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CENTRE GIRUYUJA> Célébration de Journée de l’enfant africain, édition 2017

Accélérons la protection, l’autonomisation et l’égalité des chances des enfants en Afrique d’ici 2030

 

DSC 0482L’association Giriyuja s’est joint avec d’autres communautés le vendredi 16 juin 2017 dans le cadre de la célébration de la Journée de l’enfant africain, édition 2017. Cette journée a été célébrée sous le thème « Accélérons la protection, l’autonomisation et l’égalité des chances des enfants en Afrique d’ici 2030 »

 

Le coordinateur national de Giriyuja, Aimable Barandagiye, a indiqué que cette Journée de l’enfant africain arrive au moment où il y a beaucoup d’enfants en situation de rue. Il a précisé qu’on compte aujourd’hui plus de 2 000 enfants en cette situation en ville de Bujumbura. Il a dit que ces enfants n’ont pas accès aux services sociaux de base tels que l’éducation, les soins de santé, le logement, l’habillement, la nourriture. « Ils ne sont même pas enregistrés au niveau de l’état civil », a-t-il ajouté
M. Barandagiye a dit que pour trouver une solution à ces enfants en situation de rue, il faut recourir à la Stratégie nationale de lutte contre le phénomène des enfants en situation de rue élaborée en 2013 et adoptée par le Conseil de ministres en 2014. Il a informé que c’est la pauvreté des ménages qui est la première cause de ce phénomène. Ici il a dit qu’il devrait y avoir non seulement un travail de ménage en développant les activités génératrices de revenus au niveau des familles à risques mais aussi faire un travail direct pour les enfants qui sont déjà dans la rue.

Une coordination des actions

Le coordinateur national dudit centre a expliqué qu’il y a trois profils d’enfants en situation de rue. Le premier profil est celui des enfants nourriciers. C'est-à-dire les enfants qui utilisent la rue pendant 12 heures par jour. Ils quittent la famille le matin pour mendier dans la ville et rentrer le soir. Il a dit que le deuxième profil concerne les enfants orphelins qui quittent la famille pour vivre dans la rue 24 sur 24 heures. Le troisième profil des enfants en situation de rue est ceux qui ont déjà passé plus de cinq ans dans la rue qui ne veulent plus la quitter. « On peut aussi trouver des solutions en regardant ces profils types », a réaffirmé M. Barandagiye.
A ce sujet, il a dit qu’il faut une coordination des actions. Cette coordination devrait être faite par le gouvernement à travers le ministère en charge des Droits de la personne humaine, affaires sociales et du genre et pour coordonner les actions des intervenants dans le domaine mais aussi pour la mobilisation des ressources nécessaires avec ses partenaires techniques et financiers à savoir l’Unicef, la coopération bilatérale, les ambassades, les agences des Nations unies afin de trouver les moyens pour pouvoir réintégrer beaucoup d’enfants au niveau familial, scolaire et professionnel.
D’après un certain un enfant en situation de la rue qui s’est exprimé à propos de cette Journée, Cédric Niyonkuru, il a dit que la vie des enfants africains diffère selon les moyens de la famille d’origine de l’enfant considéré. Il a signalé par exemple que les enfants en situation de rue ont des problèmes de trouver de quoi manger et qu’ils sont chaque fois chassés par la police. Il a demandé au gouvernement d’aider sa famille pour qu’il puisse y retourner et aller à l’école. La célébration de cette journée a débuté par un match de football qui a opposé les enfants en situation de rue encadrés par le centre Giruyuja et les élèves de Bujumbura International Montessori School (BIMS). Le match s’est terminé sur un score de trois buts à zéro en faveur des enfants de la rue.
Vincent Mbonihankuye

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