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Province de Cankuzo> Emission trimestrielle des porte-parole des institutions

La lumière sur plusieurs questions a été faite, notamment celles en rapport avec la CNDI et l’amendement de la Constitution

 

DSC05496Les porte-parole des différentes institutions ont animé une émission publique le vendredi 16 juin 2017 depuis la province de Cankuzo. Ces porte-parole ont apporté la lumière sur diverses questions des journalistes d’abord, et puis celles de la population sur divers secteurs de la vie du pays sur le plan politique, social et économique.

 

Les porte-parole ont répondu aux diverses questions des journalistes et de la population lors d’une émmisssion publique de ce vendredi 16 juin 2017. Tout au début de cette émission, Jean Claude Karerwa, porte-parole du président de la République, Pierre Nkurunziza, a transmis le message du chef de l’Etat à la population burundaise. A travers ce message, M. Karerwa dit que le Chef de l’Etat félicite la population pour le rôle qu’elle joue dans la consolidation de la paix et la sécurité du pays. Il a appelé la population à bien gérer les récoltes pour ne pas les gaspiller et se retrouver dans une situation intenable. Le chef de l’Etat appelle la population à faire les petits champs de cuisine et promet qu’il va primer les meilleurs champs. M. Karerwa dit que le président de la République appelle tout un chacun, surtout les jeunes, à protéger l’environnement. M. Nkurunziza appelle les jeunes qui vont partir en vacances à bien se comporter, s’atteler aux travaux de développement et ne pas s’adonner aux comportements irresponsables. Il appelle également la population à ne pas céder aux rumeurs et aux mauvais enseignements de ceux qui veulent déstabiliser le pays, mais plutôt de se tourner aux travaux de développement. Dans ce message, M. Nkurunziza rappelle au peuple que le pays appartient aux Burundais, qu’il faut être fier qu’il est aujourd’hui dirigé par les institutions élues démocratiquement.

Questions diverses sur différents secteurs

Après le message du porte-parole du Président, les journalistes ont posé des questions en rapport avec la facilitation dans le dialogue interburundais, la question du projet d’amendement de la Constitution qui risque de se faire au profit du président de la République, la pénurie du carburant, les cotisations du Burundi dans la Communauté est-africaine (CEA). Ils ont également posé des questions en rapport avec la Commission vérité et réconciliation, l’amendement de la loi sur la presse, les médias qui sont jusqu’ici fermés, la question de l’ancien marché central de Bujumbura, les indemnités de ceux qui avaient les parcelles au site de Gasenyi, à propos de la pénurie du carburant où réside le problème et ce qui est prévu pour résoudre le problème, et bien d’autres questions.

La CNDI a achevé son travail et remis son rapport

DSC05555Sur la question de la Constitution, Jean Claude Karerwa a rappelé que la CNDI a terminé son travail de chercher la solution durable pour résoudre les conflits au Burundi. Elle a donné le rapport mais Karerwa dit que la contribution nécessaire est toujours la bienvenue. Pour en finir avec les conflits, il dit qu’il y a même un souhait de la mise en place d’une commission permanente de dialogue sur différents secteurs de la vie du pays. Ainsi, dit M. Karerwa, la Constitution est l’une des propositions qui ont été émises par la population. Il dit que la population a émis des souhaits à côté de celui-là, notamment que les jeunes soient formés en patriotisme, renforcer la protection de l’environnement…. « On ne doit donc pas s’arrêter parce qu’une ou deux personnes n’ont pas proposé leurs idées », dit M. Karerwa. Il rejette les dires que le facilitateur est opposé au projet de modification de la Constitution, mais qu’il a repris l’idée de certaines gens. Il revient sur les problèmes qui ont surgi en 2015 lors des élections et estime que l’on ne peut pas arriver en 2020 avec les mêmes problèmes, d’où il faut chercher d’abord les solutions avant cette échéance électorale. Sur la question du dialogue à l’étranger, M. Karerwa indique que le gouvernement promeut toujours le dialogue, mais il ne peut pas rencontrer les partis qui ne sont pas connus et les personnes qui n’ont pas droit à la participation suite aux poursuites judiciaires. Selon lui, il y a des gens qui voient qu’ils n’ont plus d’espoir de revenir au pouvoir et cherchent à créer des problèmes pour montrer que le pays n’est pas dans une bonne voie. Pour avancer, M. Karerwa dit qu’il faut que la loi soit respectée dans son entièreté, reconnaître que le pays est indépendant et souverain. Il appelle la facilitation à montrer qu’il faut respecter les résultats des urnes
A ceux qui disent que le rapport de la Commission nationale de dialogue interburundais favorise le président actuel pour qu’il se présente comme candidat aux présidentielles sans entrave, M. Karerwa indique que la CNDI a collecté les idées. On va donc analyser les propositions. En plus, « le président ne se présente pas comme candidat mais est présenté par le parti et la population s’exprime », dit-il. Il fait remarquer que la Constitution a changé ailleurs, ce qui peut se passer même au Burundi.
A propos toujours de la question de la Constitution, Philippe Nzobonariba, porte-parole du gouvernement, indique que les partis politiques avaient même souhaité l’amendement de cette dernière avant les élections de 2015. Si l’amendement apporte des mesures de développer le pays, le bien-être de la population, il est nécessaire de le faire, estime-t-il. Sur le ralentissement du dialogue, il révèle que les appuis à la facilitation contribuent dans cette situation, car il y aurait des injonctions qui sont faites à la facilitation, mais, qui, malheureusement, sont contraires aux règles du jeu.
Sur la question du carburant, M. Karerwa indique que ce produit est aujourd’hui suffisant. Mais, durant les mois d’avril, il y a eu une rupture de stock, mais le gouvernement a vite réagi pour résoudre ce problème. Il révèle qu’il y a des gens qui ont fait des manœuvres pour déstabiliser le pays en freinant l’importation du carburant. Parmi les causes, il y a eu aussi la peur chez les importateurs, les consommations ont également été diversifiées comme l’usage des groupes électrogènes suite au manque d’électricité et autres. Il rassure que le carburant restera désormais disponible. En effet, dit-il, le gouvernement a pris les mesures nécessaires comme l’augmentation des montants pour l’importation, les sanctions à l’endroit de ceux qui cachent le carburant et autres cas.
A propos des inquiétudes sur les contributions du Burundi à la CEA, M. Nzobonariba rassure que les avantages ne sont pas mis en question en cas de retard. Par ailleurs, précise Pierre Ndimurukundo, porte-parole du ministère en charge de l’intégration du Burundi à la CEA, le pays n’a pas d’arriérés car le pays a promis de faire ses contributions de plus de 12 milliards en 2017, et on a déjà versé la moitié. Aussi, il faut noter que le Burundi est parmi les pays qui versent facilement les cotisations dans la CEA.
A propos de la loi sur la presse, M. Nzobonariba dit que le projet de loi a été retourné pour apporter des amendements sur les incohérences. Il rassure que cela se fera dans l’esprit d’assainir le terrain et ne va pas contraindre les professionnels des médias.
Concernant la question de la Commission vérité réconciliation, il indique qu’elle fonctionne sur les fonds de l’Etat. En effet, ceux qui avaient promis les appuis n’ont pas honoré leurs engagements.
S’exprimant sur la question de réajustement salarial, Désire Musharitse, porte-parole du ministère des Finances rassure que l’on est à la phase des procédures finales de vérification et sur les modes de calcul. Il rassure que l’on va bientôt l’appliquer. Au ministère de la Fonction publique, on ne dit pas le contraire, et on indique qu’on est en train de vérifier ceux qui ont le salaire inférieur à celui des enseignants.
Le terrain de l’ancien marché central a également été évoqué. Philippe Nzobonariba dit que ce terrain va abriter un mall, et que l’on a déjà lancé l’appel d’offres pour réaliser ce projet de construction.

