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EDITORIAL> Gardons toujours notre sérénité

Le gouvernement de la république du Burundi avait vu juste : rien de constructif n’est sorti de la réunion de Genève qui s’est tenue les 14 et 15 juin 2017 sous la présidence du Conseil des droits de l’Homme dont le Burundi figure parmi les pays faisant sa composition.
La réunion en question devait recevoir le rapport d’une Commission d’experts onusiens mandatée par le même Conseil des droits de l’Homme pour enquêter sur la situation des droits de l’Homme prévalant dans notre pays.
Pendant trois mois, la Commission d’experts onusiens a travaillé à sa manière en enquêtant non pas à partir du sol burundais, mais à partir des pays voisins notamment le Rwanda dont le rôle joué dans la déstabilisation des institutions démocratiquement élues a été mainte fois dénoncée par le gouvernement de la république du Burundi. Pendant trois mois, des personnes physiques ou morales ayant trouvé refuge dans ce pays parce qu’impliquées dans la déstabilisation de notre pays, et actuellement sous mandat d’arrêt international émis par la justice burundaise, ont été interviewées. C’est ainsi que le rapport présenté par la Commission d’experts onusiens mercredi et jeudi derniers à Genève n’était qu’une compilation des propos de ceux qui se sont résolument engagés dans la déstabilisation des institutions démocratiquement élues.
Le rapport disait, notamment, qu’il y a une escalade dans la violation des droits de l’Homme au Burundi. Le représentant du gouvernement à la réunion de Genève a rapidement et vivement réagi à ce rapport en dénonçant une main étrangère dans son élaboration, dont notamment celle de l’Union européenne dernièrement accusée par le gouvernement d’être impliquée dans la déstabilisation des institutions républicaines du Burundi.
Comme c’est dit ci-haut, le gouvernement avait vu juste, par le truchement du ministre Martin Nivyabandi en charge des droits de la personne humaine qui, dans sa conférence de presse de mercredi dernier avait parlé d’un rapport aussi mensonger que les précédents et d’une commission d’experts onusiens manipulée et politiquement orientée. Quelques jours avant lui, le conseiller principal en charge des questions de presse, d’information et de communication à la présidence de la République, ambassadeur Willy Nyamitwe et le porte-parole du président de la République Jean-Claude Karerwa avaient affirmé ne rien attendre d’objectif de la réunion de Genève lors d’une conférence débat animée le vendredi 2 juin 2017.
Mensonger. Insultant. Grotesque. Biaisé. Partial. Malhonnête. Déstabilisant. Inacceptable. Intolérable. Machiavélique. Les qualificatifs ne peuvent pas manquer pour décrire un rapport qui a révélé avec éclat combien le Conseil des droits de l’Homme est dépendant de l’Occident, notamment des pays membres de l’Union européenne qui, pour des desseins malsains, refusent de reconnaître que la situation des droits de l’Homme est tout à fait normale dans notre pays ; la Constitution et les lois qui en découlent proclamant l’exigence de la primauté de la justice en vue de garantir à chaque citoyen la défense légitime de ses droits. Les pays membres de l’Union européenne, en particulier la Belgique auraient-ils oublié que nos pères et nos grands- pères ont lutté contre un pouvoir colonial qui se voulait habile dans la spoliation et l’oppression ? La période d’avant l’indépendance a été pour ceux qui l’ont vécue une période où la raison du plus fort, ou plutôt la déraison du plus fort, avait fait naître le désespoir. Cette époque est aujourd’hui révolue.
Terminons cet éditorial en rappelant cet adage : « Quand un ennemi parle du bien de vous c’est que vous êtes dans la mauvaise voie. Quand il parle du mal de vous, c’est que vous êtes dans la bonne voie ». Gardons donc toujours notre sérénité.
Louis Kamwenubusa

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