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DIPLOMATIE> Coopération sino-africaine

La Chine et l’Afrique s’apprécient mutuellement

 

azvfr Le Vice-président de la République populaire de Chine, Li Youanchao, sur l’invitation du Premier vice-président de la république du Burundi, Gaston Sindimwo, a effectué une visite officielle dans notre pays, du 10 au 12 mai 2017, accompagné d’une importante délégation, pour renforcer les relations d’amitié et de coopération entre son pays et le Burundi. La Chine partage avec les pays africains une longue histoire. Nous pouvons citer la lutte contre le colonialisme. Une des raisons que la coopération sino-africaine a obtenu la confiance et le soutien des africains.A part cette lutte contre l’impérialisme, la Chine et les pays africains s’épaulent sur le plan économique sur des bases solides.Pour ce faire, nous avons choisi de parler de deux forums sur la coopération sino-africaine qui se sont tenus, en 2000 à Beinjing pour l’un et en 2003 à Addis-Abeba, pour l’autre.

Ce n’est pas par hasard si nous avons choisi de consacrer ce dossier de presse à la coopération sino-africaine. Si tel a été le cas, c’est en raison de la visite que le Vice-président de la République populaire de Chine Li Youanchao a effectuée dans notre pays, du 10 au 12 mai 2017, accompagné d’une importante délégation, pour renforcer les relations d’amitié et de coopération entre son pays et le Burundi. Pour ce faire, nous avons choisi de parler de deux forums sur la coopération sino-africaine qui se sont tenus, du 10 au 12 octobre 2000 à Beinjing pour l’un et du 15 au 16 décembre 2003 à Addis-Abeba, pour l’autre. Les deux forums ont jeté les nouvelles bases permettant de renforcer les relations d’amitié et de coopération entre la Chine et l’Afrique.

Renforcer la coopération et défendre les intérêts communs

Pour faire face aux changements de la situation internationale et aux défis de la mondialisation économique, renforcer les consultations et la coopération et défendre les intérêts communs, des pays africains amis dont le Burundi ont proposé conjointement de convoquer une conférence ministérielle de Beinjing en 2000 et un forum sur la coopération sino-africaine. Ledit forum s’est déroulé du 10 au 12 octobre 2000. Plus de 80 Ministres chargés des Affaires étrangères et de la coopération économique internationale venant des 45 pays africains ayant des relations diplomatiques avec la Chine, les représentants des 17 organisations internationales, ainsi que des entreprises chinoises et africaines y ont participé.
Le nombre total des participants atteignait 500. Ces participants ont procédé à des échanges poussés et ont abouti à une large communion de vues : l’établissement d’un nouvel ordre politique et économique qui soit juste et équitable. La conférence a adopté deux documents importants: la déclaration de Beinjing et du Forum sur la coopération sino-africaine pour le développement économique et social ceux-ci qui définissaient un cadre pour l’établissement d’un nouveau type de parténariat entre la Chine et l’Afrique.

Promesses tenues

Grâce aux efforts communs des deux parties, les actions de suivi ont été couronnées de succès. D’octobre 2000 à ce jour, plusieurs dirigeants des pays africains ont visité la Chine, tandis que des dirigeants chinois ont effectué des visites en Afrique. La Chine a tenu à temps sa promesse de réduire ou d’annuler les dettes des 31 pays africains les moins avancés, contribuant ainsi activement au développement économique et social de ces pays. Le commerce sino-africain a connu un essor rapide. En 2000, le volume total du commerce entre la Chine et les pays africains a dépassé dix milliards de dollars américains, soit sept fois plus qu’en 1991. De janvier à juillet 2003, il a atteint 10,23 milliards de dollars américains. Le gouvernement chinois s’emploie à aider et à encourager les entreprises du pays, à développer en Afrique les différentes formes de coopération économique et commerciale à avantages réciproques. Les investissements d’envergure croissante touchent des domaines toujours plus variés. En tenant compte de ses possibilités et des besoins des pays africains, la partie chinoise a renforcé la coopération dans le développement des ressources humaines africaines. Après le forum de Beinjing sur la coopération sino-africaine, la Chine a donné, en trois ans, une formation ou fourni des stages à plus de 7000 travailleurs dont les pays africains exprimaient le besoin urgent pour leur développement économique et social.