Contrôle des normes

La question en rapport avec le sport n’a pas été oubliée. Sur les stades, au ministère de la Jeunesse, des sports et de la culture, on rassure que les projets sont prévus. M. Nzobonariba indique que la population a déjà montré qu’elle est capable de construire les stades, demain on va passer à une autre phase des autres types de terrain de jeux. Il indique que les stades de football déjà construits remplissent les normes. A propos des produits de commerce qui peuvent être nuisibles à la santé, Gloriose N. du ministère du Commerce, dit qu’il y a eu une campagne d’inspection sur les produits qui ne remplissent pas les normes et ceux saisis ont été détruits. Elle déplore ceux qui se cachent derrière le certificat délivré par le Bureau burundais de normalisation et de contrôle de la qualité pour changer le menu des produits qu’ils fabriquent. Elle reconnaît que le ministère ne peut pas tout maîtriser et demande à la population et à l’administration de contribuer dans la surveillance.
A propos des questions en rapport avec l’ouverture de la radio Bonesha, la fabrication des cachets frauduleux, la question des associations des vendeurs ambulants et les cotisations, celles des domestiques, ce que le gouvernement prévoit dans le rapatriement des réfugiés, et autres questions de la population, les porte-parole tranquillisent. Les rapports sur les enquêtes concernant les médias ont été remis, il faut attendre la décision finale. A propos des cachets, Adolphe Hasabimana du ministère de la Justice indique que le ministère reste vigilant sur les fraudes, les contrefaçons. Il indique que la fraude est élevée et appelle la population à être vigilante.
Pour les commerçants ambulants, le ministère du commerce dit que les cartes sont délivrées gratuitement, et les vendeurs ont eu une période de six mois pour se faire enregistrer, une période qui va bientôt prendre fin.
Concernant les domestiques, les cartes avaient été instituées pour des raisons de sécurité. Il y a malheureusement des associations qui s’improvisent pour collecter l’argent et disparaissent, d’où il faut rester vigilant.
Au niveau du programme de rapatriement, le porte-parole du ministère de l’Intérieur dit que ce programme existe depuis 2005. Et sur plus de 25 000 réfugiés, plus de 15 000 sont rentrés jusqu’aujourd’hui.
S’exprimant sur les sanctions de l’Union européenne contre le Burundi, M. Nzobonariba indique que cette organisation a cette démarche depuis longtemps pour déstabiliser les institutions étatiques.
Quant aux relations avec le Rwanda, M. Nzobonariba indique que le Burundi et le Rwanda restent des voisins et qu’il n’y a pas de profonds problèmes qui ne peuvent pas être résolus.
Sur le même sujet en rapport avec les sanctions de l’Union européenne, M. Karerwa indique que le gouvernement a toujours montré sa position, le respect des droits de l’Homme, qu’il ne faut pas considérer uniquement l’année 2015, car le droit de l’Homme a été perturbé même dans d’autres périodes, mais ne sont pas considérées. Cela montre qu’il y a quelque chose derrière. Par ailleurs des rapports qui sont produits via les réseaux sociaux ne peuvent pas être considérés.
Vous saurez que le temps prévu de trois heures est terminé sans que la soif soit complètement vidée, d’où le besoin de tenir de telles émissions souvent.

Alfred Nimbona

 

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