Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

ENTRETIEN> Avec les femmes de la zone Maramvya sur le droit à la succession


Il est souhaitable de mettre en place une loi sur la succession

 

aaqgfjkil Le droit à la succession est une problématique pour la plupart des familles burundaises. Les femmes de la zone Maramvya en commune Mutimbuzi de la province de Bujumbura divergent au sujet du droit à la succession des filles et des femmes.

 

 Il ressort d’un entretien avec certaines femmes de la zone Maramvya qu’elles ne s’entendent pas sur cette problématique sociétale au Burundi. Selon Calinie Ndihokubwayo, le droit à la succession devrait être un droit pour tous les enfants issus d’un mariage légal. Les enfants devraient partager les biens laissés par leurs parents après leur mort. Pour elle, la succession des filles et femmes devrait être un signe d’honneur et d’appartenance familiale. Si une fille ou femme mariée n’est pas reconnue pour hériter les biens de ses parents, elle se sent rejetée par sa propre famille.
Quant à Consolate Manariyo, la succession est très difficile surtout à l’intérieur du pays en ce qui concerne la propriété foncière. Il est difficile qu’une femme hérite les terres de chez elle. Si elle hérite d’une terre de ses parents, cela veut dire qu’elle hérite deux fois. C'est-à-dire du côté de ses parents ainsi que du côté des parents de son mari. Mme Manariyo a indiqué que même une femme qui ne parvient pas à vivre avec son mari ne bénéficie pas de terrains à cultiver comme son frère. Elle bénéficie d’une petite superficie par rapport à ses frères.
Mme Manariyo a révélé que la succession pourrait être facile chez les intellectuels qui ne se battent pas pour les terres. Les meubles et immeubles sont faciles à partager entre tous les enfants. Même si ce n’est pas facile, il serait mieux de partager les biens avant la mort des parents. A ce moment, chaque enfant est au courant de ce qui lui appartient, ce qui fait qu’il n’y aurait pas de problèmes après la mort des parents.
En conclusion, toutes ces interlocutrices s’accordent sur le voeu que la loi sur la succession soit mise en place, cela réduirait les conflits entre frères et sœurs.

Lucie Ngoyagoye

Ouvrir