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EDITORIAL> Etre d’abord bien informé pour ensuite bien informer

Le ministre des Postes, des technologies de l’Information, de la communication et des médias, Nestor Bankumukunzi vient d’organiser et de présider, à Makamba dans le Sud du pays, un atelier de réflexion sur la Stratégie nationale de la communication à l’intention des journalistes et des professionnels des médias également appelés à s’approprier de la documentation s’y rapportant . Après avoir présenté et expliqué les objectifs de l’atelier, Nestor Bankumukunzi a vivement invité les personnes ressources et les journalistes à établir entre eux un lien étroit, une bonne et franche collaboration pour une meilleure circulation de l’information au service du développement national, au seul service de l’intérêt national.

Frapper aux portes qui s’ouvrent permettra aux journalistes de faire bénéficier à la population d’une information soumise à un rythme constant, pourvu que cette dernière soit crédible, objective et constructive. Une information au service de la Nation donnée de façon régulière et permanente permettra d’éclairer chaque jour davantage la population sur les acquis déjà obtenus dans divers domaines notamment en matière de la paix, de la sécurité, de la démocratie, condition sine qua non d’un redressement socio- économique durable. Il s’agit d’une tâche primordiale à laquelle les médias sont constamment conviés, la population demeurant désireuse d’être informée sur tout ce qui se passe dans son environnement immédiat et au – delà.
Pour atteindre un tel objectif, il faut que l’information reçue ait pour visée principale la promotion des idées orientées vers tout ce qui est de nature à favoriser le respect du bien commun, c’est – à – dire la patrie. Que les journalistes n’aient pas peur de manifester leur foi dans la pratique constructive de leur métier ! Qu’ils en soient plutôt fiers ! Tel le levain dans la pâte, ils continueront à témoigner de l’apport positif et constructif que la pratique de leur métier apporte à la société. Encore une fois, pourvu qu’ils frappent sur des portes qui s’ouvrent. Lire, réfléchir, écrire et écouter : le métier du journaliste tient dans ces quatre mots. Ecouter signifie qu’il faut avoir le contact et la discussion avec les personnes ressources, en corrigeant ses idées ou en les infléchissant à leur contact, en recevant d’eux des compléments d’information nécessaires à la bonne pratique du métier de journaliste. Il faut veiller à fréquenter régulièrement, d’abord qui est plus intelligent et plus savant que vous, ensuite qui est différent par l’âge, par le genre, par la race, par les tendances politiques, par la région, par la religion etc. Sortir, voir des gens et se mettre à leur écoute, mais ne pas être pour autant bombardé en permanence par l’information, les idées des autres, soumis aux rayons pénétrants des influences extérieures. Il est nécessaire de s’en extraire périodiquement pour faire le point, distinguer le bon grain de l’ivraie. Etant un homme ou une femme de réflexion et d’action, le journaliste, s’il veut se tromper le moins possible, doit donc doser et alterner la compagnie d’autrui, c’est – à dire les hommes mais aussi les livres et les moyens de communication modernes.

Louis KAMWENUBUSA

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