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SFBLSP-BURUNDI> Atelier de formation des APS sur l’avortement clandestin à hauts risques

Sous le thème : « Détruisez les mythes, luttez contre la stigmatisation de l’avortement et la discrimination »

 

sfblspDans le but de contribuer à la promotion du droit à la santé reproductive (DSSR) et au plaidoyer à l’avortement sans risque afin d’améliorer la santé de la femme au Burundi, l’association Solidarité des femmes burundaises pour la lutte contre le sida et le paludisme (SFBLSP-Burundi) a organisé, le vendredi 16 juin 2017 à l’intention des assistantes psychosociales (APS) des provinces de Bubanza, Cibitoke, Bujumbura et Bujumbura mairie, un atelier sur les techniques d’animation des groupes de parole pour le plaidoyer de l’avortement clandestin et à hauts risques. Il a été organisé sous le thème : « Détruisez les mythes, luttez contre la stigmatisation de l’avortement la discrimination ».

 

Selon Espérance Ntirampeba, présidente et représentante légale de la (SFBLSP-Burundi), elle a indiqué que cet atelier a été organisé dans le but de former les APS sur les différentes techniques d’animation des groupes de parole pour le plaidoyer de l’avortement sans risque afin de prévenir les grossesses non désirées dans ces provinces ciblées. « Au moment où ces APS sont beaucoup plus proches de la population, nous avons d’abord procédé à les former afin qu’ils puissent ensuite aller sensibiliser les populations dans leurs milieux de vie », a ajouté Mme Ntirampeba. Cette dernière a informé que le premier devoir des APS est d’informer les populations que l’avortement à risque est une réalité dans notre pays mais aussi de les sensibiliser sur les méthodes de préventions des grossesses non désirées qui sont actuellement les principales causes de la majorité des cas d’avortement enregistrés. Elle a cité la méthode contraceptive ou urgente à 2P (préservatif ou pilules).

Lutter contre les conséquences liées à l’avortement

Pour Jean Nkeshimana, chargé des programmes au sien de la (SFBLSP-Burundi), il a précisé que depuis le début de l’année 2017, 343 cas d’avortement ont été enregistrés par cette association dans ces quatre provinces. S’agissant de la question d’étendre les activités de l’association au niveau de tout le pays, M. Nkeshimana a mentionné que jusqu’aujourd’hui, l’association utilise des fonds en provenance de contributions de certaines personnes de bonne foi et dans les cotisations des membres. Ce qui handicape le bon fonctionnement de certaines activités surtout l’expansion de l’association au niveau national.
« Nous demandons au gouvernement du Burundi de prendre des mesures appropriées pour lutter contre les conséquences liées à l’avortement tout en soutenant les associations qui œuvrent dans ce domaine parce que les effets de l’avortement clandestin et à haut risque touchent également la vie du pays. Mme Ntirampeba a enfin interpellé tous les APS formés à aller enseigner tou ce qu’ils ont appris, les populations environnantes.
Avit Ndayiragije

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