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EDITORIAL> Entretenons la chose publique comme un bien familial


Initiée par le président de la République Pierre Nkurunziza, la retraite gouvernementale, une activité destinée à examiner en large toutes les questions intéressant la vie de la Nation, se poursuit normalement, tous les trois mois, dans le Burundi profond. Cette semaine, c’est la province de Gitega qui était à l’honneur en abritant cette importante activité qui s’est d’abord tenue dans la commune Bukirasazi avant de se poursuivre au palais présidentiel de Gitega où le chef de l’Etat s’est dit satisfait des réalisations obtenues en 2016 par les ministères, en dépit de quelques défis à relever ici et là.
Exceptionnellement, la retraite gouvernementale tenue à Bukirasazi a été élargie aux hauts cadres de l’Etat, la bonne gestion de la chose publique ayant été au menu des échanges.
D’après le secrétaire général et porte-parole du gouvernement Philippe Nzobonariba, le président de la République Pierre Nkurunziza a prodigué de sages conseils à l’intention des participants en rapport avec la bonne gestion de la chose publique qui doit nécessairement passer par le changement des mentalités. La Nation, leur a dit en substance le chef de l’Etat, est comme une famille, les biens lui appartenant doivent, de ce fait, être gérés en bon père de famille.
En s’adressant aux participants à cette retraite gouvernementale, le président de la République Pierre Nkurunziza s’adressait en même temps à tout citoyen, à quelque niveau que se situe son intervention pour qu’il fasse de la préservation et de l’enrichissement constants de l’œuvre d’édification nationale, sa préoccupation maîtresse. Ceci est d’autant plus justifié que c’est le peuple burundais qui est bénéficiaire des résultats de la tâche continue et responsable que l’œuvre d’édification nationale impose. Cette préservation repose sur un solide édifice législatif érigé au fur et à mesure que se déployait le dispositif de lutte dans différents domaines, pour soustraire le pays aux manifestations du sous-développement. Des institutions ayant mission d’élaborer des lois, ont vu le jour et les structures actives de la fonction judiciaire se sont renforcées, afin d’assurer la sauvegarde efficace des intérêts de la Nation, c’est-à-dire de la famille burundaise. La précision du cadre réglementaire dans lequel sont inscrites les actions de l’Etat dicte à chaque citoyen, à quelque niveau que se situe son intervention, les limites de l’exercice de ses compétences dans la strict respect de l’intérêt de la collectivité nationale.
La conclusion que nous pouvons tirer des sages conseils prodigués à Bukirasazi, à tous ceux dont la mission première est de gérer la chose publique, c’est que les fils et les filles d’une même famille burundaise, ne doivent pas céder à la facilité et à des pratiques préjudiciables. C’est un appel lancé à tous, afin de mettre un terme aux aspects négatifs de nature à entraver la bonne marche de l’appareil économique du pays. Le président de la République a mis en exergue l’apport conscient volontaire et efficace de chacun afin de surmonter les obstacles tendus par certains comportements négatifs. Il faut donc se défaire avec célérité de ces comportements qui ne feraient que ronger notre société et affaiblir dangereusement notre économie. Réformons-nous d’abord, avant d’exiger des réformes.
De la commune Bukirasazi, le président de la République Pierre Nkurunziza nous a rappelés nos responsabilités. A nous tous donc d’agir, dans le strict respect de la loi, dans le sens de la protection efficace de la chose publique en attachant une attention sans faille à tout agissement qui, en y portant atteinte, porte préjudice à chaque citoyen. Ce faisant, le Chef de l’Etat a tenu à marquer une rigoureuse résolution de mettre un terme définitif à tout comportement affiché, pour faire prévaloir les intérêts particuliers nuisibles à l’œuvre d’édification nationale.
Qu’il nous soit permis de terminer cet éditorial en rappelant ce qui a été déjà dit dans ces mêmes colonnes : « Aimons la patrie, comme nous aimons notre famille, car la patrie, n’est rien d’autre qu’une famille agrandie ». C’est la voie de la sagesse que nous aurons ainsi empruntée.

Louis KAMWENUBUSA

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