Echanges de vues et dialogues collectifs

azwxsq Le forum sur la coopération sino-africaine est, dans la nouvelle conjoncture, une plate-forme importante permettant à la Chine et aux pays africains amis dont le Burundi de procéder à des échanges de vues et à des dialogues collectifs, et de renforcer l’union et la coopération. Les deux parties ont attaché une grande importance à la mise en place du mécanisme du forum. En avril 2002, la « Procédure du mécanisme de suivi du forum sur la coopération sino-africaine », adoptée par les deux parties entre en vigueur. Selon celle-ci, la conférence ministérielle du forum est convoquée tous les trois ans, et la conférence des fonctionnaires supérieures a lieu à la veille de sa tenue, l’année précedente. Ces deux conférences se réunissent alternativement en Chine et dans un pays africains. Dès lors, le forum sur la coopération sino-africaine fonctionne selon un mécanisme bien défini.

Un esprit pratique et coopératif

Les 15 et 16 décembre 2003, la conférence ministérielle du deuxième forum sur la coopération sino-africaine a lieu à Addis-Abeba, capitale de l’Ethiopie. L’Ethiopie et la Chine présidaient tour à tour la conférence qui a passé en revue la mise en exécution des deux documents adoptés par la première conférence ministérielle et étudié les nouvelles idées et mesures propres à approfondir la coopération sino-africaine. Dans un esprit pratique et coopératif, la conférence a examiné et adopté le document «Forum sur la coopération sino-africaine-Programme d’action d’Addis-Abeba », et élaboré un plan de coopération sino-africaine pour les trois ans à venir dans les domaines politique, économique, commercial et social. Cette conférence, qui s’est déroulée pour la première fois sur le continent africain, a été un grand événement dans les relations de coopération sino-africaine. Pendant la conférence, la Chine et l’Ethiopie ont conjointement organisé une conférence d’entreprise Chine –Afrique, à partir de laquelle la Chine a décidé d’envoyer en Ethiopie une centaine d’entreprise, désireuses de développer la coopération avec l’Afrique, pour discuter avec les entrepreneurs des pays africains, de vaste possibilités de coopération sino-africaine à avantages réciproques.

Une histoire commune de lutte contre le colonialisme

L’une des principales raisons pour lesquelles la coopération sino-africaine a obtenu la conférence et le soutien des Africains, tient au fait que les pays africains et les peuples d’Afrique sont de vrais amis du gouvernement et du peuple chinois. Ils partagent les mêmes points de vue sur le plan de leur histoire commune de lutte contre le colonialisme et l’impérialisme et s’épaulent sur le plan économique, d’où leur volonté de coopérer sur des bases solides. L’Afrique est riche en ressources naturelles et humaines, tandis que la Chine possède des techniques industrielles dont le niveau répond justement à la demande de l’Afrique. En outre par rapport à l’Occident, la qualité et le prix des produits sont appréciés par les africains.
Des produits chinois à prix raisonnables et de bonne qualité ont atterri avantageusement sur le marché africain. Parallèlement, beaucoup de quantité de ressources naturelles monopolisées par des multinationales occidentales ne pouvaient pas se transformer en richesses et avantages. La coopération sino-africaine a permis d’effectuer la transformation en profondeur des matières premières africaines. Cette coopération a permis de résoudre non seulement le problème du sous emplois, mais a aussi aidé des pays africains à créer des richesses. C’est dans ce contexte que la Chine a réalisé une coopération avec le Soudan, dans un projet d’exploitation pétrolière; avec la Zambie, dans l’exploitation d’une mine de cuivre ; et avec l’Afrique du Sud, dans l’extraction et la transformation du chrome.

Sauvegarde l’indépendance et la souveraineté

En janvier 1999, lorsque Hujintao, alors Vice-président de la République populaire de Chine effectua sa visite officielle en Afrique, il déclara : « La Chine continuera d’appuyer, comme par le passé, les cinq principes. La coexistence pacifique ; le respect du droit des pays africains de choisir leur système politique et leur voie de développement en conformité avec les conditions propres de leurs pays; soutenir la juste lutte pour sauvegarder l’indépendance et la souveraineté et l’intégrité territoriale du pays; accorder un appui aux efforts déployés par les pays africains pour maintenir la stabilité et l’unité à l’intérieur du pays, redresser l’économie nationale et promouvoir le progrès social. La coopération sino-africaine étant basée sur l’égalité et les avantages réciproques, nous pouvons affirmer sans nous tromper que la Chine et l’Afrique ne peuvent pas se passer l’une de l’autre.

Robert Gilbert Sayumwe
Département de la documentation

 

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