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PROVINCE DE BUJUMBURA> Célébration de la journée internationale de la femme en commune Nyabiraba

Le Premier vice-président de la République invite les femmes à s’investir pour rehausser leur représentation dans les institutions

aaaaaedEn visite dans la province de Bujumbura, le Premier vice-président de la République a rehaussé de sa présence les cérémonies de célébration de la journée internationale de la femme dans cette province. Elles se sont déroulées au chef-lieu de la commune Nyabiraba le jeudi 16 mars 2017. S’adressant aux femmes, le Premier vice-président leur a demandé de participer activement à la vie politique du Burundi en vue de dépasser les pourcentages destinés à elles dans les institutions étatiques.

La célébration de la Journée internationale de la femme au niveau national a eu lieu le 8 mars 2017 dans la province de Ruyigi. Mais, il a été demandé à toutes les provinces et communes de s’organiser afin de donner l’occasion à toutes les femmes de célébrer la journée qui leur est dédiée. Dans la province de Bujumbura, cette journée a été célébrée le jeudi 16 mars 2017 au chef-lieu de la commune Nyabiraba. Toutes les femmes représentant les autres dans différentes communes et les natives de cette province étaient présentes.
Dans son mot d’accueil, la gouverneure de la province de Bujumbura et présidente du Forum provincial des femmes a fait savoir que la femme occupe une place centrale dans la vie de ce monde. Se basant sur le thème de cette année qui appelle toutes les femmes à protéger l’environnement afin d’arriver à un développement durable, Nadine Gacuti a demandé à toutes les femmes de protéger tout ce qui les entoure, en commençant par leurs maris, les enfants, les biens familiaux, et partant la nature dans son ensemble et ainsi arriver à vaincre la famine. Elle leur a rappelé qu’elles sont responsables du reboisement des montagnes non couvertes d’arbres dans leurs localités.
La vice présidente du Forum national des femmes, Ménédore Nibaruta , a, dans son discours, demandé au gouvernement de majorer la représentation des femmes dans les institutions de l’Etat afin de permettre à la femme de participer pleinement dans la prise des décisions importantes en rapport avec la vie du pays.
Aux femmes, Mme Nibaruta a prodigué plusieurs conseils notamment leur implication dans les travaux de développement communautaire et d’autres grands projets de développement du pays.
Consciente de la sagesse et la prudence naturelles des femmes, la vice-présidente du Forum national des femmes a félicité les femmes burundaises regroupées dans ce forum, surtout pour le rôle qu’elles ont joué dans la contre-attaque des campagnes de diabolisation du gouvernement du Burundi par ses détracteurs tant nationaux qu’internationaux. D’où elle a embrayé sur ça pour demander plus de places pour les femmes dans les institutions de prise de décision, car la femme a démontré sa capacité à défendre le pays, a-t-elle renchéri.

Le Burundi se compte parmi les premiers pays ayant intégré la femme dans la politique
Dans son discours de circonstance, le Premier vice-président de la République, Gaston Sindimwo, a fait remarquer aux femmes leur rôle dans la vie politique du Burundi. En 1961, avant, les pays occidentaux dont la France, les Etats-Unis d’Amérique, la Belgique, n’avaient pas encore intégré dans leurs lois l’autorisation de la femme de participer dans la vie politique. Mais les Burundaises participaient déjà aux élections générales de 1961. C’est-à-dire la femme burundaise à l’époque pouvait élire et se faire élire.
Revenant sur la représentation de la femme dans les institutions étatiques, M.Sindimwo a fait savoir que le gouvernement a déjà fait des progrès considérables, mais que le reste appartient à la femme elle-même, c’est-à-dire son implication active dans la politique. Et cela nécessite une adhésion à des partis politiques et ainsi décrocher des postes électifs et non électifs en s’imposant d’elle-même. Le premier pas a eu lieu, il s’agit de l’insertion dans la Constitution de la République du Burundi du minimum de quotas obligatoires réservés aux femmes, a-t-il ajouté.
Amédée Habimana

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