dans le camp des réfugiés de Nduta, a signalé Mme Niyonzima, la quantité de vivres a diminué de sorte qu’elle ne peut pas joindre les deux bouts du mois. Les bois pour la cuisson sont difficiles à trouver parce que les réfugiés ne sont pas autorisés à franchir les limites des camps sans autorisation. Pire encore, a-t-elle dit, lorsque  les réfugiés sont appréhendés en train de chercher du bois dans les forêts, ils sont battus jusqu’à l’agonie. Des cas de morts se sont aussi observés et la sécurité dans le camp était de temps en temps troublée.Elle a indiqué que les réfugiés sont lassés d’une vie dure qu’ils mènent  en exil et la plupart se sont déjà fait inscrire pour rentrer au pays. Et dire que ces derniers veulent vivre en paix dans leur pays natal pour s’adonner aux activités  qui les faisaient vivre auparavant notamment l’agriculture.Pendant l’exil, a témoigné Amos Hakizimana de la commune Gisuru en province de Ruyigi, les réfugiés n’ont pas de liberté. Ceux qui sont restés en Tanzanie ont le grand  désir de regagner leurs localités respectives pour ne plus porter l’étiquette de réfugiés.  Ils souhaitent que  la population qui est restée au Burundi les accueille dans la paix pour vivre dans l’harmonie et s’atteler aux travaux de développement. Marc Ntukamazina, originaire de la zone Buterere dans la municipalité de Bujumbura a fait savoir que pour se procurer d’un revenu pouvant épauler la ration alimentaire donnée par le HCR (Haut commissariat pour les réfugiés), ils s’occupaient dans le camp de Nduta en travaillant dans un salon de coiffure et en chargeant des batteries des téléphones mobiles. Il est retourné avec les plaques afin de continuer à faire ces activités avec ses fils pour pouvoir survivre. 
Ezéchiel Misigaro

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